par le lâche Robert Ford est un film nombriliste qui se prend au
sérieux : l'esthétique parfois poussée à l'extrême prend souvent le
dessus sur l'action jusqu'à devenir le seul point d'intérêt. Mais à la
différence des westerns traditionnels auxquels le film est souvent (à
tort?) comparé, la mélancolie des personnages et des plans, la voix off
qui nous tient par la main sans nous laisser le temps de rêver, les
images et décors lisses contrastent avec la vision rugueuse de
l'Amérique du XIX siècle véhiculée par les westerns. Les films
contemplatifs, lents, longs et plastiques semblent être une nouvelle
mode à en croire celui ci et le dernier film des frères Coen (No country for old man)...
Sans tomber dans l'extase de certains critiques, on se laisse prendre
au jeu, on admire la prestation de Brad Pitt et de Casey Affleck, mais
on reste convaincus qu'il manque encore quelque chose pour créer
l'émotion. (note : 3/5)
Publié par filorus à 00:04:30 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Le poème du mois, un classique qu'on ne présente plus...
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Publié par filorus à 22:53:17 dans poésie | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par filorus à 16:14:17 dans photo | Commentaires (0) | Permaliens
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