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Jane...

(in Luxe)

[ Nos photos ratées - Quelques heures dans ma tête) | 03 décembre 2007

Maman,
Je voulais prendre une photo de la suite que j'ai eue par erreur, tu sais quand je t'ai appelée de Bruxelles, le retardateur n'a pas fonctionné. Je préfère joindre à mon courrier la photo ratée.
Un beso.
Solène.


Un soir de décembre.


Je vais au cinéma. Vous avez déjà vu une fille aller toute seule au cinéma ? J'hésite toujours entre y aller habillée en moche, avec une queue de cheval haute et puis un visage en pelure, mes vans et le jean, ou alors que mes cheveux brillent, un décolleté, mais un pull, c'est l'hiver quand même, et puis du maquillage qui dirait qu'on est pas maquillé.


Dans le bus, je me trompe, et j'appuie sur le bouton Das Bus Halt, un arrêt avant. Vu que c'est le désert, personne ne descend, et le chauffeur se retourne vers moi, puis redémarre. Le prochain arrêt est Henri VII. Ça doit être celui là qui donne devant le cinéma. C'était qui d'ailleurs Henri VII? Il me semble que je me suis arrêtée à Henri IV. Blabla de Navarre. Convertir pour régner. Paris vaut bien une messe. Blabla. Merde, l'arrêt.
 

Bon.


Le film s'appelle Atonement, j'y suis allée parce que Keira, (que max trouve rachitique cet imbécile), et aussi parce qu'il y avait écrit que c'était les mêmes réalisateurs qu'orgueil et préju que j'adore.


Le garçon assis à côté de moi (ici, les places sont déterminées à l'achat du ticket) n'a pas arrêté de me jeter des coups d'œil.


On se prend la main, dans le noir de la salle de cinéma, c'est surprenant, c'est comme improbable des mains qui se touchent dans l'univers des autres gens, devant l'immense visage velouté de Keira Knightley, dans le son des violons en THX. C'est Patrick Dewaere je crois. Je lui dis que toujours eu envie de l'embrasser quand je voyais sa tête au commencement d'un film. Qu'est ce qu'on irait faire lui et moi? Laisser les saisons passer, mais je serais toujours en robe, en robe qui ressemblerait à celle que porte Marjorie sur une photo de 1979 prise par ma tante.
On irait voir la mer. On mangerait des abricots mouillés.


Non, en fait, à la sortie, il me tient la porte, je viens de remettre mon K-way (je suis sexy) je fais celle qui ne l'a pas remarqué et je rentre chez moi en marchant, longtemps, le premier soir de décembre, le froid me barrant les tempes.


Photo : Mes jambes au Sheraton Airport.

Publié par Jane... à 09:13:14 dans Sister Jane | Commentaires (17) |

[ Le Rugby expliqué aux filles ) | 07 septembre 2007

Jane, toujours au coeur de l'actualité qui vous tient à coeur.

En tant que Toulousaine avérée, ancienne élève de Mr Cazeneuve quand il était prof, je dispense aujourd'hui mes connaissances.
 

Pour celles qui étaient au Kazakhstan depuis 2 ans, sachez que commence aujourd'hui la Coupe du Monde de Rugby, et que croyez-moi si vous voulez, mais c'est la France-corico qui organise. Bon malgré ça, y'a des match en Ecosse, me demandez pas pourquoi...

C'est parti:
 
  1. Les règles du jeu

Malheureusement, je ne suis pas très au fait de cet aspect du rugby (très secondaire à côté du point qui suit => les rugbymen).

Mais je peux vous dire, en gros :


-          le ballon est ovale par masochisme : comme ça il part vraiment en live quand il rebondit, c'est le bordel, faut courir, et y'en a qui aiment ça. C'est la seule raison.

-          Le but du jeu est de mettre le ballon derrière la ligne de la fin du terrain adverse. Ça s'appelle un essai. Si en plus d'être derrière la ligne il est entre les poteaux c'est le top. Un essai normal = 5 points, une fois qu'un essai est marqué on a le droit de taper dans le ballon genre comme au foot pour faire rentrer le ballon entre les deux poteaux, normal quoi. Ça, c'est deux points de plus. Un essai transformé c'est donc 7 points. Une pénalité (même principe, au pied, mais la distance peut varier), c'est un peu comme un penalty sans gardien et en hauteur quoi... bref, c'est 3 points, et on tire une pénalité quand l'arbitre le dit (là c'est obscur un peu, y'a plusieurs raisons pour lesquelles une pénalité est accordée mais bref, contentez vous de crier « aaaaaaa » quand le ballon passe entre les deux poteaux, et « ooooo » s'il est à côté, ATTENTION pas toujours évident à voir de face, le mieux est de voir ce que fait le petit nain en bas des poteaux avec son drapeau). Donc au final, les scores sont généralement plus « gros » que ce qui se fait au foot. Un peu comme au basket. Ou comme les matchs contre le PSG dans les années 90.

