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~ Eloah ~

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L'Amour
n'est pas un sentiment.
L'Amour est une
~ Energie ~.

Vous êtes
~ Energie ~.

et TOUT dans l'univers
EST
~ Energie ~.







Ne crois pas que l'homme est d'origine terrestre,
même s'il croit provenir de la Terre.
L'homme est un esprit qui provient de la Lumière.
Mais tant qu'il n'en a pas conscience,
il ne peut être libre.


Hermès Trismegiste - Les Tables d'Emeraude - Tablette IX








Saches que tu es le MAÎTRE.
Le monde des apparences et toutes les illusions qui se présentent devant toi proviennent du dedans .
Tu en es le Créateur.
Alors continue à grandir dans le royaume de la clarté et garde tes pensées dans la Lumière.
Tu es UN avec le Cosmos, une flamme et un enfant de la Lumière.
En toi, se trouve ta connexion avec le TOUT RAYONNANT DE LUMIERE.
C'est pourquoi, je te mets en garde : ne laisse pas tes pensées s'égarer vers la croyance que la Lumière provient de l'extérieur de toi

Hermès Trismégiste,Les Tables d'Emeraude- Tablette VII





Puisse l'ordre de la Manifestation
vous bénir et vous protéger




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Les Abeilles d'Israël | 10 avril 2007


La belle Histoire de Claude Lelouch
envoyé par meriemfr2000


 
Rien ne ressemble à une âme comme une abeille, 
elle va de fleur en fleur comme une âme d'étoile en étoile, 
et elle rapporte le miel comme l'âme rapporte la lumière"

(Victor Hugo, Quatre-Vingt-Treize) 


Le miel, symbole religieux...

De nombreux dieux primitifs ont pour rôle de protéger les abeilles, comme Noh-yum-cab ("le roi des abeilles") chez les Mayas. Ces derniers produisaient à partir d'eau et de miel d'abeilles sans aiguillon, une boisson cérémonielle faiblement alcoolisée.

Le miel constitue dans de nombreuses cultures une offrande aux morts, une nourriture destinée aux êtres surnaturels et un moyen de défense contre les assauts des démons.

... de richesse et de douceur

Dans la Bible, Dieu annonce à Moïse que la Terre promise de Canaan est un "bon et vaste pays [...] ruisselant de lait et de miel" (Exode III, 8). De plus, la parole de Dieu est "plus douce que le miel" (Psaume CXIX, 103).

Dans la mythologie grecque, le monde des Enfers était gardait par Cerbère, un chien à trois têtes et à la queue de dragon. C'était avec un gâteau de miel, placé dans la tombe, que les morts pouvaient l'apaiser.

Une coutume chinoise consiste à passer du miel sur les lèvres de l'effigie du dieu du Foyer et de la cuisine, afin qu'il intercède auprès du dieu du Ciel, au moment du rapport annuel qu'il fera devant lui à propos des habitants de la maison. Cette coutume, rapportée par les anciens voyageurs, a peut-être donné lieu en France à l'expression "dorer la pilule à quelqu'un" (en allemand : "enduire la bouche de miel")

... de connaissance et de perfection

Dans la tradition grecque, il est l'aliment réservé aux élus et aux initiés. Pythagore ne se serait ainsi nourri que de miel, pendant toute sa vie.

Le miel et l'hydromel qui en est tiré en tant que boisson, constituent souvent la nourriture des dieux de l'Olympe, celle-là même que Zeus nourrisson a reçue, lorsque, caché sur le Mont-Ida en Crète, il fut recueilli par Amalthée. Les traditions celtes font de l'hydromel une boisson d'immortalité.

Dans l'antiquité tardive, le culte de Mithra représentait le miel comme une matière sacramentelle qui purifiait des péchés car il provenait d'un animal pur.

En Inde, les deux astres qui composent la constellation des Gémeaux, que la tradition grecque nomment les Dioscures, Castor et Pollux, symbolisent les dieux Nâsatyas connus également sous le nom d'Açvins. Ils sont représentés par deux jumeaux qui distribuaient le miel à l'aurore en tant que messagers de dieux.

Dans la culture islamique, le miel pourrait rendre la vue et conserver la santé.

L'abeille, un emblème noble

Grandes travailleuses, les abeilles ont été le symbole de la monarchie absolue dans l'ancienne Egypte. De nombreuses dynasties jusqu'aux Ptolémée utilisèrent le même hiéroglyphe pour l'abeille et pour le pharaon. De même, en France, elle était omniprésente en tant que motif sous Napoléon 1er, que ce soit sur ses tapis ou son manteau de sacre.

L'abeille peut surtout être l'emblème du Christ : d'un côté, douceur du miel et miséricorde divine ; de l'autre, danger du dard et exercice de la justice en tant que Christ-juge.

source : http://perso.orange.fr/lemiel/

Publié par Eloah à 19:07:11 dans : Spiritualité | Commentaires (5) |

Ce que m'a enseigné un Ange... | 09 avril 2007





Lors d'une méditation, un ange un jour me parla et me donna quelques explications sur leur plans d'existence et sur les choses qui pour nous restent mystérieuses faisant partie de l'ordre cosmique.

