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EST
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Ne crois pas que l'homme est d'origine terrestre,
même s'il croit provenir de la Terre.
L'homme est un esprit qui provient de la Lumière.
Mais tant qu'il n'en a pas conscience,
il ne peut être libre.


Hermès Trismegiste - Les Tables d'Emeraude - Tablette IX








Saches que tu es le MAÎTRE.
Le monde des apparences et toutes les illusions qui se présentent devant toi proviennent du dedans .
Tu en es le Créateur.
Alors continue à grandir dans le royaume de la clarté et garde tes pensées dans la Lumière.
Tu es UN avec le Cosmos, une flamme et un enfant de la Lumière.
En toi, se trouve ta connexion avec le TOUT RAYONNANT DE LUMIERE.
C'est pourquoi, je te mets en garde : ne laisse pas tes pensées s'égarer vers la croyance que la Lumière provient de l'extérieur de toi

Hermès Trismégiste,Les Tables d'Emeraude- Tablette VII





Puisse l'ordre de la Manifestation
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MANUEL DE LA PIERRE DES PHILOSOPHES | 11 février 2008

MANUEL DE LA PIERRE DES PHILOSOPHES

THEOPHRASTE PARACELSE


II faut savoir comment la Pierre des Philosophes, que nous appelons Baume perpétuel et parfait, se prépare et comment son action se manifeste. Prenons un exemple commun, le feu, et disons comment il nous apparaît et comment sa chaleur se manifeste : le feu est excité par la silice ; mais, ce feu ne se manifeste s'il n'est mis en contact avec une matière amie, bois, résine, huile ou autre corps facilement inflammable. Et plus on lui fournira de matière inflammable plus il sera violent. De même, la Pierre des Philosophes ou Baume perpétuel ne manifeste sa puissance que lorsqu'elle est en contact avec le corps humain. Si cette Pierre est préparée avec la matière voulue et conformément aux principes de la Philosophie, elle renouvelle et restaure les organes de la vie, comme le bois qu'on apporte réveille le feu qui se meurt.

Il est clair que la matière de ce Baume qui guérit le corps humain de tous les accidents est complexe. Aussi, avant de trouver la vraie matière, faut-il longuement travailler, et, lorsqu'on l'a trouvée, faut-il la manier soigneusement et s'en servir avec prudence et modération. Dans ces conditions seulement cette Médecine purgera le sang de ses diverses impuretés et rendra la santé.

Le médecin probe doit posséder la vraie science et ne pas être ambitieux.; il ne doit pas aimer la pompe et les discussions, se fier à l'apothicaire, il doit connaître les maladies et les indispositions. Or, vous, médecins ineptes, vous soignez vos malades à l'aide seul de votre orgueil et de votre ignorance ! Un tel péché ne devrait pas rester impuni. C'est un crime prémédité et, commis dans le but de voler d& l'argent. Ces médecins qui se disent savants ne connaissent pas les remèdes qu'ils prescrivent et ne savent pas comment l'apothicaire doit les préparer. Et l'apothicaire les connaît encore bien moins.

A la vérité. Docteurs et Apothicaires ne s'occupent point de la santé de leurs clients, ils ne pensent qu'à emplir leur bourse. Lorsque eux-mêmes sont malades, ils ne prennent pas les remèdes qu'ils prescrivent aux autres. Aussi, importe-t-il de dénoncer ces crimes. Mais, je crains bien que ces chiens enragés ne se laissent pas mater facilement.

Pour revenir à mon sujet (dont m'a écarté l'intérêt que je porte aux pauvres malades) je vais dire comment il faut préparer la Pierre des Philosophes et comment s'en servir. Sachez donc que beaucoup d'anciens ont décrit la matière de la Pierre en paroles allégoriques dans le but d'abuser les hommes inintelligents. Ensuite, Galien remplaça ces histoires par ses folies. Et ces folies sont si bien ancrées dans les pauvres cerveaux qu'elles subsistent encore. Or, dis-moi, médecin de l'école de Galien, d'où vient ta doctrine? As-tu déjà guéri la lèpre, l'hydropisie ? Tu te tais, tu ne sais que répondre, tu es forcé de reconnaître Théophraste pour maître. Si tu veux vraiment t'instruire, lis ce que j'écris, et tu comprendras que le corps humain n'a point besoin de tes herbes.

Quant à tes pilules, elles n'agiront sur le corps que lorsque tu l'auras purgé de ses impuretés. Sinon, elles feront autant de mal que de bien. Il est donc préférable de ne pas s'en servir. Tes sirops ne servent à rien non plus, leur goût amer et répugnant amène des nausées, ils aggravent le mal, causent des douleurs, opèrent par des moyens contraires à la nature. Je ne parle môme pas de tes autres médicaments absurdes et idiots.

Si nous voulons imiter la Nature et employer une médecine naturelle, cherchons ce qu'il y a de meilleur pour conserver la santé. Les métaux ont une grande affinité avec le corps humain, ils peuvent agir efficacement sur lui. Car, comme l nomme, ils sont formés de Soufre, de Mercure et de Se] occultes. Appliquer le Semblable au Semblable voilà le grand secret de la médecine, voilà l'Arcane.

J'ai déjà dit, dans mes autres livres, comment le Soufre, le Mercure et le Sel forment les métaux. Je ne parlerai donc ici que de la Pierre des Philosophes.

Sache donc que de la plus petite chose on peut tirer une autre chose. Chaque chose est formée, engendrée, multipliée et détruite selon sa nature, on peut voir ce qu'elle a été et ce qu'elle sera, et les accidents qui lui arriveront ne seront dus qu'à ses imperfections originelles. La nature seule peut guérir le mal causé par ces accidents ; le feu ne le pourrait. Pourtant, la Pierre des Philosophes le peut aussi. Si tu veux employer la vraie matière dans la confection de la Pierre, il faut chasser de cette matière les impuretés, et foi mer de cette matière et de sa correspondante une troisième matière. La matière de la Pierre est naturellement imparfaite ; et, imparfaite, elle ne peut faire ce qu'elle fera, une fois parfaite ; pas préparée, elle ne donne qu'un ouvrage à moitié achevé ; elle a besoin pour le parachever de sa correspondante. Le microcosme nous fournit un exemple, le principe vital de l'homme qui ne peut parachever son œuvre tant qu'il n'a été mis en contact avec sa matière correspondante, c'est-à-dire avec le principe féminin.

Il faut d'abord réduire là Pierre en sa matière première, il faut que sa partie interne devienne sa partie externe et vice versa. Ainsi dégagée, cette semence pourra se réunir à l'autre dans le vase voulu ; le feu les y rendra pins parfaites et leur donnera la faculté de restaurer le corps humain ou purifier les métaux. C'est le Mystère de la nature, et tout médecin devrait le connaître. Pour parler pins clairement de la matière et de la préparation de cette précieuse médecine, je dirai aux fils de la doctrine aimant la vérité qu'ils doivent savoir ceci : La Nature a engendré une certaine chose dans laquelle sont mystérieusement cachés 1, 2, 3, dont la vertu conserve ta santé, chasse les imperfections, protège la vieillesse.

