par le lâche Robert Ford est un film nombriliste qui se prend au
sérieux : l'esthétique parfois poussée à l'extrême prend souvent le
dessus sur l'action jusqu'à devenir le seul point d'intérêt. Mais à la
différence des westerns traditionnels auxquels le film est souvent (à
tort?) comparé, la mélancolie des personnages et des plans, la voix off
qui nous tient par la main sans nous laisser le temps de rêver, les
images et décors lisses contrastent avec la vision rugueuse de
l'Amérique du XIX siècle véhiculée par les westerns. Les films
contemplatifs, lents, longs et plastiques semblent être une nouvelle
mode à en croire celui ci et le dernier film des frères Coen (No country for old man)...
Sans tomber dans l'extase de certains critiques, on se laisse prendre
au jeu, on admire la prestation de Brad Pitt et de Casey Affleck, mais
on reste convaincus qu'il manque encore quelque chose pour créer
l'émotion. (note : 3/5)
Publié par filorus à 00:04:30 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Le poème du mois, un classique qu'on ne présente plus...
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Publié par filorus à 22:53:17 dans poésie | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par filorus à 16:14:17 dans photo | Commentaires (0) | Permaliens
Brian de Palma invente un genre nouveau : la fiction documentaire où se
mêlent mise en scène et images d'archives dans un mélange détonnant. La
guerre y est montrée du doigt, non pas en tant que concept global
insaisissable, mais en tant que réalité qui met en scène des
individus qui échappent justement à ce concept et prennent part à une
horreur qui dépasse largement les images lisses des télévisions
occidentales. Subtil et brutal en même temps, Redacted, en partant d'un
crime de guerre divers, va justement au delà de cette vérité revue et
corrigée qui accompagne tout conflit. (note : 4/5)
Publié par filorus à 14:28:04 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Johnny Griffin, saxophoniste culte américain surnommé le little giant,
vient de donner deux concerts au Duc des Lombards, club de jazz
fraichement rénové à Paris. Griffin semble faire partie des légendes de
jazz à en croire sa biographie sur wikipedia
et les fans qui se sont précipités aux autographes en fin de concert.
Mais à 80 ans, le souffle perd de sa vigueur même si on sent encore une
certaine puissance qui se dégage du personnage. La seule (et
principale) déception vient du lieu... après rénovation, le Duc des
Lombards est tout simplement à éviter : scène minuscule, visibilité
limitée à un dizaine de tables, places aveugles en quantité... ce qui se
voulait un concept tourné vers la scène l'ignore merveilleusement.
(note : 3/5 pour le concert, 0/5 pour le lieu)
Publié par filorus à 16:32:03 dans musique | Commentaires (0) | Permaliens
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