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culture blog

ou comment je pris part au chaos de la logorrhée mondiale

Seuls, avec Wajdi Mouawad | 17 novembre 2008

La dernière création du dramaturge/metteur en scène et acteur libano-canadien Wajdi Mouawad a l'effet d'une bombe. Unique acteur d'une pièce qu'il a écrite et qu'il a mise en scène, Wajdi nous emmène dans un voyage intime où plusieurs thèmes s'entremêlent : celui du coma comme espace de communication et de création et non pas de silence et de solitude, celui de la langue maternelle comme dernier refuge de la conscience et celui du fils prodigue, la parabole mais aussi son interprétation par Rembrandt dans son célèbre tableau exposé à l'Ermitage à Saint-Petersbourg.

Tous ces thèmes explorés dans une discussion entre Wajdi, lui-même et des personnages imaginaires sont autant de pistes ou de moyens pour explorer ce conflit entre ce qu'on est et ce qu'on a voulu être, entre le présent réel et celui hypothétique si le passé s'était prolongé sans rupture. On retrouve les thèmes de l'exil et de l'identité perdue chers à Wajdi Mouawad sauf qu'il va encore plus loin cette fois en se posant la question ultime : au delà du changement d'espace et de langue signifié par l'exil, que se cache-t-il d'autre ? Dans le cas de Wajdi, il se cache un artiste dont le devenir se réalise brutalement dans la deuxième partie de la pièce, une brutalité qui ressemble à une sortie du cocon du quotidien, à une naissance d'un adulte à partir des rêves d'enfance. Splendide. (note : 5/5)

Pour prolonger le plaisir, une interview avec Wajdi Mouawad en marge du Festival d'Avignon en juillet 2008.

Publié par filorus à 16:06:53 dans théâtre | Commentaires (0) |

Ils Mourront Tous Sauf Moi | 17 novembre 2008

Ce film russe (sélectionné à Cannes 2008 dans le cadre de la semaine de la critique) raconte l'histoire de trois collégiennes dans une banlieue de Moscou qui se préparent avec ferveur à leur première soirée dansante organisée par leur école. En rébellion contre leur entourage, elles vivent leurs premières fugues, premiers flirts, premières cuites et premières rencontres avec la brutalité de la vie. Le jeu est simple mais profondément humain et naturel. Dommage que le discours de l'antipathique réalisatrice (Valeria Germanica) dans le cadre d'un débat à la fin de la projection soit d'une prétention et d'un creux qui jurent avec l'esprit du film (comment peut-on qualifier le film de non violent alors que tous les ingrédients de la violence d'une adolescence en ébullition y sont réunis?).

Projeté du 12 au 18 novembre 2008 dans la cadre de la semaine du cinéma russe à Paris, le film sort sur grand écran en janvier 2009. A voir. (note : 4/5)

Publié par filorus à 10:45:53 dans ciné | Commentaires (0) |

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bienvenue sur mon culture blog. comptoir virtuel pour philosopher sur la société actuelle, ses cinémas, ses livres, ses théâtres, ses concerts... si le contenu vous inspire, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou m'envoyer votre réflexion pour que je la publie.

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