An sujet de la préparation de cette médecine, Galien, Rasés et leurs successeurs ne savent rien. Cette préparation, en effet, n'est pas la même que celle des pilules, et les vaches suisses ne peuvent
la comprendre. Et puis, les opérations de cette préparation sont presque célestes. Cette médecine purifie et restaure les métaux, ainsi que je l'ai dit dans mes Archidoxes. Que celui qui a des oreilles entende, qu'il cherche si Théophraste dit la vérité ou des mensonges, s'il parle en démon ainsi que toi, sophiste idiot.

 Préparation de la Matière de la Pierre.

Prends de l'électre en limaille, mets-le dans son sperme afin de le laver de ses impuretés, purge le par l'antimoine selon la méthode alchimique. Ensuite, résous dans l'estomac d'une autruche rendue plus forte par l'âcreté d'un aigle. Lorsque l'électre sera consommé, tu n'oublieras pas de le ramener à son essence spirituelle qui est transparente et semblable à l'ambre. Puis, ajoute d'électre la moitié de ce que tu avais mis dans l'aigle étendu ; sors le fréquemment de l'estomac d'autruche : tu obtiendras ainsi l'électre spirituel.

Quand l'estomac d'autruche sera fatigué, il faudra lui redonner des forces. Quand il aura perdu son âcreté, tu ajouteras do la quintessence de tartre en quantité suffisante pour que sa partie rouge forme un dépôt de l'épaisseur de quatre doigts. Répète l'opération jusqu'à ce qu'il devienne blanc. Cela fait, sublime: ainsi, l'électre atteint la blancheur de l'aigle exalté et est transmuté.

Voilà la préparation de notre médecine. Cette médecine servira dans toutes les maladies où la médecine ordinaire ne peut servir. Selon l'usage que tu en voudras faire, tu la transformeras en eau, en huile ou en poussière rouge.

En vérité, je te le dis : le meilleur fondement de la médecine est dans l'électre. Sans doute, dans les autres minéraux il y a aussi de grands arcanes, mais, outre le long travail que ces arcanes exigent pour en être tirés, ils sont souvent plus dangereux qu'utiles. Le médecin doit savoir tout cela.

Les médecins de l'école de. Galien, qui consultent, non l'expérience, mais leur seule sottise, disent que l'électre est un poison. Je concède que, pendant sa préparation, il est an poison. Mais, il n'est point démontré qu'après sa préparation il le demeure : car la nature (bien que certaines têtes de gazelle ne veulent pas le comprendre) incline toujours vers la perfection ; à plus forte raison inclinera-t-elle vers la perfection si on lui adjoint l'art. Bien plus, je concède qu'après la préparation l'électre est encore un poison, et poison plus violent qu'avant la préparation : eh bien, étant donné que le semblable cherche son semblable, ce poison va s'attacher aux maladies incurables, non pour leur permettre de suivre leur cours et de nuire, mais pour s'emparer de son semblable, l'absorber jusqu'à la racine et le nettoyer comme le savon nettoie l'étoffé. Aussi, ce venin, comme tu l'appelles, est-il plus efficace que ton axonge dont se servent les médecins de l'école de Galien. L'arcane qui se cache dans notre médicament renferme une Essence qui ne peut être comparée à aucun poison et diffère de l'argent vif dont tu as coutume de te servir, autant que le ciel diffère de la terre. C'est pourquoi cette médecine est appelée médecine bénite de Dieu et n'est pas révélée à tous.

Je ne suis pas né pour le repos ni pour la paresse. Ce n'est pas dans un vase de nuit, c'est en me promenant, en vagabondant, comme tu dis dédaigneusement, et grâce à un long travail que j'ai trouvé ce secret. Toi, tu tiens ta science des grimoires poussiéreux de nigromantie.

 Suite et fin de la préparation.

Ton électre détruit comme il a été dit, si tu veux continuer et arriver au but, prends d'électre détruit et rendu volatil la quantité que tu désires parfaire, mets-la dans l'Œuf philosophique, scelle-le de façon à ce que rien ne s'évapore, laisse l'Œuf dans l'Athanor jusqu'à ce que, de lui-même, sans aucune addition, l'électre commence à se résoudre, comme l'île qui au milieu de la mer se désagrège chaque jour, et devienne finalement noir. Cette couleur noire est l'oiseau qui, la nuit, yole sans ailes et auquel la première rosée céleste donne, par coction, ascension et descension, la couleur noire de la tête du corbeau ; la tête du corbeau est remplacée par la queue du paon, puis, par les plumes du cygne : enfin, arrive la couleur rouge qui est la marque de la nature du feu, lequel feu chasse toutes les maladies du corps et ranime les membres froids.

Selon l'opinion de tous les Philosophes, cette préparation ne demande qu'un vase, qu'un fourneau, qu'un feu.

Ainsi, cette médecine est parfaite et presque céleste ; elle restaure le corps humain et débarrasse les métaux de toutes leurs impuretés ; personne ne peut atteindre et comprendre un tel arcane sans l'aide de Dieu.

Mais, sache que cet électre n'aura point d'effet s'il n'a parcouru 3 fois le cercle des 7 au nombre 21. Aussi, dois-tu, lorsque tu détruis ton électre et le rends spirituel, te servir de l'arcane du tartre pour enlever les impuretés. Cet arcane ne demeurera pas, mais il aura aidé à atteindre le nombre voulu. C'est ainsi que, de lui-même, dans l'œuf philosophique, le feu se transforme en eau philosophique, que les Philosophes appellent eau visqueuse. Il m'est défendu d'écrire certaines choses touchant ce mystère. Cet art est, en effet, un don de Dieu. Ainsi soit-il.

 Usage de la Pierre.

Je dois dire, maintenant, comment il faut employer cette médecine. Sache donc qu'il faut la prendre à très petite dose, et dans du vin ou autres liquides semblables.

Il me reste encore à donner la raison de l'obscurité que beaucoup relèveront dans mes écrit». Cette raison c'est qu'il ne faut pas donner des perles aux cochons ni une longue queue aux chèvres. La nature ne leur en a pas donné. Dieu a révélé le secret à assez de gens. Moi, j'écris pour l'initié.

Si tu suis ma recette, ta médecine sera semblable à l'air qui pénètre tout et est partout, elle chassera les maladies et apportera la santé. C'est la source du véritable or potable. Ce livre doit toujours être consulté par le fils de la Doctrine. Qu'il soit rendu grâce à Dieu. Ainsi soit-il.