Les anges ne sont pas comme les guides de lumière.

En effet , les anges sont des êtres de lumière qui n'ont jamais été incarnés sur terre, contrairement aux guides qui sont des êtres incarnés ayant atteint leur accomplissement.

Au terme de cet accomplissement, les guides deviennent des êtres de lumière qui ont pour mission d'aider et de guider les vivants durant leur cheminement de leur vie terrestre.

les anges sont une émanation de "je suis", ils sont énergie pure.
Les anges correspondent au "prisme cosmique", aux rayons véhiculés par l'Unique est qui traversent les 7 plans de l'existence pour arriver jusqu'à nous.

Tout comme le prisme cosmique , nous sommes un petit prisme vivant incarné de cette énergie cosmique divine, et par nos 7 chakras nous vibrons en résonnance avec le prisme cosmique et les différents plans de ce prisme divin.

Mais tout ceci n'est pas évident à ressentir pour notre champ de conscience de la matière incarnée lourde que nous sommes

Cependant, chaque homme a la possibilité d'élever son champ de conscience au delà de sa matière lourde, et donc d'accèder aux plans supérieurs de l'échelle angélique.

Ceci est juste l'effort d'une élèvation spirituelle qui peut être atteinte par la méditation journalière.

Les anges sont donc une émanation de "je suis", leur corps de lumière ont été formés par "je suis" au même titre que notre corps physique.

ci-joint un petit tableau décrivant les correspondances des 4 mondes de la Manifestation reprenant, les 4 émananations de Dieu, les 4 mondes de la kaballe, les correspondances avec les 4 éléments, notre corps physique et ceux des anges :



Mon ange m'expliquait que nous ne devons pas parlé de hierarchies en parlant des anges , mais plûtot "d''une echelle angélique" du prisme de la Lumière.
Ces anges sont "les bâtisseurs de la Lumière " il veillent à la bonne construction des rayons et à leur distribution sur nos plans.

Chacun des septs rayons du prisme pareils à l'arc-en-ciel à son rôle tant pour la vie, que pour notre spiritualié

De par leur vibration, ils sont en fait pareils à des notes de musique engendrant la musique de la Manifestation, la Musique de la Vie.

Cet ange me disait que d'autres échelles angéliques existaient non plus en fonction des couleurs, mais en fonction des sens, appelé "spectre des sens".

Car les sens de l'âme serait au nombre de 12 sur le plan cosmique,


un sens qui nous est d'ailleurs totalement inconnu et inconcevable pour notre mental, serait le sens de la "vibration émotive de la matière" en effet les anges ont la faculté de lire les émotions de toutes formes de matière....
tout comme les sons sur le plan cosmique ne sont pas invisibles mais sont une matière qu'il leur est capable de toucher et de façonner.

Pour eux, toute vibration est matière,
toute lumière est matière,
tout sentiment est de la matière,
L'amour est de même une matière,
le ciment de cette Divine Construction.

Par exemple, une haute vision durant une méditation m'a montré que le choeur angélique qui se tient à la base du trône de Dieu élevé un chant qui n'avait pas de fin et que ce chant était toujours croissant, un chant qui s'unissait à la vibration inconcevable qui émanait de Dieu et qui est le Souffle, le Verbe et le battement de son coeur réuni.

Ce chant dans ma vision devenait matériel,
comme une coupe immense qui portait la manifestation de Dieu en Gloire comme pour l'élever toujours plus haut au-dessus du trône.

Tout l'univers de la Manifestation était empli de cette gigantesque vibration.

Les êtres incarnés que nous sommes avons nous aussi notre degré vibratoire et notre rayon en fonction du degré que nous avons atteinds. Cela prend en compte nos différentes incarnations également et le niveau de notre cheminement.

L'homme "canal" celui qui peut recevoir les messages d'êtres de lumière est en fait une personne dont le rayon et la vibration sont en résonnance avec le prisme cosmique.
Il lui est donc possible d'entrer en contact avec les anges du rayon de ce prisme.

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie à condition :

- qu'il ne soit pas coupé,

- qu'il n'y ait aucune modification de contenu,

- et que vous fassiez référence à notre site  http://eloiah.blogg.org/

Publié par Eloah à 18:06:13 dans ~°°Les Anges°°~ | Commentaires (0) |

le Tsim Tsoum | 07 mars 2007


Photo d'une supernova



L'origine chez Rabbi Yehouda Halevy Ashlag:
Tsimtsoum de Dieu ou tsimtsoum du Monde ?

