Tim Burton fait partie de ces réalisateurs dont l'imaginaire semble
sans limites. Le résultat est souvent miraculeux de finesse, de beauté
et d'originalité mais Sweeney Todd semble faire exception à la règle.
Dans ce conte sanguinaire où les dialogues sont chantés (oui,
chantés...), on finit par se lasser du Londres imaginaire d'une autre
époque et du désir de vengeance expéditif de Sweeney. Tout ça finit
dans une explosion de sang et un soupir de soulagement. (note : 1/5)
Publié par filorus à 12:51:17 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Vier Minuten raconte l'histoire d'une prisonnière pianiste surdouée.
Malheureusement, la finesse et subtilité de son précédent film font
cruellement défaut et la succession de clichés et de pathos gratuit
empêchent l'émotion de saisir le spectateur. Dommage, les ingrédients
étaient là pour un grand film. (note : 2/5)
Publié par filorus à 10:45:13 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Devant les critiques dithyrambiques de la presse, je suis presque gêné
de dire du mal du dernier film des frères Coen. Mais j'en ai très
envie! L'esthétique poussée à l'extrême du film et la parfaite maitrise
des cadrages et des ambiances dégagent une froideur de musée. On se
croirait au Louvre devant un Rembrandt, objectivement beau mais dont
l'émotion s'est émoussée avec le temps. Mais il manque l'essentiel :
une histoire. Un manque accentué par le ras-le-bol de cette école
minimaliste à la Gus Van Sant qui se démarque par un alignement
d'images parfaites mais ennuyeuses. Mais la beauté des plans reste un
plaisir et sa lenteur imaginaire est parfaite pour une fin de soirée.
(note : 3/5)
Publié par filorus à 17:42:18 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Le
dernier film de Pavel Lounguine est une virée mystique dans un
monastère orthodoxe perdu dans une île aux confins de la Russie où un
rescapé de la deuxième guerre mondiale mène une vie d'ascète pour
racheter un pêché de jeunesse. L'austérité le rapproche de la lumière
jusqu'au jour où il apprend que son pêché de jeunesse (tuer son
camarade de l'armée) n'a jamais eu lieu. Film contemplatif dont le
rythme et la beauté des paysages valent les 120 minutes que l'on y
consacre. Dommage que les tripes des personnages attendent la fin pour
sortir. (note : 3/5)
Publié par filorus à 23:30:49 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Cette merveille réalisée en 2001 par le quasi inconnu Darren Aronofsky sur une adaptation du roman Last Exit to Brooklyn nous
plonge, à travers l'histoire d'un jeune de Brooklyn et sa mère accro à
la télévision, dans le monde de l'illusion : illusion de la drogue, de
la télévision, du bonheur. Accompagné d'une musique envoutante de
Kronos Quartet, le film gagne en tension au fur et à mesure que l'on
s'enfonce dans le monde illusoire crée par les personnages. Si la
montée en tension est excitante, la chute n'en est pas moins brutale et
le film finit dans une explosion de retour à la réalité. Film sublime
et bande originale incroyable. (note : 5/5)Publié par filorus à 10:25:44 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
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