Fin du Manuel de la Pierre des Philosophes.

Publié par Eloah à 09:09:42 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

Quelques livres et sites esoteriques | 11 février 2008

Le KYBALION :

 http://pagesperso-orange.fr/jean-paul.barriere/Babaji/kybal1.htm

le PSAUTIER D'HERMOPHILE :


http://hdelboy.club.fr/psautier_hermophile.html

 Le Grand Oeuvre de Grillot de Givry

http://membres.lycos.fr/theaph/textes/Mystmagn.pdf



les 50 merveilleux secrets de l'alchimie de G. PHANEG (avec une étude préface de Papus)

à télécharger
http://www.megaupload.com/?d=ZYYUTGCW

Le Mutus Liber est un livre muet, car il n'a pas était écrit, il contient juste un nombre de planche dessinée représentant le parcours mystique de l'alchimiste.

Ce site vous propose toutes les planches du Mutus Liber avec les explications de chacune d'elles :

http://perso.orange.fr/pensee.sauvage/L2/alchimie/mutus.htm

 



Voici la liste des textes hermétiques sur l'alchimie métallique et l'alchimie interne à télécharger....pour ceux que celà intérressent...

http://perso.orange.fr/chrysopee/somalc.htm

Publié par Eloah à 09:08:51 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

The Magistery parfait | 11 février 2008

un extrait du travail principal d'Eirenaeus Philalethes a été édité la première fois en tant que le palatium de regis d'occlusum d'annonce d'apertus d'Introitus, Amsterdam, 1667 et quelques ans après publiés dans un reveal'd de secrets d'édition en anglais : ou, une entrée ouverte au fermer-palais du roi, Londres 1669. Elle a été incluse dans Cardilucius, Magnalia médico-chymica, Nurnberg, 1676, dans le reformatum de hermeticum de Musaeum et l'amplificatum, Francfort, 1678, et dans le curiosa de chemica de Bibliotheca de l'abrégé de Manget, 1702.
[Transcrit par Jerry Bujas.]



CHAPITRE XI
Pour ce qui concerne la découverte du Magistery parfait


Il y a ceux qui pensent que cet art a été découvert la première fois par Solomon, ou plutôt donné à lui par révélation divine. Mais bien qu'il n'y ait aucune raison de douter de que si sage et profondément appris un souverain a été mis au courant de notre art, pourtant nous nous avérons justement savoir qu'il n'était pas le premier pour acquérir la connaissance. Elle a été possédée par Hermes, l'Egyptien, et un autre Sages avant lui ; et nous pouvons supposer qu'ils ont cherché la première fois une exaltation simple des métaux imparfaits dans la perfection majestueuse, et qu'il était au début leur effort de développer le mercure, qui est les la plupart aime à l'or dans son poids et propriétés, dans l'or parfait. Ceci, cependant, aucun degré d'ingéniosité pourrait effectuer par n'importe quel feu, et la vérité s'est graduellement cassée sur leurs esprits qu'une chaleur interne a été exigée aussi bien qu'externe. Ainsi ils ont rejeté des fortis d'aqua et tous les dissolvants corrosifs, après de longues expériences avec la même chose -- également tous les sels, sauf que la sorte qui est la première substance de tous les sels, qui dissout tous les métaux et coagule le mercure, mais pas sans violence, d'où ce genre d'agent est de nouveau entier séparé, dans le poids et la vertu, des choses il est appliqué à. Ils ont vu que la digestion du mercure a été empêchée par certaines crudités aqueuses et crasse terreuse ; et que la nature radicale de ces impuretés a rendu leur élimination impossible, à moins que par l'inversion complète du composé de totalité. Ils ont su que le mercure deviendrait fixe s'il pourrait être libéré de leur présence défilante -- car il contient le soufre de fermentation, qui est seulement gêné par ces impuretés de coaguler le corps mercuriel de totalité. Longuement elles ont découvert que le mercure, dans les entrailles de la terre, a été prévu pour devenir un métal, et que le processus du développement a été seulement arrêté par les impuretés desquelles il était devenu corrompu. Ils ont constaté que ce qui devrait être en activité dans le mercure était passif ; et que son infirmité ne pourrait pas n'être remédiée à par aucun moyen, excepté l'introduction d'un certain principe analogue d'en dehors. Un tel principe qu'il a découvert en soufre métallique, qui a remué vers le haut du soufre passif dans le mercure, et en s'alliant avec lui, a expulsé les impuretés susmentionnées. Mais en cherchant à accomplir ceci pratiquement, ils ont été rencontrés par une autre grande difficulté. Pour que ce soufre pourrait être efficace en épurant le mercure, il était indispensable qu'il devrait lui-même être pur. Tous leurs efforts de l'épurer, cependant, ont été condamnés à l'échec. Longuement ils ont rappelé de eux qu'il pourrait probablement trouver quelque part en nature en état épuré -- et leur recherche a été couronnée avec le succès. Ils ont cherché le soufre actif dans un état pur, et trouvé lui adroit caché dans la Chambre de la RAM. Ce soufre s'est mélangé le plus ardemment avec la progéniture de Saturne, et l'effet désiré a été rapidement produit -- après que le venin malin de « air » de mercure ait été gâché (comme déjà déterminé à une certaine longueur) par les colombes de Venus. Alors la vie a été jointe à la vie au moyen du liquide ; le sec a été humidifié ; le passif a été remué dans l'action par l'actif ; les morts ont été rétablis par la vie. Les cieux en effet ont été temporairement opacifiés plus de, mais après un déluge copieux de pluie, la sérénité a été reconstituée. Le mercure a émergé dans un état hermaphrodite. Alors ils l'ont placé dans le feu ; à aucun à long terme ils ont réussi à le coaguler, et dans sa coagulation ils ont trouvé le soleil et la lune dans un état le plus pur. Alors ils ont considéré que, avant sa coagulation, ce mercure n'était pas un métal, puisque, sur être volatilisée, il n'a laissé aucun résidu au fond du navire de distillation ; par conséquent ils l'ont appelé or non échu et leur argent vivant (ou rapide) qu'il s'est également produit à eux que si de l'or étaient semés, car il étaient, dans le sol du son la propre première substance, son excellence serait probablement augmentée ; et quand ils ont placé l'or là-dedans, le fixe a été volatilisé, dur ramolli, coagulé dissous, à la stupéfaction de la nature elle-même. Pour cette raison ils wedded ces deux entre eux, mis leur dans un distillateur au-dessus du feu, et pendant beaucoup de jours a réglé la chaleur selon les conditions de la nature. Ainsi les morts ont été rétablis, le corps délabré, et a a amélioré l'esprit s'est levé de la tombe ; l'âme a été exaltée dans la quintessence -- la médecine universelle pour des animaux, des légumes, et des minerais.