D. Hansel

 

 



Le tsimtsoum du En Sof c'est à dire la contraction de l'Infini est, dans la cabale de Isaac Louria, le processus primordial qui est à l'origine des mondes. Hayyim Vital, l'un des quatre principaux disciples du maître de Safed, décrit le tsimtsoum en ces termes :



 

Sache qu'avant que ne soient émanés les émanés et que les créatures ne soient créées, une lumière supérieure simple remplissait toute la réalité. Il n'y avait aucune place libre, sous l'aspect d'un air vide et d'un creux, mais tout était rempli de cette lumière infinie simple; elle n'avait ni début ni fin; tout était lumière, une, simple, homogène d'une homogénéité une, et c'est ce que l'on appelle la Lumière de l'Infini (Or En Sof). Lorsque ``monta à sa volonté simple" de créer les mondes et d' émaner les émanés pour manifester la perfection de ses actions, de ses noms et de ses attributs, ce qui était la cause de la création des mondes, alors, il se contracta lui-même, l'Infini, en son point central, vraiment au milieu; et il contracta cette lumière, qui s'éloigna sur les côtés, autour du point central. Il resta alors : une place vide, de l'air, un creux vide, de ce point central vraiment... :



Ce texte est bien obscur et il n'est pas étonnant qu'il ait fait l'objet d'une multiplicité de lectures ! On peut regrouper les interprétations classiques des cabalistes en deux grandes catégories : les interprétations littérales et les interprétations allégoriques. Pour les tenants de l'interprétation littérale, le tsimtsoum, est un retrait par lequel l'Infini et les mondes se sont séparés. Au contraire, pour les interprétations allégoriques, le tsimtsoum signifie non pas un retrait, mais une dissimulation de la présence de l'Infini dans le monde. Par conséquent, le tsimtsoum n'a de réalité que du point de vue des créatures et n'affecte pas l'Infini lui-même.

Néanmoins, ces deux types d'interprétations ont un point commun. Dans les deux cas, l'Infini signifie Dieu. Le tsimtsoum, en fin de compte, concerne Dieu, qu'il s'agisse pour les ``littéralistes", de Dieu pris en lui même ou pour les ``allégoristes", de Dieu considéré selon sa manifestation. Par le tsimtsoum, le En Sof, c'est-à-dire Dieu, laisse la place à l'être fini autre que lui. Toutefois, il faut souligner qu'après le tsimtsoum, on ne parlera plus de Dieu mais du divin. Le tsimtsoum substitue à la théologie, la science du divin, science des relations entre les niveaux d'être qui constituent et hiérarchisent les 5 mondes dont parle la cabale de Louria : l'Homme Primordial, les mondes de l'Emanation, de la Création, de la Formation et de l'Action.

L'objet de cet article est de présenter la doctrine du tsimtsoum chez Rabbi Yehouda Halevi Ashlag, l'un des principaux cabalistes du XXème siècle. Ashlag interprète le tsimtsoum dans une perspective totalement nouvelle : pour lui, cet acte de contraction n'affecte pas Dieu mais le monde.

Malgré sa stature, Ashlag a été quasiment ignoré des études universitaires, La première partie de cet article est consacrée à une brève biographie de ce très grand cabaliste. Je présenterai ensuite son interprétation du tsimtsoum ainsi que certains de ses enjeux.

Rabbi Leib Yehouda Halevy Ashlag est né le 14 septembre 1885 à Varsovie. Il fut remarqué très tôt pour ses qualités exceptionnelles. Il fut élève de Rabbi Meir Shalom Rabinovitch de Kaloshin, petit-fils du ``Saint Juif" de Pshiskha, le ``Yehoudi Hakadosh". A la mort du rabbi de Kaloshin, Ashlag poursuivi ses études auprès du fils de ce dernier puis il se rapprocha d'un autre maître hassidique, le Rabbi de Prossov. Le troisième maître qui joua un rôle important dans la formation de Ashlag fut Rabbi Issachar Dov de Belz, un autre maître du hassidisme, auquel il rendait visite très fréquemment. Ashlag appartient donc à une certaine tradition hassidique. De qui a-t-il appris la Cabale ? Dans l'une de ses lettres, il raconte sa rencontre avec un maître mystérieux dont il refuse de révéler l'identité. Ashlag rapporte qu'il étudia avec lui chaque nuit, trois mois durant. Sa mission d'interprète de Louria, Ashlag dit l'avoir reçue au cours d'une vision prophétique dont il fait le récit dans un texte qui à été récemment publié. Il ira jusqu'à se considérer comme la réincarnation d' I. Louria. Alors qu'il allait avoir 36 ans, il décida brusquement de quitter Varsovie pour s'installer en terre d'Israël. Il y passera l'essentiel de la deuxieme partie de sa vie, exercant plusieurs fonctions rabbiniques, en particulier à Guivat Shaul, banlieue proche de Jérusalem. Il rassembla autour de lui un groupe d'élèves qui contribuèrent à propager son enseignement.

