" Ecrire,
c'est une liaison d'amour avec soi et les choses,
et les moments et les gens.
Ecrire,
c'est comme vivre
une vie parallèle à sa vie de chaque jour ;
c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances" .
Louise Portal
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Quand ton col de couleur rose
Se donne à mon embrassement
Et ton oeil languit doucement
D'une paupière à demi close,
Mon âme se fond du désir
Dont elle est ardemment pleine
Et ne peut souffrir à grand'peine
La force d'un si grand plaisir.
Puis, quand s'approche de la tienne
Ma lèvre, et que si près je suis
Que la fleur recueillir je puis
De ton haleine ambroisienne,
Quand le soupir de ces odeurs
Où nos deux langues qui se jouent
Moitement folâtrent et nouent,
Eventent mes douces ardeurs,
Il me semble être assis à table
Avec les dieux, tant je suis heureux,
Et boire à longs traits savoureux
Leur doux breuvage délectable.
Si le bien qui au plus grand bien
Est plus prochain, prendre ou me laisse,
Pourquoi me permets-tu, maîtresse,
Qu'encore le plus grand soit mien?
As-tu peur que la jouissance
D'un si grand heur me fasse dieu?
Et que sans toi je vole au lieu
D'éternelle réjouissance?
Belle, n'aie peur de cela,
Partout où sera ta demeure,
Mon ciel, jusqu'à tant que je meure,
Et mon paradis sera là.
Joachim du Bellay
Publié par Miss Lili à 21:57:52 dans Poètes d'Hier & d'Aujourd'hui | Commentaires (6) | Permaliens
Qu'importe que vous m'aimiez
Il se peut que je vive
comme la pâle lueur du soir
Publié par Miss Lili à 12:19:42 dans D-Mots | Commentaires (2) | Permaliens
Jeune ange aux doux regards, à la douce parole,
Un instant près de vous je suis venu m'asseoir,
Et, l'orage apaisé, comme l'oiseau s'envole,
Mon bonheur s'en alla, n'ayant duré qu'un soir.
Et puis, qui voulez-vous après qui me console ?
L'éclair laisse, en fuyant, l'horizon triste et noir.
Ne jugez pas ma vie insouciante et folle ;
Car, si l'étais joyeux, qui ne l'est à vous voir ?
Hélas ! je n'oserais vous aimer, même en rêve !
C'est de si bas vers vous que mon regard se lève !
C'est de si haut sur moi que s'inclinent vos yeux !
Allez, soyez heureuse ; oubliez-moi bien vite,
Comme le chérubin oublia le lévite
Qui l'avait vu passer et traverser les cieux !
Alfred de Musset
Publié par Miss Lili à 00:13:25 dans Poètes d'Hier & d'Aujourd'hui | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Miss Lili à 12:17:14 dans D-Mots | Commentaires (1) | Permaliens

De vous à moi n'en demeure
Mon coeur souffrirait mille malheurs loin de vous
Laisser moi vous aimer mon doux rêveur
Les mots sont nés à votre coeur fragile,
c'est en eux qu'ils vous faut exister
Pour combien d'autres amours futiles encore
courirez-vous mon exil ?
Je pourrais si Dieu le veut
A votre doux soupir
tant de vers me sont comptés
Tant de caresses sur mes épaules
ne demandent qu'à enfanter
cette fleur d'amour qu'il nous faut créer.
(poème inspiré par la lecture d'Alfred de Musset)
Publié par Miss Lili à 23:43:50 dans D-Mots | Commentaires (2) | Permaliens
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Il est dit... Les mots toujours les mots...