Le rideau, essai en sept parties publié par Kundera en 2005, ressemble à une tombée de rideau sur l'œuvre du romancier. L'auteur y aborde les thèmes centraux de son œuvre : l'art du roman hérité par Cervantes (Don Quichotte) et Rabelais, le rire, le kitsch et la dimension existentielle du roman, ces mêmes thèmes que j'avais eu l'occasion d'approfondir il y a plusieurs années dans ma plongée dans l'œuvre de Kundera. Kundera y aborde également (avec plus ou moins de succès) d'autres thèmes aux allures de fin de règne : la mémoire, l'oubli, le caractère éternel du roman.
Si cet essai reste indispensable pour tout passionné de l'œuvre de Kundera, il s'inscrit profondément dans cet œuvre (le lire tout seul sans avoir lu l'œuvre de Kundera serait une déception) dont il constituerait la triste fin. L'essai s'achève en effet dans une affirmation rapide et désabusée du caractère périssable du roman.
On y retrouve néanmoins (rarement...) les éclairs de génie de l'auteur, ces réflexions aux allures anodines mais qui laissent pantois, comme après une décharge électrique. Les réflexions sur la beauté d'une soudaine densité de la vie, la démystification du kitsch (comme une variation de la vulgarité) et de la logorrhée mondiale (la lecture est longue, la vie est courte) constituent quelques exemples de ces émotions uniques que Kundera seul sait donner à ses textes. Bref, à lire... mais après les autres écrits de l'auteur. (note : 4/5)
Publié par filorus à 22:32:07 dans lecture | Commentaires (1) | Permaliens
Oops, la Saint Valentin est encore une fois passée sans que j'achète une rose rouge à double prix ou une peluche en forme de cœur. Nous avons aussi oublié de réserver dans un restaurant qui, exceptionnellement, nous fait vivre une expérience incroyable un peu plus chère que la veille, serrés contre d'autres valentins qui s'échangent leurs promesses de l'année et quelques sourires mièvres. Encore une fois, nous avons oublié de participer à cette immense ronde des amoureux qui se tiennent tous par la main dans un fabuleux élan de lyrisme et de générosité... pendant 24 heures.
Pauvre Valentine !
Publié par filorus à 19:41:10 dans café philo | Commentaires (0) | Permaliens
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