 -          Pour compliquer encore un peu, le ballon ne doit jamais être lancé en avant. Du coup je sais pas comment ça avance, mais les faits sont là, ça avance.

-          Un truc marrant, ça s'appelle la « feinte de passe » (avec l'accent c'est encore mieux), le joueur a le ballon dans les bras (un ballon de rugby se tient un peu comme un nouveau-né) et fait genre hop je vais le passer, il fait le mouvement, l'adversaire se vautre, et l'autre se fend la poire. Délicieux.

-          La mêlée. Ça je sais pas trop. Mais on peut apercevoir des gros nounours se caresser les fesses ou l'entre-jambe ce qui est pas mal non plus.

-          Sinon comme poste y'a les avants, et les arrière. Les avants sont devant, et les arrières derrière. C'est plus simple. Dans le détail on s'en fout, mais pour les reconnaître, les piliers sont du genre Gozilla, les talonneurs n'ont plus de nez, les arrières ont des petit culs, les ailiers des super bras mmmmmmmmmmmmm.

-          Juste pour info, la France est dans le groupe D
   
  1. Les rugbymen
 Si comme moi, vous avez des gentilles soeurettes qui n'aiment pas se fouler à Noël, et que vous avez une passion pour les calendriers, vous aurez immanquablement entre aperçu à quoi ça ressemble un rugbyman.

Un rugbyman est brutasse, il a des oreilles en girolles, et il pense avec ses bras.

Son seul objectif pendant toute la durée du match, c'est de Plaquer l'adversaire pour qu'il aille discuter avec les taupes. C'est LA grosse différence avec le foot, hormis le ballon et les poils: Le joueur de rubgy ne joue pas la comédie.

Il sent bon le poil et la transpiration, mais aussi la terre, l'herbe, le sang. Rrrrrrrrrrrr.

Morceaux choisis:

Frédéric Michalak : Petit aperçu de ce qui se fabriquait à Toulouse en 1982 (je dis pas ça pour moi hein)...

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Dimitri Szarzewski : un Narbonnais, c'est bon pour mon petit coeur

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Sébastien Chabal : Le look homme des bois, c'est intenable... mmmm

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Puis pour les autres équipes, ne manquez pas Dan Carter, Johnny Wilkinson, ou encore Juan Hernandez

 

Néanmoins,

essayez de rester soft, pour l'égo de votre chéri : « Mais OUI chou, c'est viril aussi le badminton ».

 

En accompagnement : Bière, pizza au cassoulet.

Plus raffiné : squatter l'écran Sharp à crédit de Jules avec les copines du moment, Sauternes frais et des tapas sucré/salées.

Voilà!

Et « Allez les Petits !! » comme disait Roger Couderc, mais tout le monde (moi y compris) n'a pas connu les grandes heures de l'ORTF avec le Te Deum et tout ça...

Publié par Jane... à 11:28:22 dans Sister Jane | Commentaires (18) |

[ Aux ringards adorés) | 10 août 2007

 

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Publié par Jane... à 10:33:15 dans Sister Jane | Commentaires (14) |

[ De l'odeur de l'eau) | 20 juillet 2007

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Mes journées grouillent d'heures LONGUES, je les regarde tomber sur les horloges des parcmètres.

De rues en rues. Le livre est posé sur le rebord de la fenêtre, je l'ai presque fini, il doit rester 4 ou 5 pages, mais je n'ai pas trop envie de les lire maintenant, comme s'il n'était pas mort tant que je ne le lis pas, comme si en le laissant en attente j'accordais un sursis à ce gamin, comme si la guillotine n'avait d'ailleurs jamais existée.  Nos deux ombres affichées sur le train qui partait pour Nice, nous sur le quai, dans les rayons de soleils tièdes de ce pays de merde, hier soir. Le menton qui tremble. Je ne prends pas assez de trains pour Nice j'ai pensé. Le menton qui tremble, le goût de la polenta maternelle. Les routes des corbières. L'été. Michel Polnareff. Les salades de riz. Les enfants de l'assistance. La rivière, les rochers, FR3, l'eau verte, les roseaux. Villefranche Lauragais, l'autoroute, Castelnaudary, Durban, Holidays, les cabanes, les claquettes, les géraniums, les moustiques, le nain jaune, la camionnette de papa, les cousins, les vagues, cette peau là, les chemins, le miel, la soupe de poisson, la cité, le 14 juillet, les vacanciers, l'épicerie, les glaces, les vagues, le rami, la chaleur, la piscine municipale, les lauriers roses, Charlotte Gainsbourg, les platanes, Banyuls, les éperlans, Sophie Davant, les chats, les graviers, les pieds-nus, Dalida, les shorts, les coustellous. Le menton qui tremble. Après t'avoir quitté, j'ai fait plusieurs fois demi tour, car je ne savais pas trop où aller. Toute la ville se ressemble, comme les dessins en perspective au double décimètre du collège, mais il y avait un point de FUITE , absorbant et irrésistible, qui aurait l'avantage de décider pour moi d'un chemin inéluctable, mais ici, rien, que des rues grises et fades. Je voulais m'asseoir je crois, mais je passais devant des tas de bancs sans pouvoir m'arrêter de marcher. J'ai pensé à ses cheveux à lui, l'autre, laissé au pays, ses cheveux tout le temps ébouriffés, comme si il sortait du lit à longueur de journée.  [Hier, sur des vidéos] Ces vidéos comme des preuves qu'on a été bien ensemble, dans tes temps d'avant-guerre. Des témoignages contre l'accusation amnésique, contre la sélection arbitraire des souvenirs. J'ai l'air heureuse et conne sur ces vidéos, avec ma voix de cagole et mon visage trop joli. Je suis bien contente que tout ça soit fini. Toujours allongée sur le dos, et de bien respirer. Ça va venir.

