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ou comment je pris part au chaos de la logorrhée mondiale

L'Usage du monde de Nicolas Bouvier | 29 décembre 2006

Je viens de lire le dernier mot de L'Usage du monde de Nicolas Bouvier agrémenté des dessins de Thierry Vernet, son compagnon de voyage pendant 17 mois dans les années 50 de la Yougoslavie jusqu'à l'Inde à travers la Turquie, l'Iran, le Pakistan et l'Afghanistan.

Il y a toujours eu des voyageurs qui racontent leur voyage... certains de manière photographique où les mots ressemblent à des images qui décrivent l'espace, d'autres essayant de saisir des instants et donner une dose d'humanité à leur description. Mais c'est la première fois que cette description devient exploration et découverte bien au delà de l'image. Les espaces que visitent les deux suisses prennent vie, leurs rencontres deviennent les nôtres, leur humilité devient un sésame pour saisir et comprendre de manière unique les occupants d'un monde qu'on croirait disparu. La campagne turc, les villes iraniennes et pakistanaises, les coupes-gorges afghans... autant de régions tristement médiatisées prennent vie, et sont ressuscitées (pour nos regards d'occidentaux incultes) par des phrases simples mais qui traduisent si bien l'esprit des deux voyageurs: ce n'est qu'avec humilité qu'on peut approcher et comprendre des sociétés millénaires que cachent les apparences arriérées de ces contrées.

Merci encore à M&Mme Boulous pour cette magnifique découverte que je recommande vivement.

Publié par filorus à 23:42:16 dans café philo | Commentaires (0) |

Boston... une semaine sans émotions | 21 décembre 2006

Boston paraît aux US comme une banale ville de province paraîtrait à Paris: dimensions réduites, rythme ralenti, commerces concentrés autour d'une place centrale, architecture sans intérêt (bien que ça soit considéré comme un centre historique puisqu'y subsistent quelques bâtisses du XIX siècle). Les bostoniens que j'ai croisés pendant une semaine étaient un bel exemple de l'américain middle-upper class: très friendly et extrêmement superficiels. Le taxi vers l'aéroport nous a chanté une chanson d'amour qu'il a écrite à sa femme, c'était la seule chose qui dépassait dans un décor où, très vite, l'artificiel pèse comme un couvercle baudelairien.

Publié par filorus à 18:03:03 dans café philo | Commentaires (0) |

L'usage d'un monde immuable | 08 décembre 2006

On est dans les années 50, Tabriz (Iran), Nicolas Bouvier qui parcours le monde raconte dans L'Usage du monde (merci m & mme Boulous pour la découverte... magnifique) sa rencontre avec des américains démoralisés: leur mission politico-économique est mal reçue par la population locale qui ne les aide pas vraiment dans la construction d'une école quand leurs soucis premiers restent d'avoir à manger et se vêtir. Bouvier résume bien la situation par : "les cadeaux ne sont pas toujours faciles à faire quand les "enfants" ont cinq mille ans de plus que Santa Klaus".
Drôle... parce qu'un demi-siècle plus tard, on a l'impression de revoir les mêmes qui veulent révolutionner le monde selon leurs propres critères... cette fois encore les "enfants" ont quelques cinq mille ans de plus... cette fois encore ça n'a pas l'air de se passer comme les américains le pensaient.
L'Histoire se répéterait-elle donc aussi bien qu'on le dit ?

Publié par filorus à 00:01:45 dans café philo | Commentaires (0) |

The Host | 06 décembre 2006

Le cinéma asiatique (sud-coréen dans ce cas là) ne ressemble à aucun autre, y compris pour les films d'horreur qui gardent une vision intéressante sur la société : entre deux apparitions du calamar géant qui va terroriser Séoul, on retrouve le syndrome de panique du SRAS, la vision sud-coréenne du soldat américain qui se comporte comme s'il était chez lui, etc. Mais ce n'est sûrement pas le film d'horreur qui fera référence. (note : 5/10)

Publié par filorus à 22:36:14 dans ciné | Commentaires (0) |

Les Infiltrés, un remake insipide | 04 décembre 2006

Les Infiltrés (The Departed), remake de Scorsese du film asiatique Infernal Affairs, me confirme ce que j'ai souvent pensé : les remakes, en voulant perfectionner l'oeuvre originale, ont tendance à lui enlever toute substance et à délivrer une version "conventionnelle" de l'oeuvre d'origine. Comparé à son cousin honk-kongais, les Infiltrés manque de cette tension et du rythme effréné qui accompagne tout le film et qui contribue à faire ressortir l'angoisse des personnages dans leur double rôle. On est à la limite de l'ennui, heureusement que Jack Nicholson est toujours aussi impressionnant ! (Note : 5/10)

Publié par filorus à 11:55:55 dans ciné | Commentaires (0) |

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