J'ai enfin vu, 5 ans après sa sortie, le film tant acclamé de Cedric
Klapisch... et je suis enfin rassuré de voir que finalement: 1. je
n'avais absolument rien raté à l'époque; 2. le cinéma français est
toujours aussi désespérant de platitude et de nombrilisme dans la
mesure où un nom connu suffit à transformer un film d'une banalité
affligeante en chef d'oeuvre. Que dire encore... que le film est mal
joué, mal tourné, aux dialogues creux et aux personnages sans
épaisseur? Oui, bien sûr, on finit par sourire quand on est bon
public mais ça ne dure que l'espace de quelques secondes de
faiblesses...
Le cinéma français ne semble pas sorti de l'auberge (jeu de mot à la hauteur des dialogues du film) et nous sommes encore loin du jour où les critiques jugeront un film sur son originalité et sa dimension dramatique (en tant que véhicule d'émotions et non pas de généralités) au lieu d'acclamer le casting de ces mêmes acteurs qui peuplent la majorité des affiches. (note : 1/5)
Publié par filorus à 17:19:27 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Lust, Caution raconte l'histoire de résistants chinois lors de
l'occupation japonaise des années 1940 à travers celle d'une jeune
étudiante à qui est assignée la mission de séduire un des chefs de la
collaboration chinoise avec les japonais. Ce qui se veut être un
thriller entre érotisme, suspens et bravoure est limité par le manque
de profondeur des caractère... ce qui se veut subtil est lourdement
stéréotypé mais on se laisse séduire par l'esthétique des images,
dernier rempart avant l'ennui. (note : 3/5)
Publié par filorus à 13:08:35 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
par le lâche Robert Ford est un film nombriliste qui se prend au
sérieux : l'esthétique parfois poussée à l'extrême prend souvent le
dessus sur l'action jusqu'à devenir le seul point d'intérêt. Mais à la
différence des westerns traditionnels auxquels le film est souvent (à
tort?) comparé, la mélancolie des personnages et des plans, la voix off
qui nous tient par la main sans nous laisser le temps de rêver, les
images et décors lisses contrastent avec la vision rugueuse de
l'Amérique du XIX siècle véhiculée par les westerns. Les films
contemplatifs, lents, longs et plastiques semblent être une nouvelle
mode à en croire celui ci et le dernier film des frères Coen (No country for old man)...
Sans tomber dans l'extase de certains critiques, on se laisse prendre
au jeu, on admire la prestation de Brad Pitt et de Casey Affleck, mais
on reste convaincus qu'il manque encore quelque chose pour créer
l'émotion. (note : 3/5)
Publié par filorus à 00:04:30 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Brian de Palma invente un genre nouveau : la fiction documentaire où se
mêlent mise en scène et images d'archives dans un mélange détonnant. La
guerre y est montrée du doigt, non pas en tant que concept global
insaisissable, mais en tant que réalité qui met en scène des
individus qui échappent justement à ce concept et prennent part à une
horreur qui dépasse largement les images lisses des télévisions
occidentales. Subtil et brutal en même temps, Redacted, en partant d'un
crime de guerre divers, va justement au delà de cette vérité revue et
corrigée qui accompagne tout conflit. (note : 4/5)
Publié par filorus à 14:28:04 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Dans un splendide décor moldave, un homme, sa femme et leurs deux enfants arrivent dans une maison de campagne où l'homme a passé son enfance. Les rares échanges entre les époux commencent par un aveu de trahison. La première partie du film (1h45 environ) ressemble à un roman existentiel où les détails sont relégués au second plan et où le regard du spectateur est concentré sur l'univers d'une trahison muette. On se laisse bercer par le côté contemplatif mais en même temps doucement torturé du film...
On est heureux, on a envie d'en rester là mais le réalisateur (Andrei Zviaguintsev) en a décidé autrement et, au lieu de partir dans une douce brume tragique, on assiste à 45 minutes de flash back et d'enchainements lourdauds d'un réalisateur sans finesse qui semble paniquer à l'idée de garder quelque mystère autour de ses personnages... On finit par s'ennuyer, la magie se transforme en pâle réussite. (note 2/5)
Publié par filorus à 22:05:40 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
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