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Jane...

à Luxembourg (c'est au Luxembourg)

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[Sans les baskets, c'eût pu être biblique) | 12 octobre 2008

Sans les baskets, c'eût pu être biblique

Je reprends.

 

J'aime bien la brume ambiante qui enveloppe tout aujourd'hui, les particules en suspension dans le champ du cheval, le coton qui m'oeillère de la vue de l'horrible géographie.

Comme ces jours en fin d'hiver où j'étais amoureuse de Julien Clerc; à Luchon.

Peut-être à Londres.

Je me rappelle.

(La saison des clémentines est toujours un temps difficile pour les nostalgiques.)

J'ai toujours tendance à regarder le film en cours dans le reflet sur l'eau de mon bain où la mousse s'est volatilisée plutôt que directement sur l'écran.

Je vous raconterai bien, mais je ne sais pas écrire des histoires en qwerty.

Once again, qu'il eût fallu qu'il fallû.


 

Publié par Jane... à 10:50:47 dans Sister Jane | Commentaires (10) |

[ Deux Trois Jours à Paris) | 22 septembre 2008

Benetton Kleptomanie Catacombeuse 19 septembre, Tour Eiffel Julie et les perspectives La superbe gamine du métro à l'ipod et au gros casque Gare de Lyon Le Poste

Publié par Jane... à 00:42:20 dans Sister Jane | Commentaires (24) |

[ Le Vétérinaire, la Serrure et la Roulotte) | 11 septembre 2008

 

En ce moment, il se passe pas plus de chose dans ma vie que dans Plus Belle. (La Vie).

 

Heureusement ce matin, je devais emmener Chester chez le Véto.

 

Pour le faire castrer.

 

 

MOUAHAHAHAHAH (rire femelle sardonique).

 

 

Tu crois pas que j'allais lui laisser me faire des infidélités sans qu'il n'y ait sanction?

 

Désormais ça en sera d'ailleurs de même pour tous.

 

Qu'on se le dise.

 

 

Le plan donc, c'était d'emmener Chester chez le véto à l'autre bout de la ville (Bus 1 + Bus 11) (enfin jusqu'au 15 septembre); dans sa caisse de transport, et de récupérer mon eunuque félin après mes non-huit heures de glande à la world company.

Déjà la chat était passablement furax au réveil, vu qu'il devait être là (pas sortir) et à jeun (pas de KritKrat)

Et voilà qu'au moment de sortir, impossible d'ouvrir la porte de la cave où était entreposée la sus-citée caisse de transport rose (j'avais mis ma nouvelle jupe fleurie EXPRES putain).

J'ai tout essayé, la serrure est pétée d'après ma prodgieuse analyse d'ex-gentelwoman cambrioleuse. J'ai même essayé de défoncer la porte (j'aime bien desfois), mais rien.

Pute.

Le plan B (comme?) a donc état de foutre la bête dans l'Eastpack et d'appeler un taxi pour ne pas passer les 45 minutes prévues sur le réseau AVL.

Bilan: des avant-bras en lambeaux, des poils partout et un chauffeur frontalier qui m'a raconté la vie de ses animaux de compagnie depuis le baptême.

Heureusement le mignon vétérinaire Steeve était là pour me porter secours et a fait des bisous sur mes plaies purulentes.

 

 

 

Publié par Jane... à 11:27:01 dans Sister Jane | Commentaires (23) |

[ Je n'aurais jamais cru que l'Ipod tienne jusqu'à Nancy) | 25 août 2008

Grenoble, en train, c'est le bout du monde. Ne me souviens pas d'avoir pris de train aussi long depuis le jour où j'avais fait en rêve Pau-Dax-Bordeaux-Paris-Luxembourg.

Et encore.

Je te jure, y'a le type à côté de moi il a lu un bouquin d'Harry Potter en entier.

Je sais pas ce que branlait ce con de train en plus, mais il n'arrêtait pas de changer de côté. Comme s'il reculait à chaque gare. Vers 20h30 (j'étais partie de Luxembourg à 16h quand même tu vois), en regardant par la fenêtre j'ai vu un panneau publicitaire pour le Zoo d'Amnéville. Qui est seulement à 30 bornes du Luxembourg quoi, et à ce moment précis je touchais vraiment le fond.

 

Au bout de mon nez froid parce que plaqué contre la vitre du train froid, je ne vois que ce reflet, dessus la verdure Bourguignonne. J'ai le blanc des yeux tristes.

Je suis sur un des seuls romands de Beigbé que je n'ai pas encore lu, sûrmement. Je me facilite le train.

J'entravais rien aux Enfants de Húrin de Tolkien, tellement biscornu qu'il m'a presque fait entrevoir qu'il n'étais pas si compliqué de situer la généalogie Condé-Conti-Bourbon de mon book de la semaine dernière.

J'écris frénétiquement sur mon carnet car j'écoute Martin Solveig remixé par un truc qui se nomme Traxxid à donf, et je gratte le papier dans le rythme.

Je n'ose pas baisser le son pour économiser de la batterie.

Heureusement, tout cela s'enchaine très vite sur Marie Laforet.

... quelle douce faiblesse... quel joli sentiment... ce besoin de tendresse...bla bla bla.

Un jour, mon ipod sera exposé au musée d'histoire nat' comme dit Daphnée.

Puis.

... et le vent du nord... les emporte... dans la nuit froide...tu vois... je n'ai pas oublié... la chanson... que tu me chantais...

 

Elle a peut être raison.

