Publié par Jane... à 10:52:37 dans Sister Jane | Commentaires (6) | Permaliens
Un texto à 3 heures du mat.
Parce que tu t'endors sur le canap, que tu montes te coucher qu'après.
Ça a déverrouillé un souvenir tout neuf. Bam. Comme un boomerang dit la chanson. Dans ma gueule. Digne d'un mémorial.
Au tout début avec Matthieu.
Ou au tout milieu.
J'en
Je me souviens (combien de mes textes commenceront comme ça) du papier peint de la maison du Lherm.
Des tableaux représentant des avions que Franck avait accroché aux murs.Je me souviens (...) de la petite fenêtre carrée du bout du couloir.
Qu'est ce que j'ai pu sprinter dans ce couloir j'avais peur.
Trop de pièces, trop de cheminés, et puis c'est l'époque où l'on regardait ensemble les faites entrer l'accusé, tu m'effrayais en me chantant la musique avec les gros yeux, n'importe quoi là.
Je me souviens du passe plat où tu m'as prise une fois peut être, de la mezzannine, de toutes ces chambres, du pied du lit ressoudé, des poeles à mazout qui s'éteignait et que le matin il faisait si froid je marchais collée à toi, dans tes pas, comme quand on marche avec un enfant qui est sur le bout des pieds de nos pieds tu vois?
Du bois coupé, les poissons crevés, nos vacances, le givre sur l'alfa qu'on partait tout les matins ensemble au même bureau, la grille du portail putain, le putain de portail électrique qui marchait jamais, le marronnier peut-être, ou j'invente tout ça, qui dès lors tacitement n'avait jamais existé, m'est revenu d'un coup, sans que je n'ai pensé à y penser pendant des années. (on peut dire des années maintenant?)
Ce que je voulais dire, c'est qu'à cette époque, déjà, insignifiant, je crois que tu t'endormais sur le canapé. Ça me rendait dingue, quand à 3heures, je me réveillais et je voyais que tu n'étais pas venu me rejoindre, comment osais tu te passer de moi, je me levais, complètement terrorisée, puis j'avais froid au pieds aussi (le carrelage), j'allais jusqu'au salon, tu gueulais que je te réveillais, je gueulais que tu dormais pas avec moi, je ne me souviens plus du reste.
Par bonheur, le temps où je marchais petits pas à pas, derrière lui ou qui que ce soit est échu, on aurait été bien pitoyables en gens heureux.
Voilà je pense à ça pour ça, à lui pour toi, ou je n'enPublié par Jane... à 17:23:23 dans Sister Jane | Commentaires (5) | Permaliens
On avait déjà parlé, ici, il y a un dix ans et demi des Pub Together, immédiatements rebaptisés Fuck Together dans les couloirs underground du chateau, bien que jamais un bout de gigot on n'ait vu découler de ces pots d'entreprise.
Sauf Tom bien vite oublié celui là.
Et Joshua aussi. Bon, ok, je retire ce que j'ai dit.
Un Pub Together c'est une soirée, organisée une fois par mois par la World Compagny dans des endroits pseudo-branchés ou hype-luxembourgeois c'est kif-kif, enfin bref des bars avec de la moquette noire et des lampes Kartell.
Hier soir, quand je suis arrivée, j'aimais bien parce qu'il y avait tout un groupe qui se gargarisait de cigares (j'aime l'odeur des bons cigares) d'ailleurs y'avait aussi un couple de trentos qui se faisait la gueule (désolée pour le pléonasme) avec une poussette TOUT terrain (même le huitième étage du Sofitel, donc) et le pauvre nourisson qui va avec en train d'apprécier sûrement autant que moi les effluves des encostardés fumeurs précités, après ils t'y fileront de l'actimel au gosse.
Je me suis demandée jusqu'à quel âge et à quel degré d'engluement conjugal on pouvait être hype dans un bar pseudo-hype, mais ça devenait trop compliqué pour moi.
La vodka fraise à 18 euros, j'étais contente qu'on soit le 27 mars et que pleuvent les hypocrites "je t'offre un verre pour ton anniversaire?" de rigueur.
On commençait à s'emmerder sévère dans nos fauteuils boule, quand arrive l'embellie de 21h30, j'ai nommé le-nouveau-qui-vient-d'arriver-au-Luxembourg.
L'avantage c'est que toute les pintades qui se forçaient à me faire la conversation sur le prix des apparts dans le quartier de Bel Air se retrouvent quasi instantanément sur les genoux du jeune homme.