Ashlag est l'auteur d'une tex2html_wrap157 uvre très importante. Il est avec Shlomo Eliashiv et Itskhak Hacohen Kook , l'un des trois principaux maîtres de la cabale du XXème siècle. Son ouvrage le plus connu et le plus diffusé est une traduction littérale du Zohar, de l'araméen en hébreu, assortie d'un commentaire intitulé ``l'Echelle" ou ``Soulam". Interprète de la cabale de Louria, dans son Panim Mehirot ve Panim Masbirot, écrit lors d'un séjour à Londres en 1926 , et publié l'année d'après à Jérusalem, il y propose une lecture très originale du Ets Hayyim. Cet ouvrage étant jugé trop difficile, il publie en 1933 le Talmoud Esser Sephirot, un commentaire de morceaux choisis des textes de Vital, accompagné d'un dictionnaire des termes cabalistes ainsi que d'exercices permettant au lecteur de vérifier sa progression dans son étude. Ashlag est également l'auteur d'une série d'articles écrits, suivant ses termes, dans ``un langage scientifique" et destinés au grand public, aux ``religieux" comme aux ``laïques". Certains de ces articles parurent d'abord dans un journal qu'il avait créé, mais qui fut très rapidement interdit par les autorités du mandat anglais, pour avoir propagé une doctrine politique jugée trop proche du marxisme . Cette doctrine, sa relation avec l'engagement sioniste d'Ashlag et avec sa pensée cabalistique mériteraient une étude séparée. Je ne l'évoquerai pas plus ici. Ashlag est mort en 1955. Actuellement, sa pensée est étudiée dans plusieurs cercles cabalistes, surtout en Israël.

Venons en maintenant à la façon dont Ashlag comprend le texte du Ets Hayyim que nous avons cité ci-dessus.

En préambule à son commentaire de ce texte Ashlag nous met en garde . D'emblée il nous avertit qu'on ne parle pas de cosmologie. En effet, toute la science de la cabale traite de sujets purements abstraits qui n'appartiennent ni à l'espace, ni au temps. Il ne faut donc pas comprendre notre texte suivant ces catégories. Quel est donc ce temps que semble suggérer l'expression de Vital : `` Avant que ne soient émanés les émanés...." ? N'est-il pas question d'un temps ? Mais comment pourrait-on parler d'un temps avant toute création ? Ashlag nous enseigne quel est le sens général du mot ``temps" dans la cabale. Il s'agit toujours ``de changements de formes qui s'enchaînent les unes les autres". ``Avant" et ``après" signifient ``cause" et ``conséquence" au sens logique. Le temps dont il est question chez Louria, est d'après Ashlag, ce qui permet de repérer la place d'une forme dans un processus d'engendrement conceptuel. Le tsimtsoum ne doit donc pas être compris comme l'origine du monde dans un sens chronologique.

Ashlag donne un deuxième avertissement : le texte de Vital ne parle jamais de Dieu pris du point de vue de son essence. Dès le début du Ets Hayyim, au moment où il s'apprête à décrire le tsimtsoum, Vital parle de ``lumière supérieure". La ``lumière supérieure" n'est pas l'essence divine elle-même, mais son épanchement.

Poursuivant son commentaire, Ashlag soulève alors une difficulté : quelle est donc cette ``réalité" (metsiout) primordiale qui est ``remplie de lumière supérieure et simple" ? Autrement dit : quelle réalité peut précéder logiquement l'émanation et la création ? La réponse d'Ashlag est radicale. Cette réalité n'est pas Dieu mais le monde. Le monde se présente sous deux modalités différentes, selon qu'on le considère avant le tsimtsoum, en tant qu' En Sof, l'Infini, ou après, sous la forme des cinq mondes, de l'Homme Primordial jusqu'au Monde de l'Action. L'Infini dont parle la cabale n'est plus Dieu comme chez les autres cabalistes, mais une modalité du monde comme le précise Ashlag en commentant le texte de Vital. Comme le dit Vital, avant le tsimtsoum, l'Infini est rempli d'une lumière une et homogène. Pour Ashlag cela signifie qu'il ne contient aucun vide qui nécessiterait d'être comblé et, en d'autres termes, qu'aucun perfectionnement ne doit et ne peut y être opéré. Cela dit, Ashlag n'est pas panthéiste. Au delà de l'Infini, il y a encore un Dieu dont la cabale ne parle pas sauf comme origine du monde dans son infinie perfection. Alors que Dieu ou plus précisément le Créateur est la source de la lumière, l'Infini est le lieu qui la reçoit et en est parfaitement rempli. D'emblée, Ashlag se démarque de ses prédécesseurs : Dieu est le Créateur, source de la lumière primordiale, tandis que l'Infini n'est pas Dieu mais le monde, sous sa modalité idéale et parfaite. Ashlag opère donc un retournement radical de perspective par rapport à la cabale de ses prédécesseurs.