source : The alchemy web site

Publié par Eloah à 09:05:42 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

Lettre aux vrais disciples d'Hermès | 11 février 2008

Lettre aux vrais disciples d'Hermès
(Appendice au Triomphe Hermétique de Limojon de Saint-Didier, 1699)
Transcribed by Philippe Laurent





LETTRE AUX VRAIS DISCIPLES D'HERMÈS CONTENANT SIX PRINCIPALES CLEFS DE LA PHILOSOPHIE SECRÈTE

(Appendice au Triomphe Hermétique de Limojon de Saint-Didier, 1699)
Si j'escrivois cette lettre pour persuader la verité de nôtre Philosophie à ceux, qui s'imaginent qu'elle n'est qu'une vaine idée, et un pur Paradoxe, je suivrois l'exemple de plusieurs maîtres en ce grand art; je tâcherois de convaincre de leurs erreurs ces sortes d'esprits, en leur demontrant la solidité des principes de notre science, appuyés sur les loix, et sur les operations de la nature, et je ne parlerois que legerement de ce qui regarde sa pratique; mais comme j'ay un dessein tout different, et que je n'escris que pour vous seuls, sages Disciples d'Hermes, et vrays Enfans de l'art, mon unique but est de vous servir de guide dans une route si difficile à suivre. Nostre pratique en effet est un chemin dans les sables, où l'on doit se conduire par l'estoile du Nord, plutost que par les vestiges qu'on y voit imprimés. La confusion des traces, qu'un nombre presqu'infini de personnes y ont laissées, est si grande, et on y trouve tant de differents sentiers, qui menent presque tous dans des deserts affreux, qu'il est presque impossible de ne pas s'égarer de la veritable voye, que les seuls sages favorisés du Ciel, ont heureusement sçeu deméler, et reconnoistre.
Cette confusion arréte tout court les enfans de l'art, les uns dez le commencement, les autres dans le milieu de cette course Philosophique, et quelques uns mesme lors qu'ils aprochent de la fin de ce penible voyage, et qu'ils commencent à decouvrir le terme heureux de leur entreprise; mais qui ne s'aperçoivent pas, que le peu de chemin, qui leur reste à faire, est le plus difficile. Ils ignorent que les envieux de leur bonheur ont creusé des fosses, et des precipices au milieu de la voye, et que faute de sçavoir les détours secrets, par où les sages evitent ces dangereux pieges, ils perdent malheureusement tout l'avantage qu'ils avoient acquis, dans le mesme temps, qu'ils s'imaginoient d'avoir surmonté toutes les difficultez.
Je vous avouë sincerement, que la pratique de nostre art est la plus difficile chose du monde, non par raport à ses operations, mais à l'égard des difficultés qu'il y a, de l'apprendre distinctement dans les livres des Philosophes: car si d'un côté elle est appellée avec raison, un jeu d'enfans; de l'autre elle requiert en ceux, qui en cherchent la verité par leur travail et leur estude, une connoissance profonde des Principes, et des operations de la nature dans les trois genres; mais particulierement dans le genre mineral et metallique. C'est un grand point de trouver la veritable matiere, qui est le sujet de nostre oeuvre; il faut percer pour cela mille voiles obscurs, dont elle a esté envelopée; il faut la distinguer par son propre nom, entre un million de noms extraordinaires, dont les Philosophes l'ont diversement exprimée; il en faut comprendre toutes les proprietés, et juger de tous les degrés de perfection, que l'art est capable de lui donner; il faut connoître le feu secret des sages qui est le seul agent qui peut ouvrir, sublimer, purifier, et disposer la matiere à estre reduite en eau; il faut penetrer pour cela jusques à la source divine de l'eau celeste, qui opere la solution, l'animation, et purification de la pierre; il faut sçavoir convertir nostre eau metallique en huile incombustible par l'entiere solution du corps, d'où elle tire son origine, et pour cet effet, il faut faire la conversion des elemens, la separation, et la reunion des trois principes; il faut apprendre comment on doit en faire un Mercure blanc et un Mercure citrin; il faut fixer ce Mercure, le nourrir de son propre sang, afin qu'il se convertisse en soufre fixe des Philosophes. Voilà quels sont les points fondamentaux de nôtre art; le reste de l'oeuvre se trouve assés clairement enseigné dans les livres des Philosophes, pour n'avoir pas besoin d'une plus ample explication.
Comme il y a trois regnes dans la nature, il y a aussi trois medecines en nôtre art, qui font trois oeuvres différents dans la pratique, et qui ne font toutes fois que trois differens degrés qui élevent nôtre elixir à sa derniere perfection. Ces importantes operations des trois oeuvres, sont reservées sous la Clef du secret par tous les Philosophes, afin que les sacrés misteres de nôtre divine Philosophie ne soient pas revelés aux prophanes; mais pour vous, qui estes les enfans de la science, et qui pouvés entendre le langage des Sages, les serrures vous seront ouvertes, et vous aurés les Clefs des precieux tresors de la nature, et de l'art, si vous appliqués tout vôtre esprit à comprendre ce que j'ay fait dessein de vous dire, en termes autant intelligibles, qu'il est necessaire, pour ceux qui sont predestinés comme vous estes, à la connoissance de ces sublimes misteres. Je veux vous mettre en main six Clefs avec lesquelles vous pourrés entrer dans le sanctuaire de la Philosophie, en ouvrir tous les réduits, et parvenir à l'intelligence des verités les plus cachées.


PREMIERE CLEF

La première Clef est celle qui ouvre les prisons obscures, dans lesquelles le soufre est renfermé; c'est elle qui sçait extraire la semence du corps, et qui forme la pierre des Philosophes par la conjoncture du mâle, avec la femelle; de l'esprit avec le corps; du soufre avec le Mercure. Hermes a manifestement demontré l'operation de cette premiere Clef par ces paroles: De cavernis metallorum occultus est, qui lapis est venerabilis, colore splendidus, mens sublimis, et mare patens; Cette pierre a un brillant esclat, elle contient un esprit d'une origine sublime, elle est la mer des Sages, dans laquelle ils pêchent leur misterieux poisson. Le même Philosophe marque encore plus particulièrement la naissance de cette admirable pierre, lors qu'il dit: Rex ab igne veniet, ac conjugio gaudebit, et occulta patebunt. C'est un Roi couronné de gloire, qui prend naissance dans le feu, qui se plait à l'union de l'épouse qui lui est donnée, c'est cette union qui rend manifeste ce qui étoit auparavant caché.
Mais avant que de passer outre, j 'ay un conseil à vous donner, qui ne vous sera pas d'un petit avantage; c'est de faire reflexion que les opérations de chacun des trois oeuvres, ayant beaucoup d'analogie, et de raport les uns aux autres, les Philosophes en parlent à dessein en termes équivoques, afin que ceux qui n'ont pas des yeux de linx, prenent le change, et se perdent dans ce labirinthe, duquel il est bien difficile de sortir. En effet lors qu'on s'imagine qu'ils parlent d'un oeuvre, ils traittent souvent d'un autre: prenés donc garde de ne pas vous y laisser tromper: car c'est une verité, que dans chaque oeuvre le sage Artiste doit dissoudre le corps avec l'esprit, il doit couper la teste du corbeau, blanchir le noir et rougir le blanc; c'est toutes-fois proprement dans la premiere operation, que le Sage Artiste coupe la teste au noir dragon, et au corbeau. Hermes dit, que c'est delà que nôtre art prend son commencement, quod ex corvo nascitur, hujus artis est principium . Considerés que c'est par la separation de la fumée noire, sale, et puante du noir très noir, que se forme nostre pierre astrale, blanche, et resplendissante, qui contient dans ses veines le sang du pelican; c'est à cette première purification de la pierre, et à cette blancheur luisante, que se termine la premiere Clef du premier oeuvre.