Ça s'appelle l'hospitalité. Ou encore la misère sociale luxembourgeoise dont le site lesfrontaliers.lu reste toujours l'outil indétronable de référence.
Maintenant que l'espace s'est un peu dégagé des surdiplomées à veule face, j'ai pu vous faire des photos des néons (c'est branché la lumière, ah, ah, ah).
Et puis les bottes d'une fille trop belle qui s'appelle Isabelle Carré en vrai ça m'a fait penser à vous (oui vous je me souviens de vous):
On était en train de mettre au point les derniers détails du week end à Den Haag (on prend un maillot? Du jus de fruits? Quels effets bénéfiques peut avoir le nucléaire sur le sixième doigt de pied de Martin?) et puis bien sûr, patatras, il suffit que tu t'intéresses pas à un mignon pour qu'il te sorte, deuxpointsouvrezlesguillemets: - "super appareil"
Bon si en plus d'être mignon il a de la conversation, moi j'abdique.
Martin me lance un regard comme c'est pas permis (oui on est souvent en concurence, dommage pour lui), mais on est déjà en train de discutailler sévère, parce qu'il faut dire que voilà le morceau:
Même un certain Caliban, retiré des voitures depuis Maxhusalem a déclaré cash sur du pain: "il a du chien ce mec, ça se voit dans ses yeux".
Bon alors évidemment sans les yeux on ne voit pas bien mais l'esprit critique ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs Calibanesque n'est plus à prouver.
Ndlr: un bout de texte croustillant avait été mangé par mon copier coller:
Donc le petit est mignon gentil et a de la conversation mais là où le bas blesse c'est que le jeune homme est de Paris.
Il m'en faut pas plus.
Ou alors si, le coup de grâce:
Lui: et tu vas souvent à Paris
Moi: mouaip
Lui: tu as des bon plans pour les billets sncf?
Moi carte 12-25 chou
Lui: ah oui mais moi y'a dix ans passé que j'ai plus 25 ans
Moi: .................han
En rentrant chez moi pour me jeter sur mon téléphone oublié sur le rebord de la baignoire, 4 heures plus tôt, quand je m'endormais dans l'eau des bulles chaudes devant "Place Vendôme", j'ai aussi trouvé tes 25 emails placebos.
Ça m'a fait beaucoup sourire jusqu'au 25ème je crois où tu m'expliquais qu'à l'aube de tes 25 ans tu allais être papa.
J'ai peut être éclaté en sanglots pour ce goût récurrent de la phrase maternelle d'avant hier "à 25 ans, j'avais déjà mes deux filles! Et ta soeur aussi. Mais des garçons", ou alors c'est comme j'ai déjà dit dans le texte précédent, l'incision précise et ensanglantée de chaque heure du passé où tu étais sans moi qui a eu raison du présent, et ne parlons pas de l'avenir.
Mais si tu dis ça à ton quadra, il te diras qu'il ne sait plus quoi faire, que tout ce qu'il fait te rend triste, et qu'il ne fait plus rien, qu'il n'ose pas.
Ça ose pas les garçons. Mais moi j'aime. Lui je veux dire.
Publié par Jane... à 10:42:02 dans Sister Jane | Commentaires (22) | Permaliens
~ Préface ~
Je me souviens qu'au premier dimanche des vacances, toujours celui des Rameaux pour ces vacances là, c'était très liturgique, on a construit une niche avec mon père, pour Minouche et Dick, « plus question qu'ils dorment dans la maison », surtout Dick que j'avais bercé trop près du mur pendant toute la semaine. Sur la dalle en béton qu'on venait de se faire, aux vacances précédentes, celles du Carnaval, il y avait de la sciure et des clous, et mon père criait d'aller mettre ses sandales. Il avait couru sur une planche de clous lui, quand il était jeune.
Je ne sais plus trop où je suis. Le sol est meuble, ce sont des planches et les gens dansent.
On est à la nouvelle Orléans et le vieux chanteur noir est mort je crois.
A la Fnac.
Je regarde les couvertures des livres, je pense aux gens qui les ont choisies, je vois les visages d'auteurs dont je ne connais pas le visage dire "oui c'est bien ça" où choisir une photo où ils se trouvent bien, je sais ce que c'est de se trouver bien sur une photo, il faut être comme ça, hé ouais, pour se jeter ainsi sur des choses imprimés alors qu'on final j'ai que ma gueule de moi, qu'il doit se dire, peut-être, sûrement, sûrement comme moi.