Avec le tsimtsoum, le monde perd sa perfection. Il apparaît alors sous sa deuxième modalité : sous la forme de cinq mondes. Ces mondes étant imparfaits, les actions réparatrices de l'homme y ont une place et constituent, par la perfection qu'elles instaurent, le sens ultime de la création. D'après Ashlag, c'est de cette réparation (tikkun) dont parle le Ets Hayyim, lorsqu'il énonce que la cause de la création des mondes est de ``manifester la perfection de ses actions, de ses noms et de ses attributs". Les ``actions" sont, selon lui, ``les réparations qui se déroulent et se produisent dans les mondes ..". On notera le paradoxe : en faisant perdre au monde sa perfection, le tsimtsoum rend possible un processus de réparation qui permet à la perfection de se manifester ! Pourquoi ce détour ? S'agit-il de revenir à la situation initiale où le monde était parfait ? Je reprendrai cette question à la fin de cet article.

Mais en quoi consiste le tsimtsoum ? Pour Ashlag, avant et après le tsimtsoum, deux volontés sont à l' tex2html_wrap157 uvre et même constitutives du monde : la volonté de donner et la volonté de recevoir. Ashlag désigne également la volonté de donner sous les noms de ``projet de la création" (makhshevet haberiah), de ``volonté de faire profiter les créatures". Mais pour que cette volonté puisse arriver à ses fins il faut quelqu'un pour recevoir ce qu'elle veut donner. Or, pour Ashlag, le fait qu'aucune contrainte ne peut exister dans les mondes supérieurs est un axiome. La volonté de donner implique donc l'existence d'une volonté de recevoir. Dans le langage de la cabale on dira que la volonté de donner est la ``lumière" (or) tandis que la volonté de recevoir est le ``réceptacle" (keli). Ashlag montre par une analyse raffinée les étapes par lesquelles la volonté de recevoir dérive de la volonté de donner. Elles aboutissent à la constitution d'une volonté de recevoir indépendante tout en structurant les mondes avant et après le tsimtsoum. Il y a 5 étapes, correspondant aux 5 ``personnes" (partsoufim) de la cabale de Louria. La cinquième personne porte le nom de Malkhout, la ``Royauté", caractérisé par une volonté de recevoir parfaitement constituée et indépendante, la ``volonté de recevoir pour recevoir" (ratson lekabel al menat lekabel).

La volonté de recevoir est la substance même de l'être créé. Elle le définit comme être séparé de Dieu. Mais cela est également déjà vrai, sous une certaine modalité, de l'Infini avant le tsimtsoum. Parce qu'une volonté de recevoir y est présente, on peut le qualifier d'émané et en parler. On distingue dans l'Infini deux volontés. La volonté de donner est la ``lumière de l'Infini", (or En Sof), tandis que la volonté de recevoir s'appelle ``Royauté de l'Infini", Malkhout de En Sof.

Mais attention ! On aurait tort de penser que dans l'Infini, avant le tsimtsoum, la différence de forme entre volonté de recevoir et volonté de donner tirerait réellement à conséquence en introduisant une différence hiérarchique. Ce n'est pas le cas : dans l'Infini, la volonté de recevoir est indissociable de celle de donner. D'après Ashlag, tel est le sens de la proposition célèbre du Pirkei De Rabbi Eliezer: ``Avant que le monde ne soit créé, Lui et Son Nom étaient un". Pour Ashlag, ``Lui" désigne la volonté de donner et ``Son Nom" celle de recevoir. Le nom d'une personne est indissociablement liée à la personne qu'il nomme. C'est par sa médiation qu'elle se manifeste. Il en est de même de la volonté de recevoir qui, dans l'Infini, permet à la volonté de donner de se manifester.

Précisons encore un peu plus la relation qui s'établit, dans l'Infini, entre la volonté de recevoir et celle de donner. Le point central entouré de lumière dont parle le texte que nous avons cité désigne dans l'Infini la volonté de recevoir, qui, avant le tsimtsoum, est totalement comblée par le bien infini que lui épanche la volonté de donner. Il n'y a, à ce stade, place pour aucun besoin. Tel est, selon Ashlag, le sens de l'expression `` En Sof", l'Infini .

L'Infini complètement rempli de lumière, sans défaut ni manque à combler, est un monde statique. Quel événement pourrait s'y produire ? Qu'est ce qui pourrait arriver aux créatures, c'est-à-dire à la volonté de recevoir, puisqu'elles n'ont rien à espérer de plus, ayant déjà tout?

Pour répondre à cette question, Ashlag, fait appel au principe ontologique fondamental selon lequel tout être désire ressembler à sa cause. La Royauté de l'Infini, être créé, n'échappe pas à ce principe. En acceptant l'épanchement de la lumière infinie qu'elle reçoit elle se séparerait complètement de sa cause qui est pur don. Pour lui ressembler, la Royauté de l'Infini désire donc donner. Ce n'est pas un manque à combler qui provoque ce désir de la Royauté. Bien au contraire, il résulte du trop plein d'être qu'elle ressent. Elle se trouve par là-même écartelée entre ce qui constitue sa raison d'être - le fait de recevoir un bien infini - et un désir d'aller au-delà de cet être en se rapprochant de sa cause.