SECONDE CLEF

La seconde Clef dissout le composé ou la pierre, et commence la separation des Elemens, d'une maniere Philosophique; cette separation des Elemens ne se fait qu'en eslevant les parties subtiles et pures, au dessus des parties crasses et terrestres. Celui qui sçait sublimer la pierre Philosophiquement, merite à juste titre le nom de Philosophe, puisqu'il connoit le feu des Sages, qui est l'unique instrument, qui puisse operer cette sublimation. Aucun Philosophe n'a jamais ouvertement revelé ce feu secret, et ce puissant agent, qui opere toutes les merveilles de l'art; celuy qui ne le comprendra pas, et qui ne sçaura pas le distinguer aux caracteres, avec lesquels j'ay tâché de le dépeindre dans l'entretien d'Eudoxe et de Pyrophile, doit s'arrêter icy, et prier Dieu qu'il l'éclaire : car la connoissance de ce grand secret est plutôt un don du Ciel, qu'une lumiere acquise par la force du raisonnement; qu'il lise cependant les escrits des Philosophes, qu'il medite, et sur tout qu'il prie; il n'y a point de difficulté, qui ne soit éclaircie par le travail, la meditation, et la priere.
Sans la sublimation de la pierre, la conversion des Elemens, et l'extraction des principes, est impossible; et cette conversion, qui fait l'eau de la terre, l'air de l'eau, et le feu de l'air, est la seule voye par laquelle nôtre Mercure peut estre fait, et preparé. Appliqués vous donc à connoistre ce feu secret, qui dissout la pierre naturellement, et sans violence, et la fait resoudre en eau dans la grande mer des Sages, par la distillation qui se fait des rayons du soleil et de la lune. C'est de cette manière que la pierre, qui selon Hermes, est la vigne des Sages, devient leur vin, qui produit par les operations de l'art leur eau de vie rectifiée, et leur vinaigre tres-aigre. Ce pere de nostre Philosophie s'ecrie sur ce mistere: Benedicta aquina forma, quæ Elementa dissolvis ! Les elemens de la pierre ne peuvent estre dissouts, que par cette eau toute divine, et il ne peut s'en faire une parfaite dissolution, qu'après une digestion et putrefaction proportionnée, à laquelle se termine la seconde Clef du premier oeuvre.