Puis ça sent le cramé. j'imagine que ce ne serait même pas grave si une fnac cramait. avant, une bibliothèque brûlait et c'était le drame. et je ne vous parle pas du nom de la rose. quand j'étais petite, à un moment, par là, je voulais être bibliothécaire. j'aimais bien aller à la bibliothèque, en même temps je n'avais pas trop le choix, je me souviens du mercredi après-midi où il n'y avait pas école, et je pense que ma mère ne voulait pas que je reste à la maison à risquer de regarder la télé, et donc elle me posait à la bibliothèque vers 14h, et me récupérait trois heures après.
Il y avait une autre fille qui était toujours là, elle s'appelait Assna. Elle était dans la même classe que moi, en vérité c'était ma meilleure copine.
« Les moustiques de 83 », me revient, je ne sais plus quand, mais on nous appelait comme ça je crois à l'école, car on était les deux plus jeunes.
On faisait toutes les deux du patin à roulettes dans les courants-d'air qui séparaient les barres HLM en deux, et on chantait les voisins Zebda à la mort, mais aussi du Goldman, comme quoi, tu vois d'où je viens. On était des familles nombreuse en F5 dans la barre du bloc B, maintenant tu peux aller voir, ils ont refait les façades, mis des grilles et des arbres, on dirait plus une cité, on dirait des résidences comme on dit, mais des résidences de 12 étages, je ne sais pas ce qu'ils ont fait des gens qui y habitaient.
Sa mère nous faisait des fois du pain marocain, et quand il sortait du four, elle tartinait de beurre et de chocolat en poudre, le vrai Nutella du pauvre, mon vieux, Assna, elle avait l'accent toulousain, « Solèneuh » qu'elle m'appelait et j'amais bien, c'était le même accent que le mien mais on le savait pas bien sûr, maintenant je l'ai perdu, mais sa mère elle, elle parlait pas bien français, c'est ma mère qui lui avait appris à lire quand elles étaient plus jeune je crois et compter aussi, et puis elle me disait que grâce à ça elle pouvait aller à Intermarché toute seule, je ne voyais pas trop.
A quatre heures, on désertait un temps les tables de la bibliothèque, on passait devant l'église Saint-Jacques pour atterrir dans une boulangerie, à exceder la vieille derrière son comptoir écaillé et ses vitrines réfrigérées vides, le temps pour choisir des bonbecs acides qui te font boucher les oreilles. Assna mon vieux, elle t'en mettaient deux d'un coup dans la bouche. On débourse des centimes enroulés en pile dans des bouts de papier, et voilà t'as un souvenir universel.
Des devoirs inutiles sur la bataille de 1213, Christophe Colomb, et même sur les accords de Schengen, dans cette bibliothèque (et en bas coule la Garonne), en regardant les aiguilles tourner. Je bouquinais des Mordillos en me faisant péter les oreilles des langues au coca carrément aigre, beurk beurk pouah.
Non, ne crois pas, fillette,
me retenir encore
dans tes rues sans violettes,
dans ton triste décor.
N'essaie pas de me suivre,
déserte mes rivages,
loin de toi, je veux vivre
de plus beaux paysages.
Je suis toujours à la Fnac.
Je vois à la caisse, ces coffrets cadeaux, du genre week end thalasso, saloperie dégustation de vin, et puis week end village de charme aussi, j'imagine d'ici les villages de charme, je les sais, je vois ces putes de parigaux, de nordeux à s'offrir des boites Fnac pour débarquer dans nos villages à pierres blanches, à t'en faire peur aux rosbifs du Gers, et je prie pour que ce village là, où mon père mourra, ne soit jamais de charme :
Juillet 1982, en quittant la départementale 611.
D'un côté Lastours, de l'autre la Berre. Vous pouvez vérifier.
Il y a là une maison, presque un château, un peu comme les propriétés que traversent Marcel Pagnol et sa famille.
Peut-être que tous les châteaux de nos mères sont pareils finalement. Pendant que Patrick Bourdeau se fout une carabine 22 long rifle au fond des dents, la mère et le père s'aimaient.
Je ne peux plus penser à une date sans me demander ce que tu faisais à cette époque là, sans moi.
J'ai trop d'imagination.
Je ne suis pas seulement une midinette.
Je suis.
