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ou comment je pris part au chaos de la logorrhée mondiale

L'Auberge espagnole | 23 mars 2008

J'ai enfin vu, 5 ans après sa sortie, le film tant acclamé de Cedric Klapisch... et je suis enfin rassuré de voir que finalement: 1. je n'avais absolument rien raté à l'époque; 2. le cinéma français est toujours aussi désespérant de platitude et de nombrilisme dans la mesure où un nom connu suffit à transformer un film d'une banalité affligeante en chef d'oeuvre. Que dire encore... que le film est mal joué, mal tourné, aux dialogues creux et aux personnages sans épaisseur? Oui, bien sûr, on finit par sourire quand on est bon public mais ça ne dure que l'espace de quelques secondes de faiblesses...

Le cinéma français ne semble pas sorti de l'auberge (jeu de mot à la hauteur des dialogues du film) et nous sommes encore loin du jour où les critiques jugeront un film sur son originalité et sa dimension dramatique (en tant que véhicule d'émotions et non pas de généralités) au lieu d'acclamer le casting de ces mêmes acteurs qui peuplent la majorité des affiches. (note : 1/5)

Publié par filorus à 17:19:27 dans ciné | Commentaires (0) |

Lust, Caution | 23 mars 2008

Lust, Caution raconte l'histoire de résistants chinois lors de l'occupation japonaise des années 1940 à travers celle d'une jeune étudiante à qui est assignée la mission de séduire un des chefs de la collaboration chinoise avec les japonais. Ce qui se veut être un thriller entre érotisme, suspens et bravoure est limité par le manque de profondeur des caractère... ce qui se veut subtil est lourdement stéréotypé mais on se laisse séduire par l'esthétique des images, dernier rempart avant l'ennui. (note : 3/5)

Publié par filorus à 13:08:35 dans ciné | Commentaires (0) |

L’Assassinat de Jesse James | 12 mars 2008

par le lâche Robert Ford est un film nombriliste qui se prend au sérieux : l'esthétique parfois poussée à l'extrême prend souvent le dessus sur l'action jusqu'à devenir le seul point d'intérêt. Mais à la différence des westerns “traditionnels” auxquels le film est souvent (à tort?) comparé, la mélancolie des personnages et des plans, la voix off qui nous tient par la main sans nous laisser le temps de rêver, les images et décors lisses contrastent avec la vision rugueuse de l'Amérique du XIX siècle véhiculée par les westerns. Les films contemplatifs, lents, longs et plastiques semblent être une nouvelle mode à en croire celui ci et le dernier film des frères Coen (No country for old man)... Sans tomber dans l'extase de certains critiques, on se laisse prendre au jeu, on admire la prestation de Brad Pitt et de Casey Affleck, mais on reste convaincus qu'il manque encore quelque chose pour créer l'émotion. (note : 3/5)

Publié par filorus à 00:04:30 dans ciné | Commentaires (0) |

Redacted | 25 février 2008

Brian de Palma invente un genre nouveau : la fiction documentaire où se mêlent mise en scène et images d'archives dans un mélange détonnant. La guerre y est montrée du doigt, non pas en tant que concept global insaisissable, mais en tant que réalité qui “met en scène” des individus qui échappent justement à ce concept et prennent part à une horreur qui dépasse largement les images lisses des télévisions occidentales. Subtil et brutal en même temps, Redacted, en partant d'un crime de guerre divers, va justement au delà de cette vérité “revue et corrigée” qui accompagne tout conflit. (note : 4/5)

Publié par filorus à 14:28:04 dans ciné | Commentaires (0) |

Le banissement | 14 février 2008

Dans un splendide décor moldave, un homme, sa femme et leurs deux enfants arrivent dans une maison de campagne où l'homme a passé son enfance. Les rares échanges entre les époux commencent par un aveu de trahison. La première partie du film (1h45 environ) ressemble à un roman existentiel où les détails sont relégués au second plan et où le regard du spectateur est concentré sur l'univers d'une trahison muette. On se laisse bercer par le côté contemplatif mais en même temps doucement torturé du film...

On est heureux, on a envie d'en rester là mais le réalisateur (Andrei Zviaguintsev) en a décidé autrement et, au lieu de partir dans une douce brume tragique, on assiste à 45 minutes de flash back et d'enchainements lourdauds d'un réalisateur sans finesse qui semble paniquer à l'idée de garder quelque mystère autour de ses personnages... On finit par s'ennuyer, la magie se transforme en pâle réussite. (note 2/5)

Publié par filorus à 22:05:40 dans ciné | Commentaires (0) |

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