C'est ainsi qu'Ashlag comprend le texte cité ci-dessus : ``lorsque monta à sa volonté simple" signifie ``lorsque la volonté de recevoir s'est élevée, en se raffinant et en s'attachant (à la lumière supérieure)". L'expression ``monta à sa volonté" ne signifie donc pas un mouvement à l'intérieur de la volonté comme chez Luzzato. Elle désigne le mouvement d'une volonté, de la volonté de recevoir (la Royauté de l'Infini) qui, ne se contentant pas de sa situation, veut s'élever pour se rapprocher de la lumière supérieure afin de se transformer en volonté de donner. Ashlag insiste sur le fait que ce mouvement vient d'un choix libre. Il le nomme ``embellissement (quichout) de la Royauté de l'Infini" et l'assimile à un bijou dont Royauté de l'Infini veut se parer. Ce libre choix, qui n'est motivé par aucun manque, est un mouvement de pure bonté antérieur à toute distinction entre le bien et le mal. Une telle distinction supposerait une hiérarchie de niveaux d'être qui est absente de l'Infini avant le tsimtsoum. Ce mouvement de ``montée" est le désir de se tourner vers autre que soi. Pour reprendre une expression d'E. Levinas, c'est un désir métaphysique.

Il est important de préciser que ce mouvement d'élévation ne conduit en aucune facon à une fusion de la Royauté de l'Infini avec Dieu. Une telle fusion signifierait la disparition totale de la volonté de recevoir. Ce n'est pas ce qui se passe dans le processus du tsimtsoum. Le désir d'attachement à la lumière, de ``devekout", reste un désir et la séparation persiste. La volonté de recevoir ne peut être annulée par le tsimtsoum car cela signifierait que personne ne recevrait la lumière et cela irait à l'encontre du ``projet de la création". La volonté de recevoir est seulement contractée comme le dit le texte de Vital : ``Voilà alors, il se contracta lui même, l'Infini, au point central qui est en lui, vraiment au milieu". La volonté de recevoir est seulement mise de coté, pour un temps. Plus tard elle revêtira une nouvelle forme : celle de recevoir en vue de donner. Nous y reviendrons dans un instant.

Conéquence immédiate du tsimtsoum de Royauté de l'Infini, La lumière se retire de tout l'Infini. En effet, comme il ne saurait y avoir de contrainte dans l'Infini, si la volonté de recevoir qui y est présente ne veut plus s'exercer, l'Infini ne peut plus recevoir. C'est ainsi qu'Ashlag explique la suite du texte de Vital : ``Et il contracta cette lumière, qui s'éloigna sur son pourtour, autour du point central". Le tsimtsoum consiste donc en deux événements qui se produisent simultanément : le premier concerne la volonté de recevoir qui se contracte. Le deuxième est un retrait de la lumière du l'Infini. Ashlag insiste sur le fait que le tsimtsoum n'affecte pas la lumière elle même. Il la dissimule seulement aux créatures, car ces dernières ne voulant pas recevoir, la volonté de donner ne peut être effective. Les créatures ne peuvent donc pas percevoir la lumière. De leur point de vue tout se passe comme si elle avait disparu.

La pensée d'Ashlag opère donc une synthèse entre une position de type allégoriste et une position de type réaliste. La contraction de la volonté de recevoir est une réalité de la création. En revanche, le retrait de la lumière ne touche pas la volonté de donner. Il n'en est que la dissimulation. Refusant de recevoir, la créature ne peut percevoir la volonté de donner. Le tsimtsoum a ainsi deux aspects : un aspect réaliste et un autre que l'on peut qualifier d'idéaliste.

Conséquence de la contraction de la lumière, ``elle s'éloigne autour du point central". De quel éloignement s'agit-il ? Il ne se produit pas dans l'espace physique, bien entendu. Pour Ashlag, l'éloignement de la lumière sur le pourtour de l'Infini signifie qu'avec le tsimtsoum, la différence de forme entre volonté de donner et volonté de recevoir va tirer à conséquence. Avant le tsimtsoum, il y avait bien une différence entre ces deux volontés mais, comme nous l'avons dit, cela n'avait pas de conséquence. Tel n'est plus le cas après le tsimtsoum. La volonté de recevoir et celle de donner se sont éloignées l'une de l'autre.

Que se passe-t-il donc après le tsimtsoum ? La situation où l'Infini est vide de lumière ne peut persister car dans ce cas, la création perdrait son sens. La lumière va donc revenir dans ce vide, mais cette fois, canalisée, sous la forme d'une ligne lumineuse, d'un épanchement limité. Une hiérarchisation entre niveaux d'être se constitue également. En effet, ce qui était un choix libre de la Royauté de l'Infini devient obligation. La Royauté de l'Infini avait refusé de recevoir pour elle même, par désir métaphysique. Maintenant recevoir pour soi fait l'objet d'un interdit. Deux hiérarchies de mondes se constituent. Dans l'une, les créatures ne reçoivent qu'en vue de donner, c'est-à-dire de manière désintéressée. Ces mondes sont ceux du Bien. Dans l'autre hiérarchie, les créatures reçoivent pour elle-mêmes, ce sont les mondes du Mal. Le mal, pour Ashlag, se définit donc essentiellement comme volonté de recevoir pour soi, et pour soi seulement, c'est-à-dire comme égoïsme. Le processus de réparation des mondes consistera à opérer dans cette deuxième hiérarchie, une transformation de la volonté de recevoir pour soi en volonté de recevoir pour donner (ratson lekabel al menat lehashpia). Précisons à nouveau, qu'au terme de cette réparation, la volonté de recevoir n'a pas disparu : elle s'est transformée.

