The Spirit est la dernière petite merveille sortie de l'imaginaire de
Franck Miller. Peut-être moins surprenant que le précurseur Sin City,
moins grandiose que 300 mais avec une petite touche poétique qui rend
le justicier (parce qu'on parle bien de ça : les comics, un justicier
avec des pouvoirs surnaturels face à des méchants très méchants) de Central City sympathique. Nous sommes vite séduits par les décors et l'ambiance qui mélangent réalité et fiction. Comme dirait un certain M. B. à la sortie du film : "j'avais l'impression de voir une oeuvre d'art au cinéma". Je ne peux être que d'accord. (note : 4/5)
Publié par filorus à 12:02:58 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par filorus à 18:30:35 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Ce dernier film des frères Coen est divertissant... Une belle affiche (George Clooney, Brad Pitt, John
Malkovich), une situation burlesque (des fichiers top secrets détournés
par une employée d'un club de gym), une société américaine qui affiche
ses travers et ne se prend pas au sérieux. Si le film passe dans la
joie et la bonne humeur, on ne peut s'empêcher de penser, dès le début
du générique de fin, qu'on risque de l'oublier très vite. Moins fouillé
(et plus soft) que No Country Fol Old Menmais efficace quand même. (note : 4/5)
Publié par filorus à 16:05:52 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
The Serpent's Egg (1977), du maître suédois Ingmar Bergman, nous plonge dans le Berlin des années 1920, en proie à l'inflation galopante, la misère et le desespoir.
A travers le regard d'un juif américain, chomeur et alcoolique, Bergman
nous montre une société rongée par le vice et la peur. Les signes
avant-coureurs de l'inévitable ascension de Hitler au pouvoir sont déjà
visibles : une extrême droite de plus en plus présente et les prémices
de l'expérimentation humaine poursuivie par les nazis. Si l'atmosphère remplie d'angoisse et de peur est superbement mise en scène,
dommage que la fin soit presque un peu trop facile en montrant une
situation décadente dont le nazisme semblait être l'inévitableachèvement. A voir. (note : 4/5)
Publié par filorus à 11:38:10 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Je Veux Voir, dernier film du duo libanais Joanna Hadjithomas et Khalil
Joreige, semble passionnant sur le papier : Catherine Deneuve parcourt
le Liban quelques semaines après la guerre de 2006 en compagnie d'un
acteur libanais. Le film est censé être l'histoire d'une rencontre dans
un contexte, une sorte de démonstration du pouvoir du cinéma après une
catastrophe. Malheureusement cette alchimie d'une rencontre inattendue
et imprévisible ne voit pas le jour et on regarde, impuissants, une
Catherine Deneuve complètement silencieuse, voire amorphe, en compagnie
d'un acteur plus silencieux qu'elle. Les échanges se limitent aux
banalités d'usage (je mets ma ceinture, j'allume une cigarette). Le
réalisateur (en personne après la projection) explique son choix par
une volonté d'afficher une icône du cinéma dans un contexte de violence
sans faire intervenir les mots et tout en insistant sur la rencontre de
deux personnages. Mais la rencontre est ratée et on on s'interroge sur
l'intérêt de voir sans comprendre. Fiasco alors que tous les
ingrédients d'un excellent film-documentaire étaient réunis. (note :
1/5)
Publié par filorus à 12:03:51 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
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