L'Institut du Monde Arabe à Paris organise jusqu'au 20 avril 2008 une
exposition sur les Phéniciens. L'idée est excellente, le thème est
passionnant mais... l'IMA m'a
confirmé encore une fois qu'en dehors du tapage médiatique, leurs
expositions sont à éviter coute que coute. En effet, après l'exposition
sur les Pharaons en 2005 qui était une gigantesque supercherie où on se
bousculait dans un espace confiné et mal éclairé pour tenter
d'apercevoir des pièces venant de la galerie égyptienne du Louvre (la
galerie du Louvre étant, vous l'aurez compris, incomparablement plus
fournie et plus agréable à visiter), je m'étais promis de ne plus
jamais mettre les pieds à l'IMA. Je m'étais ensuite laissé tenté par
l'Orient des photographes arméniens (voir post du 1 avril 2007) qui m'a
réconcilé avec les lieux. Mais je viens de comprendre qu'il est assez
facile de réussir une expositions de photographie quand il s'agit de
simple accrochage, en revanche, il est plus compliqué de traiter un
thème historique plus complexe quand il s'agit d'aborder les
spécificités d'un peuple avec son histoire et sa culture.
Revenons aux Phéniciens. Nous sommes toujours dans les mêmes lieux mal
éclairés, les pièces sont encore en désordre, les vidéos confinées dans
des couloirs ou à peine 5 personnes peuvent se faufiler en même temps,
l'aperçu historique proche du néant. On parcourt une succession
d'objets (dont certains sont splendides) mais on reste sur cette
frustration de ne rien comprendre, parce qu'on oublie de nous raconter
une histoire. Et les expositions sont bien faites pour ça pourtant ?
(note : 1/5)