Publié par filorus à 10:34:18 dans théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par filorus à 22:21:47 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui, 6 heures du matin, dans le froid de l'aéroport Charles de Gaulle, a pris fin notre périple d'un mois qui nous a conduit en Inde puis à Hong Kong.
L'Incredible India (pour reprendre leur slogan touristique) fascine par son balancement entre splendeur et misère. Les mausolées de Delhi sont entourés de miséreux
qui ont pour seul domicile le bout de trottoir qu'ils occupent. Le fort de Jaisalmer perché au dessus du désert doit contenir autant de vaches (sauvages) que d'habitants. Le lac d'Udaipur projette charme et sérénité. Le vacarme de Jaipur ne donne qu'une envie: fuir. Les bords du Ganges à Varansi (Bénares) rappellent qu'un fleuve sacré, même avec 1.5 million de bactéries, reste source de vie. Kolkata (Calcutta) surprend par son ambiance, ses parcs et ses monuments aux antipodes de l'image miséreuse véhiculée en occident. Et partout, une vache sacrée s'insère avec naturelle dans le paysage, des "rickshaws" (motorisées,
tirées par un vélo ou à bout de bras) slaloment entre les voitures, des gens sont assis ou dorment par terre... et la misère, arrière-plan cruel qui empêche toute sorte de dignité de faire surface.
A quelques heures d'avion, Honk Kong, officiellement chinoise mais ville-état résolument moderne (et riche) qui a des allures de centre commercial géant où les boutiques de luxe voisinent les étalages de viandes séchées dans un décor de grattes-ciel. Seules les montagnes en arrière-plan rappellent que la nature reste là, domptée peut être mais jamais vaincue.
Et maintenant Paris, ou l'absurde ne fait plus de doute quand quelques heures à peine séparent d'un costume, d'un métro bondé et du quotidien enchanteur.
Publié par filorus à 23:17:16 dans café philo | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par filorus à 22:48:35 dans café philo | Commentaires (0) | Permaliens
Je viens de finir Bonjour tristesse, le roman "culte" de Françoise Sagan. Un sentiment banal: la déception. Pourquoi ?
- tout d'abord, il y a le mythe. Le titre est souvent suffisant à évoquer quelque chose plus ou moins précis. Parfois on ne sait pas de quoi il s'agit mais on sent qu'on devrai le savoir.
- ensuite il y a la préface et le commentaire en quatrième de couverture, un livre "scandale" écrit en 1954, une représentation de ce que serait "la deuxième moitié du XXe siècle [...] à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir". Le mythe est confirmé, on s'attend à un écrit révélateur, un chef d'oeuvre qui nous laisserait pantois, une petite merveille.
J'ai donc attaqué le roman avec l'excitation de bientôt rentrer en extase (un peu comme quand j'avais commencé l'Insoutenable légèreté de l'être de Kundera)... mais rien de cela ne s'est produit. Le roman devait être terriblement osé et original pour l'époque mais l'héroïne, une l'adolescente qui vit une série de découvertes fondamentale (son corps, la complexité des humais, des sentiments, la tristesse, l'envie, ...), peine à paraître crédible dans son rôle mal interprété: manipulatrice
et d'une lucidité qui tranche avec son inexpérience de la vie.
La première réaction serait de crier à la supercherie. Mais finalement, le mythe n'en était peut être pas, et la préface n'engage que "Pocket" qui aimerait encore voir s'écouler beaucoup d'exemplaires. Ce qui est certain, c'est que la deuxième moitié du XX siècle ne ressemble sûrement pas à cette adolescente qui peine a rester dans son rôle. (note: 5/10)
Publié par filorus à 21:56:31 dans lecture | Commentaires (0) | Permaliens
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