 

J'ai abdiqué Tolkien, donc, et je n'ai même pas fait l'effort de commencer le roman que j'ai choisi chez toi, car je n'aime pas les policiers, en livre ou en chair.

Je n'aime rien que moi, j'aime les Egoïste(s) Romantique(s) (Grasset 2005).

 

Je ne pleure plus sur les feuilles mortes, pas plus que sur "avec le temps" qui me l'avait bien dit.

 

Tout fout le camp dans des effluves SNCF de chips bolognaise.

 

L'ipod est mort sur les violons de la BO de la Liste de Schindler, et je repense à ce Novotel, Gare de Lyon.

Comme à l'aller, le train change de direction comme de chemise et je ne suis pas dans le sens de la marche, en longeant une autoroute, nauséeuse à contre-sens dans mon wagon, je double des voiture à reculons.

Frédéric B., je suis encore une fois atrocement ravie d'avoir passé ces huit heures de train en votre compagnie.

 

Photo: A Vichy

Publié par Jane... à 10:57:55 dans Sister Jane | Commentaires (22) |

[ Quand j'étais Gardienne de Phare) | 19 août 2008

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C'est le week-end du 15 août, il y avait des touristes, l'amoureux masqué et puis tes parents.

Tu te laisses porter par les vagues d'huiles et de sel, les cailloux cathares, les plis des draps de la principauté de Donos.

Tu vas non-boire du faux-pastis chez les Gaulois du coin, et c'est avec joie que tu retrouves Roger, le chat.

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Tu penses à Chester.

 

 

Avec tes parents tu vas au restaurant.


Et quand le chanteur à synthé se lance, tu confirmes à tes fruits de mers qui eux t'écoutent que tu préfères que Nina te dises ne me quitte pas plutot que Youri.

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C'était bien.

 

Tu rentres:

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 SAP t'attends, et la pluie t'accueille. Le train est en retard, la navette WorldComapany ne t'a pas attendu, tu fraudes dans le bus, et le pire est là:

LA SCHUEBERFOUER est là, sur la place du Glacis, prête à engloutir les essaims de germanés résolus à enfourner leur consomation annuelle d'huile et dérivés, le tout bercé par l'accent moelleux de l'humanité régionale, qui va du gosse endogamiquement moche, à l'ado en jean moulé richissime de Garnich, en passant par le couple qui s'est trouvé bon gré mal gré autour d'un Luxembourg finalement pas-si-mal-quand-même, le renoncement de la persistance temporelle aidant; lui-même heureux (souvent TRES HEUREUX) propriétaire de la marmaille sus-citée, pour finir aux vieux, si manifestement moches et agonisants que je vous ménagerai d'une fastidieuse et indubitable description.

Vu que les Sicambres perpétuent cette foire depuis 668 ans, j'imagine que ce n'est pas mon plaidoyer qui va la faire s'arrêter demain.

Surtout après observation (3 années durant).

Bien que je me sois arrangée pour l'éviter pendant les deux première années, et je peux vous dire que c'est pas une mince affaire, ici la Schueber pour les intimes (prononcer Choubeurre) c'est aussi inévitable que le chauffeur de bus qui refuse d'ouvrir les portes quand tu lui toques: Fatal, Nécéssaire, les emails de tes pseudo-collègues pro-rassemblements pré-schueber pour manger-ensemble-et-aller-faire-un-tour-à-la-schueber-après foisonnent, et si tu émets autre chose qu'une opinion fougeuse et d'impétuosité bouillonnante, ça vire rapidement rebelle, kamikaze, ignorantissime, pas intégré, suffisant, un Français quoi.

 

Grâce au ciel, ce n'est donc que pendant 1 année (enfin 15 jours d'une année) qu'il m'a été donné de constater ce dont je me doutais: la Schueber c'est la peste et le cholera réunis, les clients du Cactus ET du Auchan, les Grillwurscht ET les Thuringer, la Boefferding ET la Diekrich. (Pardon aux HEUREUX chanceux bénis des cieux qui n'entraveraient keud à tout ça, good night & good luck et continuez de vous tenir éloignés du Grand Duché, ça mord fort) (ouh! c'est bon ça!).

Cette année là (tumtumtum) c'était la (courte) période Mirko, je n'ai pu y couper, j'ai même fait de la grande roue moisie, j'en ai encore des nausées la nuit.

Donc s'il vous plait, ceci est un appel d'offre, je cherche quelquechose (Quelqun, quelquepart, N'IMPORTE QUOI) pour me sortir du Luxembourg ce week-end, car si je suis là J'EN SUIS SÛRE, je n'y couperai pas, il y aura bien une copine, des amis, ou PIRE un COUPLE d'amis qui VOUDRONT aller à la Schueber et je ne suis pas sûre que je sois assez forte pour rester barricadée chez moi, avec le chat (qui a très bien vécu ses quatre jours d'abandon par Julie & moi, pendant qu'on allait se faire baiser au soleil, enfin pour certaines sous la pluie, mais bon, Roses of Picardie).

Voilà, ma bouteille de (Simon Pils) à la mer (du Nord), sortez-moi-de-là, chuis qu'une fille, je sais être reconnaissante (clic-clic), un déménagement de votre cousin Stéphane, le mariage de Aude et Brice, la fête de la pastèque de Guérêt, guerre Ciscaucasienne bienvenue.

Heureusement, dans tout ça, hier chez mon tonton à Thézan des Corbières j'ai pu voir la rediff de Plus Belle la Vie.

Publié par Jane... à 12:30:22 dans Sister Jane | Commentaires (11) |

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