Je me met à la place de ce que ta femme devait raconter à ses copines, quand vous vous êtes connus.
Je m'emmerde sacrément avant de m'endormir au milieu du salon shootée au trychlo et à bien d'autres choses encore.
[...]
Comme je t'ai dessiné un cœur (plus rien n'est stupide à ce point de l'histoire) avec le faisceau lumineux de mon ipod et le canon en temps de pose long, je dessine un cœur dans la neige qui est tombée devant chez moi.
Mais il est tordu.
Je recommence.
Plus rond.
Plus profond.
Avec un baton.
Au final l'allée, les jardins et la terrasse sont constellés de petits cœurs blancs, c'est les voisins qui vont se marrer. (Je le prends en photos, et on s'apercevra de manière posthume que je ne te l'ai jamais envoyé la faute à la balance des blancs.)
Deux heures plus tard toute la neige à fondu, les voisins n'auront pas eu le temps de se foutre de moi.
Deux jours, trois jours que tu n'as pas eu le besoin ou l'envie de m'envoyer un message, il y a bien plus longtemps que ça bien sûr, mais je fais semblant.
J'erre sur des plans virtuels, je vais sur des sites débiles pour passer les secondes, où je pourrais me rapprocher de toi, savoir que bientôt, je n'aurais même plus ça me rend triste, bien sûr.
N'importe qui m'appellerait à ce moment là, je me ferais une voix et je dirais que ça va. Mais le téléphone ne sonne jamais.
J'ai changé les draps du lit, maculé de blanc ceux du week end où tu pensais venir - où Chester à posé deux pattes de boue je pense, ou de neige enbouée peut être parce que c'est clair.
Mes boites emails hypermnésiques serrent délibérément ma gorge jusqu'à ce que j'en gerbe des sanglots, des larmes, des hanhanhanhanhan.
Martin m'avait proposé de l'accompagner à Strasbourg. Héhé.
Quand vous voyez l'état dans lequel je me couche, faut pas se demander aussi.
C'est le chat qui lèche mes larmes parce que ça doit être salé.
C'est moi qui relis tes emails.
C'est moi qui relis tes textos.
C'est moi qui relis tes emails sur yahoo.fr aussi finalement.
Je range mes affaires, et il y a ce mot, que tu as eu la malice de glisser là, et qui y est toujours.
Tu avais truffé mes sacs de messages gentils griffonnés sur des bouts de mon bloc rhodia, ce jour où nous nous étions retrouvés à Paris, pendant, sûrement que je devais prendre ma douche.
Il y en avait tant que je n'avais pas tout vu tout de suite, celui-ci par exemple était tellement bien planqué que je ne l'ai trouvé qu'un mois après.
Je n'ose même pas l'enlever pour le mettre ailleurs, de peur que je ne sais quoi se brise vu que tout est déjà par terre.
J'ai trop de mes dix doigts, je suis crispée.
Je serais un voisin un jour je me dirais.
- j'en ai marre d'entendre la voisine pleurer.
Je la tuerais, je pleurerais avec elle, je ne la prendrais pas dans mes bras mais je ferais quelque chose.
Oui, il y a des week-ends comme ça qui durent 3 jours.
Comme pour ma mère, à toi, j'inventerai quelque chose, je te dirais que je suis allée à Deauville, ou à Djerba, n'importe quoi pour ne pas être une fille pliée qui fait honte pitié et que tu sois pour toujours amoureux de moi.
[...] je t'aime
J'ai reçu un colis de ma mère d'ailleurs aujourd'hui.
Les magrets, le foie gras rien à redire.
Les marianne et nouvel obs des 3 mois passés, comme d'habitude.
Une poule et des œufs de pâques dans du papier bulle, que ça me donne la nausée rien que l'odeur (je n'aime pas le chocolat).
Mais le pire, un bouquin d'Anne Gavalda, je ne sais pas comment ma mère peut à ce point ne pas me connaître. Ah si je sais.
Ma mère pense à moi, mais elle me dit qu'elle est déçue quand j'essaie de lui faire rentrer dans le crâne que je vais sûrement pas crever au Luxembourg.
Mon dossier outlook créé de mes doigts pour recevoir tes emails enflammés demeure obstinément vide, persiste et signe, mordicus tu n'existes pas pour lui petite pute brune.
Qu'est ce que j'ai écrit hier ?