TROISIEME CLEF

La troisième Clef comprend elle seule une plus longue suite d'operations, que toutes les autres ensemble: les Philosophes en ont fort peu parlé, bien que la perfection de nostre Mercure en depende; les plus sinceres même, comme Artephius, le Trevisan, Flamel, ont passé sous silence les preparations de nostre Mercure, et il ne s'en trouve presque pas un, qui n'ait supposé, au lieu d'enseigner, la plus longue, et la plus importante des operations de nostre pratique. Dans le dessein de vous préter la main en cette partie du chemin, que vous avés à faire, où faute de lumière, il est impossible de suivre la veritable voye, je m'estendray plus que les Philosophes n'ont fait, sur cette troisième Clef, ou du moins je suivray par ordre ce qu'ils ont dit sur ce sujet, si confusement, que sans une inspiration du Ciel, ou sans le secours d'un fidele amy, on demeure indubitablement dans ce Dedale, sans pouvoir en trouver une issuë heureuse. Je m'asseure, que vous, qui estes les veritables enfans de la science, vous recevrez une tres-grande satisfaction, de l'éclaircissement de ces misteres cachez, qui regardent la separation et la purification des principes de nostre Mercure, qui se fait par une parfaite dissolution, et glorification du corps dont il prend naissance, et par l'union intime de l'ame avec son corps dont l'esprit est l'unique lien, qui opere cette conjonction; c'est là l'intention, et le point essentiel des operations de cette clef, qui se termine à la generation d'une nouvelle substance infiniment plus noble, que la premiere.
Aprés que le sage Artiste a fait sortir de la pierre une source d'eau vive, qu'il a exprimé le suc de la vigne des Philosophes, et qu'il a fait leur vin, il doit remarquer que dans cette substance homogène, qui paroit sous la forme de l'eau, il y a trois substances differentes, et trois principes naturels de tous les corps, sel, souffre, et Mercure, qui sont l'esprit, l'ame, et le corps; et bien qu'ils paroissent purs et parfaitement unis ensemble, il s'en faut beaucoup qu'ils le soient encore; car lorsque par la distillation nous tirons l'eau, qui est l'ame et l'esprit. le corps demeure au fond du vaisseau, comme une terre morte, noire, et feculente, laquelle neanmoins, n'est pas à mépriser; car dans notre sujet, il n'y a rien qui ne soit bon. Le Philosophe Jean Pontanus proteste que les superfluités de la pierre se convertissent en une veritable essence, que celuy qui pretend separer quelque chose de nostre sujet, ne connoist rien dans la Philosophie, et que tout ce qu'il y a de superflu, d'immonde, de feculent, et enfin toute la substance du composé, se perfectionne par l'action de nostre feu. Cet avis ouvre les yeux à ceux, qui pour faire une exacte purification des elemens et des principes, se persuadent qu'il ne faut prendre que le subtil, et rejetter l'épois; mais les enfans de la science ne doivent pas ignorer que le feu, et le soufre sont cachez dans le centre de la terre, et qu'il faut la laver exactement avec son esprit, pour en extraire le beaume, le sel fixe, qui est le sang de nostre pierre; voilà le mistere essentiel de cette operation, laquelle ne s'accomplit qu'après une digestion convenable, et une lente distillation. Suivés donc, enfans de l'art, le precepte que vous donne le veridique Hermes, qui dit en cet endroit: oportet autem nos cum hâc aquinâ animâ, ut formam sulphuream possideamus, aceto nostro eam miscere ; cùm enim compositum solvitur, clavis est restaurationis. Vous sçavés que rien n'est plus contraire que le feu, et l'eau; il faut néanmoins que le sage Artiste fasse la paix entre des ennemis, qui dans le fond s'aiment ardemment. Le Cosmopolite en a dit le moyen en peu de paroles: Purgatis ergo rebus, fac ut ignis et aqua amici fiant ; quod in terrâ suâ, quæ cum iis ascenderat, facile facient. Soyés donc attentifs sur ce point, abreuvés souvent la terre de son eau, et vous obtiendrés, ce que vous cherchés. Ne faut-il pas que le corps soit dissout par l'eau, et que la terre soit penetrée de son humidité, pour estre renduë propre à la generation ? Selon les Philosophes l'esprit est Eve; le corps est Adam; ils doivent estre confoints pour la propagation de leur espece. Hermes dit la même chose en d'autres termes: Aqua namque fortissima est natura, quæ transcendit, et fixam in corpore naturam excitat; hoc est lætificat. En effet ces deux substances, qui sont d'une même nature, mais de deux sexes differents, s'embrassent avec le même amour, et la même satisfaction que le mâle et la femelle, et s'elevent insensiblement ensemble, ne laissant qu'un peu de feces au fond du vaisseau; de sorte que l'ame, l'esprit, et le corps, après une exacte depuration, paroissent enfin inseparablement unis sous une forme plus noble, et plus parfaite, qu'elle n'êtoit auparavant, et aussi differente de la premiere forme liquide, que l'Alkool de vin exactement rectifié, et acué de son sel, est different de la substance du vin, dont il a esté tiré; cette comparaison n'est pas seulement trés-juste, mais elle donne de plus aux enfans de la science une connoissance precise des operations de cette troisième Clef.
Nostre eau est une source vive, qui sort de la pierre, par un miracle naturel de nostre Philosophie. Omnium primo est aqua, quæ exit de hoc lapide. C'est Hermes qui a prononcé cette grande verité. Il reconnoist de plus, que cette eau est le fondement de nostre art. Les Philosophes luy donnent plusieurs noms ; car tantost ils l'appellent vin, tantost eau de vie, tantost vinaigre, tantost huile, selon les differents degrés de preparation, ou selon les divers effets, qu'elle est capable de produire Je vous advertis neanmoins qu'elle est proprement le vinaigre des sages, et que dans la distillation de cette divine liqueur, il arrive la même chose que dans celle du vinaigre commun; vous pouvés tirer de cecy une grande instruction; l'eau et le flegme montent le premier; la substance huileuse, dans laquelle consiste l'efficace de nostre eau, vient la derniere. C'est cette substance moyenne entre la terre, et l'eau, qui dans la generation de l'enfant Philosophique, fait la fonction de mâle; Hermes nous la fait bien remarquer par ces paroles intelligibles: unguentum mediocre, quod est ignis, est medium inter fæcem, et aquam. Il ne se contente pas de donner ces lumieres à ses disciples, il leur enseigne de plus dans sa table d'émeraudes, de quelle maniere ils doivent se conduire dans cette operation. Separabis terram ab igne ; subtile ab spisso suaviter, magno cum ingenio. Prenés garde sur tout de ne pas estouffer le feu de la terre par les eaux du deluge. Cette separation, ou plustost cette extraction se doit faire avec beaucoup de jugement.
Il est donc necessaire de dissoudre entierement le corps, pour en extraire toute son humidité, qui contient ce souffre précieux, ce beaume de nature, et cet onguent merveilleux, sans lequel vous ne devés pas esperer de voir jamais dans vôtre vaisseau cette noirceur si desirée de tous les Philosophes. Reduisés donc tout le composé en eau, et faites une parfaite union du volatil avec le fixe; c'est un precepte de Senior, qui merite que vous y fassiez attention. Supremus fumus, dit-il, ad infimum reducit debet, et divina aqua Rex est de cælo descendens, Reductor animæ ad suum corpus est, quod demum à morte vivificat. Le beaume de vie est caché dans ces feces immondes, vous devés les laver avec l'eau celeste, jusques à ce que vous en ayés osté la noirceur, et pour lors vostre eau sera animée de cette essence ignée, qui opere toutes les merveilles de nostre art. Je ne puis vous donner là-dessus de meillleurs conseils, que ceux du grand Trismegiste. Oportet ergo vos ab aqua fumum super-existentem, ab unguento nigredinem, et à foece mortem depellere; mais le seul moyen de reussir dans cette operation, vous est enseigné par le même Philosophe, qui adioûte immediatement après; et hoc dissolutione, quo peracto, maximam habemus Philosophiam, et omnium secretorum secretum.
Mais afin que vous ne vous trompiés pas au terme de composé ;je vous diray que les Philosophes ont deux sortes de composés. Le premier est le composé de la nature; c'est celuy dont j'ay parlé dans la premiere Clef : car c'est la nature qui le fait d'une manière incomprehensible à l'artiste, qui ne fait que préter la main à la nature, par l'administration des choses externes, moyennant quoy elle enfante, et produit cet admirable composé. Le second est le composé de l'art; c'est le sage qui le fait par l'union intime du fixe avec le volatil parfaitement conjoints, avec toute la prudence qui se peut acquerir par les lumieres d'une profonde Philosophie; le composé de l'art n'est pas tout à fait le même dans le second, que dans le troisième oeuvre, c'est neanmoins toûjours l'artiste qui le fait. Geber le definit un mélange d'argent vif et de souffre, c'est-à-dire du volatil et du fixe, qui agissant l'un sur l'autre, se volatilisent, et se fixent reciproquement jusques à une parfaite fixité. Considerés l'exemple de la nature, vous verrés que la terre ne produiroit jamais de fruit, si elle n'estoit penetrée de son humidité, et que l'humidité demeureroit toûjours sterile; si elle n'estoit retenue, et fixée par la siccité de la terre.