Le bien et le mal apparaissent donc lors du tsimtsoum. Il ne s'agit pas d'une révélation d'un mal qui aurait déjà existé auparavant, noyé et invisible dans le bien. Les spécialistes de la cabale lourianique ont trop eu tendance à voir le tsimtsoum et plus généralement l'histoire du monde, comme une purification en Dieu, grâce à laquelle le mal et le bien initialement présents ensemble en Dieu se seraient séparés. A cet égard, certains textes des élèves de Louria pourraient peut être prêter à confusion. Chez Ashlag il n'en est rien. En effet, comme nous l'avons vu, ni le bien ni le mal n'existaient avant le tsimtsoum. Il n'y avait qu'une bonté infinie et, indissociablement, pour que cette bonté puisse être effective, une volonté de recevoir.

Résumons l'essentiel de notre propos. Ashlag perçoit dans la structure même de notre monde, l'existence d'une contradiction fondamentale. Deux volontés y sont à l' tex2html_wrap157 uvre : la volonté de donner et la volonté de recevoir. La volonté de recevoir, conséquence inévitable de la volonté de donner, recèle une indignité. Le tsimtsoum décrit par Louria, se produit dans le monde et permet de trouver une solution à cette contradiction. Le tsimtsoum est l'origine de la morale. Il amorce l'histoire du monde dont la finalité est la constitution d'une forme nouvelle, la volonté de recevoir en vue de donner. Cette forme n'était pas présente initialement dans l'Infini. La perfection qui émerge à l'issue de la réparation est donc différente de celle qui était présente avant le tsimtsoum. L'histoire a un sens positif. Elle n'est pas seulement un moyen de retourner à une perfection originelle.

Pour Ashlag, ce qui est à comprendre n'est pas tant l'origine de l'être que celle de l'être moral, qui, pour lui, est au-delà de l'être. Avec toutes les réserves qui s'imposent, on pourrait trouver là une convergence avec ce que E. Levinas écrit dans Totalité et Infini :

``La merveille de la création ne consiste pas seulement à être création ex nihilo, mais à aboutir à un être capable de recevoir une révélation, d'apprendre qu'il est créé et à se mettre en question. Le miracle de la création consiste à créer un être moral."


Publié par Eloah à 11:17:16 dans Kaballe | Commentaires (0) |

Mysterium Magnum | 18 février 2007





MYSTERIUM MAGNUM

Jacob Boehme
Extrait du chap. II, trad. Nicolas Berdiaeff






6. Si je ramasse une pierre ou une motte de terre et que je les regarde, j'y aperçois le supérieur et l'inférieur, j'y aperçois même le inonde entier, à cela près que dans chaque chose isolée prédomine une propriété d'après laquelle elle est d'ailleurs nommée. Mais toutes les autres propriétés s'y trouvent également mélangées, avec cette réserve qu'elles le sont clans différentes proportions et principes. Néanmoins, toutes les proportions et molécules ne forment qu'une molécule unique : et c'est une racine unique de laquelle tout provient et elle ne se distingue que par la manière plus ou moins compacte dont elle est coagulée : son origine est pour ainsi dire une vapeur ou un bouillonnement du grand Mystère du Verbe exprimé qui est en tous lieux réexprimé et qui représente chaque fois qu'il résonne à nouveau une figure de Lui-même, un être d'après l'esprit.


7. Mais nous ne pouvons dire par contre que le monde extérieur est Dieu ou le Verbe parlant, lequel existe en soi sans avoir besoin d'un tel être, pas plus que ne l'est l'homme extérieur ; mais tout cela n'est que le Verbe exprimé qui, en se ressaisissant lui-même (pour parler lui-même), s'est ainsi coagulé et reste coagulé avec les quatre éléments, grâce à l'esprit du désir (ou des étoiles) et pénètre dans une telle existence et vie, de même que le Verbe éternellement parlant accomplit en lui un Mystère (qui est spirituel), lequel Mystère représente la cellule-mère de la nature éternelle, étant donné que le Verbe éternellement parlant s'engendre et crée en lui-même un monde spirituel, de la même manière que nous sommes, dans le Verbe exprimé, un monde matériel.
8. Car je dis que le monde intérieur est le ciel dans lequel habite Dieu et que le monde extérieur est exprimé à partir du monde intérieur et qu'il e une autre origine que le monde intérieur et que pourtant il provient de ce dernier. Il a été exprimé à partir du monde intérieur (par un mouvement du Verbe éternellement parlant) et a été posé entre un commencement et une fin.