Ah oui.
je serais un mec, j'aimerais ma maîtresse, je serais en manque d'elle, d'avoir été "bloqué" trois jours en week end avec femme et enfant, je sauterais sur le téléphone pour l'appeler. mais je serais ce mec là je l'aurais pas laissé sans me soucier d'elle pendant trois jours. oui ça fait très diane tell, faut que j'arrête.
Mais il y a des choses qui changent. Il fût un temps, bien avant notre ère, les édificateur de mégalithes étaient sur terre non je déconne je n'ai JAMAIS acheté l'album de Manau hein.
Il fût donc un temps, où les journées désespérément vide s'attardaient, où la seule solution manifeste était de m'appeler, moi, et quitte à combler des minutes autant que les mots soient doux, mon cœur.
Puis des heures gorgées de temps pris et poisseux sont venues truffer ses journées pour qu'il n'y y ait plus eu une seconde où ses doigts puissent, à bout de forces, appuyer assez fermement sur une touche de téléphone.
La vie quand même.
Je m'égare, et je ne ris pas. Mon oreille siffle.
Non.
Elle ne siffle pas vraiment, elle s'ouvre.
Je suis née un dimanche, et l'on changeait d'heure. C'est marqué 4 heures dans mon livret de famille qui n'est qu'à moi, mes sœurs avaient leur livret de famille, moi j'ai eu le mien perso, où est venu se rajouter 3 ans plus tard un « reconnue par le père » manuscrit, le temps de toucher les allocs m'a dit ma mère, il n'a jamais songé à ne pas te reconnaître.
Est-ce qu'on m'aurait pas carotté une heure dès la naissance ?
En plus c'est pas vrai, l'AP était jamais bloqué, du bon Airbus 320 de chez nous, non, c'était l'Alfa Fox qui nous causait du souci, une heure de vol, et puis un an et demi de réparation, un vieux Boeing comme on en fait plus (on en fait plus depuis longtemps d'ailleurs), au final il ne volait plus que pour aller de check en check, de Ljubljana à Bucarest et même sur la Lune si on avait trouvé des mécanos aéro qui nous le découpaient pour moins cher encore.
Je ne sais plus ce que je disais.
Je ne pige rien au changement d'heure.
Je change d'heure et puis c'est tout, ce qu'on gagne ce qu'on perd. D'ailleurs c'est ce week-end je crois pensez-y les gens, Pujadas vous le rappellera mais des fois.
J'ai peur de sentir en vrai trois jours après trois jours que quelquechose s'est cassé.
Tu n'aurais.
Les joues pétries de cernes je peux vous jurer sur tout ça que je ne suis pas malheureuse.
~ Epilogue ~
Je me souviens que Dick n'a jamais dormi dans sa niche. Il préférait somnoler à la belle étoile du bas de caisse de la R5 ou sous la rouille de la 4L qui lui faisait des pellicules orangées. Mais ça, c'était bien avant qu'on le vire et qu'il devienne chef de meute sur le dock du Dégrad-des-Cannes, et c'est une tout autre histoire. J'avais bien aimé qu'on dessine les plans de cette niche, et que les tracés d'équerre deviennent du bricolage de contreplaqué, et le calcul des surfaces des manqués au pinceau. Je crois même qu'on a eu du crabe à midi, et que les parents disaient déjà que c'était mieux avant, en évoquant les ritournelles des crécelles de la semaine sainte.
Publié par Jane... à 16:43:32 dans Sister Jane | Commentaires (19) | Permaliens
Que nous reste-t-il à vivre à part une robe Valentino?
Les dédales où fondent en bruine le siècles où tu avais envie de me voir.
Retourner sur un quai d'Alsace ou dans quelque station de la ligne 1 ne trompera personne.
Catacombes, nos semblants, illusions hivernales de bois craquant sec et gelé d'y croire pour de vrai pour du longtemps et la mienne de ne pas te croire. - (c'était la moindre des choses)
Maintenant tu fais semblant de ne pas voir que je fane.
Moi je fais semblant que c'est pas grave. Que je suis gaie, et souriante et volubile, et amoureuse, et impatiente en corset. - Je SUIS amoureuse.
Je veux dire.
Ça serait encore plus absurde si l'on ne faisait pas semblant.
Je m'excuse auprès du garçon du bar de Saint-Germain des Près de lui avoir fait passer une soirée avec une autiste au bord des larmes alors qu'elle s'était maquillé les yeux.
Publié par Jane... à 12:40:09 dans Sister Jane | Commentaires (14) | Permaliens
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