Vous devés donc estre certains, qu'on ne peut avoir aucun bon succez en nostre art, si dans le premier oeuvre, vous ne purifiez le serpent né du limon de la terre, si vous ne blanchissez ces feces feculentes et noires, pour en separer le souffre blanc, le sel armoniac des sages, qui est leur chaste Diane qui se lave dans le bain. Tout ce mistere n'est que l'extraction du sel fixe de nostre composé dans lequel consiste toute l'energie de nostre Mercure. L'eau, qui s'eleve par distillation, emporte avec elle une partie de ce sel ignée; de sorte que l'affusion de l'eau sur le corps reiterée plusieurs fois, impregne, engraisse, et seconde notre Mercure, et le rend propre à estre fixé; ce qui est le terme du second oeuvre: On ne sçaurait mieux exposer cette verité, qu'Hermes a fait par ces paroles: Cum viderem quod aqua sensim crassior, duriorque fieri inciperet, gaudebam; certo enim sciebam, ut invenirem quod quærebam.
Quand vous n'auriez qu'une fort mediocre connoissance de nostre art, ce que je viens de vous dire seroit plus que suffisant, pour vous faire comprendre que toutes les operations de cette Clef, qui met fin au premier oeuvre, ne sont autres que digerer, distiller, cohober, dissoudre, separer, et conjoindre, le tout avec douceur, et patience: de cette sorte vous n'aurés pas seulement une entiere extraction du suc de la vigne des sages; mais encore vous possederez leur veritable eau de vie; et je vous advertis que plus vous la rectifierés, et plus vous la travaillerez, plus elle acquerra de penetration, et de vertu; les Philosophes ne lui ont donné le nom d'eau de vie, que parce qu'elle donne la vie aux metaux; elle est proprement appelée la grande lunaire, à cause de la splendeur, dont elle brille; ils la nomment aussi la substance sulphurée, le beaume, la gomme, l'humidité visqueuse, et le vinaigre trés-aigre des Philosophes, etc.
Ce n'est pas sans raison que les Philosophes donnent à cette liqueur Mercurielle, le nom d'eau pontique, et de vinaigre tres-aigre: sa ponticité exuberante est le vray caractere de sa vertu; il arrive de plus, comme je l'ay déjà dit, dans sa distillation, la même chose qui arrive en celle du vinaigre, le flegme et l'eau montent les premiers, les parties soufreuses et salines s'elevent les derniers; séparés le flegme de l'eau, unissés l'eau et le feu ensemble, le Mercure avec le souffre, et vous verrez enfin le noir trés-noir, vous blanchirés le corbeau, et rougirés le cigne.
Puis que je ne parle qu'à vous; vrays Disciples de Hermes, je veux vous revéler un secret, que vous ne trouverés point entierement dans les livres des Philosophes. Les uns se sont contentés de dire, que de leur liqueur on en fait deux Mercures, l'un blanc, et l'autre rouge. Flamel a dit plus particulièrement, qu'il faut se servir du Mercure citrin, pour faire les imbibitions au rouge; il advertit les enfans de l'art de ne pas se tromper sur ce point; Il asseure aussi qu'il s'y seroit trompé lui mesme, si Abraam Juif ne l'en avoit adverti. D'autres Philosophes ont enseigné, que le Mercure blanc est le bain de la lune, et que le Mercure rouge est le bain du soleil: mais Il n'y en a point qui ayent voulu montrer distinctement aux enfans de la science, par quelle voye ils peuvent obtenir ces deux Mercures: si vous m'avés compris, vous estes desja éclairés sur ce point. La lunaire est le Mercure blanc, le vinaigre trés-aigre est le Mercure rouge; mais pour mieux determiner ces deux Mercures, nourrissés les d'une chair de leur espece, le sang des innocens égorgés, c'est à dire, les esprits des corps, sont le bain, où le soleil et la lune se vont baigner.
Je vous ay developpé un grand mistere, si vous y faites bien reflexion: les Philosophes qui en ont parlé, ont passé trés-legerement sur ce point important: le Cosmopolite l'a touché fort spirituellement par une ingenieuse allegorie, en parlant de la purification, et de l'animation du Mercure: hoc fiet, dit-il, si seni nostro aurum et argentum deglutire dabis, ut ipse consumat illa, et tandem ille etiam moriturus comburatur. Il acheve de décrire tout le magistere en ces termes: Cineres ejus spargantur in aquam, coquito eam donec satis est, et habes medicinam curandi lepram. Vous ne devés pas ignorer, que nostre vieillard est nostre Mercure; que ce nom lui convient, parce qu'il est la matiere premiere de tous les metaux; le même Philosophe dit, qu'il est leur eau, à laquelle il donne le nom d'acier et d'aimant, et il adjoute pour une plus grande confirmation de ce que je viens de vous découvrir: Si undecies coit aurum cum eo, emittit suum semen, et debilitatur fere ad mortem usque; concipit chalybs, et generat filium patre clariorem, Voilà donc un grand mistere, que je vous revele sans aucun enigme; c'est là le secret des deux Mercures, qui contiennent les deux teintures. Conservés les separement et ne confondés pas leurs especes, de peur qu'ils ne procréent une lignée monstrueuse.

Je ne vous parle pas seulement plus intelligiblement qu'aucun Philosophe n'a fait, mais aussi je vous revéle tout ce qu'il y a de plus essentiel dans la pratique de nostre art: si vous medités là dessus, si vous vous appliqués à le bien comprendre; mais sur tout, si vous travaillés sur les lumieres que je vous donne; je ne doute nullement que vous n'obteniés ce que vous cherchés; et si vous ne parvenés à ces connoissances par la voye que je vous marque, je suis bien asseuré que difficilement vous arriverez à vôtre but, par la seule lecture des Philosophes. Ne desesperés donc de rien; cherchés la source de la liqueur des sages, qui contient tout ce qui est necessaire à l'oeuvre; elle est cachée sous la pierre: frapés dessus avec la verge du feu magique, et il en sortira une claire fontaine: faites ensuite comme je vous ay montré; préparés le bain du Roy avec le sang des Innocens, et vous aurés le Mercure des sages animé, qui ne perd jamais ses vertus, si vous le gardés dans un vaisseau bien bouché. Hermes dit qu'il y tant de sympathie entre les corps purifiés, et les esprits, qu'ils ne se quittent jamais, lors qu'ils ont esté unis ensemble; par ce que cette union est semblable à celle de l'ame avec le corps glorifié, aprés laquelle la foy nous apprend qu'il n'y aura plus de separation, ny de mort. Quia spiritus, ablutis corporibus desiderant inesse, habitis autem ipsis, eos vivificant, et in iis habitant, Vous voyés par là le merite de cette precieuse liqueur, à laquelle les Philosophes ont donné plus de mille differents noms; elle est l'eau de vie des sages, l'eau de Diane, la grande lunaire, l'eau d'argent vif; elle est nôtre Mercure, nôtre huile incombustible, qui au froid se congele comme de la glace, et se liquifie à la chaleur comme du beurre: Hermes l'appelle la terre feuillée, ou la terre des feuilles; non sans beaucoup de raison; car si vous l'observés bien, vous remarquerez qu'elle est toute feuilletée; en un mot elle est la fontaine tres-claire, dont le Comte Trevisan fait mention; enfin elle est le grand Alkaest, qui dissout radicalement les metaux; elle est la veritable eau permanente, qui aprés les avoir dissouts, s'unit inseparablement à eux, et en augmente le poids et la teinture.