9. Et le monde intérieur se trouve dans le Verbe éternellement parlant : le Verbe éternel l'a de toute éternité fait passer en Être - et ceci est un grand Mystère - à partir de sa force, de sa couleur et de sa vertu (grâce à la sagesse) ; lequel être n'est d'ailleurs autre qu'une exhalation du Verbe dans la sagesse, Verbe qui possède en lui-même (pour sa génération) son ressaisissement et avec ce saisissement se coagule également et prend des formes, semblablement à la génération du Verbe éternel; de même que les forces, couleurs et vertus s'engendrent dans le Verbe (par la sagesse) ou, si je puis m'exprimer ainsi, naissent de la sagesse dans le Verbe.


10. C'est pourquoi aux yeux de Dieu rien n'est près et rien n'est loin, un monde est dans l'autre et tous ne représentent pourtant que le monde unique ; mais l'un est spirituel, l'autre est corporel, de même que l'organisme et l'âme sont l'un dans l'autre, de même qu'également le temps et l'éternité ne sont qu'une seule et même chose, niais avec des commencements différents. Le inonde spirituel à l'intérieur a un commencement éternel et l'extérieur un temporel : Chacun a sa naissance en soi ; mais le Verbe éternellement parlant règne par tout el ne veut se laisser étreindre ni saisir par le monde spirituel pas plus que par le monde extérieur au point de s'arrêter. Il agit d'éternité en éternité et c'est son produit qui est saisi. Car ce dernier est le Verbe qui a pris forme et le principe agissant est sa vie - donc insaisissable - car il est hors de tout être, il est uniquement une intelligence ou une force qui pénètre dans des êtres.

Philosophie hermétique

Publié par Eloah à 19:02:24 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

Cosmogonie et psychologie – L’évolution de l’âme | 09 février 2007



Cosmogonie et psychologie – L'évolution de l'âme


L'univers visible, disait Pythagore, le ciel avec toutes ses étoiles n'est qu'une forme passagère de l'âme du monde, de la grande Maïa, qui concerne la matière éparse dans les espaces infinis, puis la dissout et la parsème en fluide cosmique impondérable. Chaque tourbillon solaire possède une parcelle de cette âme universelle, qui évolue dans son sein pendant des millions de siècles, avec une force d'impulsion et une mesure spéciale. Quant aux puissances, aux règnes, aux espèces et aux âmes vivantes qui apparaîtront successivement dans les astres de ce petit monde, elles viennent de Dieu, elles descendent du Père ; c'est-à-dire qu'elles émanent d'un ordre spirituel immuable et supérieur, ainsi que d'une évolution matérielle antérieure, j'entends d'un système solaire éteint. De ces puissances invisibles, les unes, absolument immortelles, dirigent la formation de ce monde, les autres attendent son éclosion dans le sommeil cosmique ou dans le rêve divin, pour rentrer dans les générations visibles, selon leur rang et selon la loi éternelle. Cependant, l'âme solaire et son feu central, que meut directement la grande Monade, travaille la matière en fusion. Les planètes sont filles du soleil. Chacune d'elles, élaborée par les forces d'attractions et de rotations inhérentes à la l'âme solaire et a son caractère distinct, son rôle particulier dans l'évolution. Comme chaque planète est une expression diverse de la pensée de Dieu, comme elle exerce une fonction spéciale dans la chaîne planétaire, les anciens sages ont identifié les noms des planètes avec ceux des grands dieux, qui représentent les facultés divines en action dans l'univers.

Les Esséniens professaient le dogme essentiel de la doctrine orphique et pythagoricienne, celui de la préexistence de l'âme, conséquence et raison de son immortalité. « L'âme, disaient-ils, descendu de l'éther le plus subtil et attirée dans le corps par un certain charme naturel, y demeure comme dans une prison ; délivrée des liens du corps comme d'un long esclavage, elle s'envole avec joie. » (Josèphe, A. J. H., 8).

« Pour l'âme qui vient du ciel, la naissance est une mort » avait dit Empédocle, cinq cent ans avant le Christ. Quelque sublime que soit un esprit, une fois englouti dans la chair, il perd temporairement le souvenir de tout son passé ; une fois saisi dans l'engrenage de la vie corporelle, le développement de sa conscience terrestre est soumis aux lois du monde où il s'incarne. Il tombe sous la force des éléments. Plus haute fut son origine, plus grand sera l'effort pour recouvrer ses puissances endormies, ses innéités célestes et prendre conscience de sa mission.



Publié par Eloah à 23:35:14 dans : Sagesse | Commentaires (0) |

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La matière n'est rien sans l'esprit, mais sans matière l'esprit ne peut se manifester ........................................................................................................................................... ........................................................................................................................................ La manifestation de votre corps de Lumière et l'expression de votre coeur par votre centre..........................................................................................................................................................................

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