Publié par Jane... à 15:11:07 dans Sister Jane | Commentaires (7) |

[ Nos éhontés mensonges) | 10 juillet 2007

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Dans la saloperie de la nuit, je t'ai menti, balancé de la poudre de perlimpinpin par poignées dans ta gueule pour que tu ne sois pas jaloux ou chagriné, parce que je ne savais plus trop ce que je faisais, que j'avais mal au bide à en crever, et pour une fois c'était du concret, pas du lyrisme de mots qui martyrisent le ventre (marche aussi pour le coeur, les JAMBES et autres jolies choses de mon corps qui ont une existence plus poétique dans mes textes que réelle dans ma vie).
En princesse Cendrillon pas farouche pour deux sous, je t'attends, toute nue et presque souriante, mais ce n'est pas de l'érotisme, non, je suis impudique car je sors de la douche pour essayer de décuver : m'en viens de DEUX HEURES CHRONO casées rasibus avec beau-gosse, rencontré un jour, à mojiter comme une arsouille, à raconter des saloperies, mais à finir par refuser son invitation à accueillir sa queue dans mon ventre (encore lui) même pas tendu (j' en a vu d'autres), quelques étages plus bas, dans un univers intangible où se font les enfants, les vénérables chiottes du bar.
Tu es triste de me voir partir dans quelques jours, mais ainsi va la vie, deaf, dumb and blind, plus pute que moi, mais ça, tu ne le sais pas encore. Tu es chafouine (sens second, le mien). Mais je te vire en fait, entre le dîner aux chandelles que tu prépares et tes mots doux (pas des mots doux genre « mots doux », non, des mots que tu dis avec ta voix douce : des mots, doux), enfin, je te vire pour pouvoir vomir mes tripes tranquille. J'invoque la fatigue, le stress, la dépression, la grippe aviaire, une gastro, le TYPHUS, la lèpre : tu pars.
Le lendemain, parties aussi les vapeurs (et c'est bien ce qui est atroce dans les odieuses cuites, c'est qu'elles sont éphémères), j'ai eu honte de t'avoir menti.

 [Bien avant)

 Je me suis demandé à plusieurs reprises (en fait SANS CESSE dans un laps de temps bien sûr), si tu savais que je savais ce jour là. Je cherchais, scrutais sur ton visage de gnome une lueur, un grain de sable dans tes yeux qui aurait enrayé la machine à chafouinerie (sens premier) que tu étais ce matin là sur le canapé. Oualalaradime ouala. Je ne me demandais plus « pourquoi ? », non, j'ai trouvé la réponse universelle à cette question il y a quelques temps maintenant, (en fait « Pourquoi ? » N'EXISTE PAS). L'énormité de l'hypocrisie aurait pu faire que je me demande telle une trentenaire cocue : « tu'mprendpourune'conne ? », mais non, je me demandais juste jusqu'où on pouvait descendre, et j'ai ressenti ce matin là (mêlée d'eau salée bien sûr, je ne suis pas assez forte) l'IVRESSE, celle que devait ressentir Matthieu, celle de jouer au con (à la conne) qui sait et qui change (une heure, une heure seulement) sa souffrance en orgasmique expérience grandeur nature, qui cobaye l'autre pour tester jusqu'où l'on peut creuser la perfidie humaine.

Mesdames, messieurs, je commence à comprendre.

 

(En partant, quand tu as su que je savais et que malgré tout je n'avais égorgé personne, j'ai trouvé en ton sourire [je l'ai bien vu l'espace d'une étincelle ce matin là], une sorte de médaille, de trophée. Je ne sais pas l'expliquer mieux)


 

[Souchon: pour le plaisir et non pour autre chose, juste parce que j'aime bien cette chanson, elle me fait vraiment penser à Pin-Pon)

[Image: Ciel allemand par la vitre du bus, j'en suis pas peu fière)

Publié par Jane... à 09:47:45 dans Faire remonter les stats | Commentaires (10) |

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