QUATRIEME CLEF

La quatrième Clef de l'art, est l'entrée du second oeuvre; c'est elle qui reduit nôtre eau en terre; il n'y a que cette seule eau au monde, qui par une simple cuisson puisse estre convertie en terre; parce que le Mercure des sages porte dans son centre son propre souffre, qui le coagule. La terrification de l'esprit est la seule operation de cet oeuvre; cuisés donc avec patience; si vous avés bien procédé, vous ne serés pas long temps sans voir les marques de cette coagulation, et si elles ne paroissent dans leur temps, elles ne paroitront jamais; parce que c'est un signe indubitable, que vous avés manqué en quelque chose d'essentiel, dans les premieres operations; car pour corporifier l'esprit, qui est nostre Mercure, il faut avoir bien dissout le corps, dans lequel le souffre qui coagule le Mercure, est renfermé. Hermes asseure que nostre eau Mercurielle aura acquis toutes les vertus, que les Philosophes lui attribuent, lors qu'elle sera changée en terre. Vis ejus integra est, si in teram conversa fuerit. Terre admirable par sa fecondité; terre de promission des sages, lesquels sachant faire tomber la rosée du ciel sur elle, luy font produire des fruits d'un prix inestimable. Le Cosmopolite exprime trés-bien les avantages de cette benite terre. Qui scit aquam congelare calido et spiritum cum ea jungere, certe rem inveniet milleseis pretiosiorem auro, et omni re. Rien n'approche du merite de cette terre, et de cet esprit parfaitement alliés ensemble, selon les regles de nostre art; ils sont le vray Mercure, et le vray soufre des Philosophes, le male vivant, et la femelle vivante qui contiennent la semence, qui peut seule procréer un fils plus illustre, que ses parens. Cultivés donc soigneusement cette precieuse terre: arrousés la souvent de son humidité, deseichés la autant de fois, et vous n'augmenterés pas moins ses vertus, que son poids, et sa fecondité.

CINQUIEME CLEF

La cinquième Clef de nostre oeuvre est la fermentation de la pierre avec le corps parfait, pour en faire la medecine du troisiéme ordre. Je ne diray rien en particulier de l'operation du troisieme oeuvre; sinon, que le corps parfait est un levain necessaire à nostre paste: que l'esprit doit faire l'union de la paste avec le levain, de même que l'eau detrempe la farine, et dissout le levain, pour composer une paste fermentée, propre à faire du pain. Cette comparaison est fort juste, c'est Hermes qui l'a faite le premier. Sicut enim pasta sine fermento fermentari non potest; sic cum corpus sublimaveris, mundaveris, et turpitudinem a foece separaveris; cum conjurgere volueris, pone in eis fermentum, et aquam terram confice, ut pasta fiat fermentum, Au sujet de la fermentation, le Philosophe repete ici tout l'oeuvre, et montre que tout de même que la Masse de la paste, devient toute levain, par l'action du ferment, qui lui a esté adjouté; ainsi toute la confection Philosophique devient par cette operation un levain propre à fermenter une nouvelle matiere, et à la multiplier jusques à l'infini.
Si vous observés bien de quelle maniere se fait le pain, vous trouverez les proportions, que vous devés garder, entre les matieres qui composent vostre pâte Philosophique. Les boulangers ne mettent-ils pas plus de farine, que de levain, et plus d'eau que de levain, et de farine ? Les loix de la nature sont les regles que vous devés suivre dans la pratique de tout nostre Magistere. Je vous ay donné sur tous les points principaux toutes les instructions qui vous sont necessaires; de sorte qu'il seroit superflu de vous en dire davantage, particulierement touchant les dernieres operations, à l'égard desquelles les Philosophes ont esté beaucoup moins reservez, que sur les premieres, qui sont les fondemens de l'art.

SIXIEME CLEF

La sixième Clef enseigne la multiplication de la pierre, pour la reiteration de la même operation, qui ne consiste qu'à ouvrir et fermer; dissoudre et coaguler; imbiber et desseicher; par où les vertus de la pierre s'augmentent à l'infini. Comme mon dessein n'a pas esté de décrire entierement la pratique des trois medecines, mais seulement de vous instruire des operations les plus importantes, touchant la preparation du Mercure, que les Philosophes passent ordinairement sous silence, pour cacher aux profanes des misteres, qui ne sont que pour les sages; je ne m'arreteray pas davantage sur ce point, et je ne vous diray rien non plus de ce qui regarde la projection de la medecine, parce que le succez que vous attendés ne depend pas delà; je ne vous ay donné des instructions tres-amples que sur la troisieme Clef, à cause qu'elle comprend une longue suite d'operations, lesquelles, quoy que simples et naturelles, ne laissent pas de requerir une grande intelligence des loix de la nature, et des qualités de nostre matiere, aussi bien qu'une parfaite connoissance de la chimie, et des differents degrés de chaleur, qui conviennent à ces operations.
Je vous ay conduit par la droite voye, sans aucun detour; et si vous avés bien remarqué la route que je vous ay tracée, je m'asseure que vous irés droit au but, sans vous égarer. Sçachez moy bon gré du dessein, que j'ay eu de vous épargner mille travaux, et mille peines, que j'ay essuyé moy-même dans ce penible voyage, faute d'un secours pareil à celuy que je vous donne dans cette lettre, qui part d'un coeur sincere, et d'une tendre affection pour tous les veritables enfans de la science. Je vous plaindrois beaucoup si, comme moy, après avoir connu la veritable matiere, vous passiés quinze années entierement dans le travail, dans l'estude, et dans la meditation, sans pouvoir extraire de la pierre, le suc precieux, qu'elle renferme dans son sein, faute de connoistre le feu secret des sages, qui fait couler de cette plante seiche et aride en apparence, une eau qui ne mouille pas les mains, et qui par l'union magique de l'eau seiche de la mer des sages, se resout en une eau visqueuse, en une liqueur mercurielle, qui est le principe, le fondement, et la clef de nostre art: convertissés, separés, et purifiés les elemens, comme je vous l'ay enseigné, et vous possederés le veritable Mercure des Philosophes, qui vous donnera le souffre fixe, et la medecine universelle.
Mais je vous advertis, qu'aprés que vous serez parvenus à la connoissance du feu secret des sages, vous ne serez pas toutes fois encore au bout de la premiere carriere. J'ay erré plusieurs années dans le chemin qui reste à faire, pour arriver à la fontaine misterieuse, où le Roy se baigne, se rajeunit, et reprend une nouvelle vie exempte de toutes sortes d'infirmités; il faut que vous sachiés outre cela purifier, échaufer, et animer ce bain Royal: c'est pour vous preter la main dans cette voye secrete, que je me suis estendu sur la troisieme Clef, où toutes ces operations sont deduites. Je souhaite de tout mon coeur, que les instructions que je vous ay données, vous fassent aller droit au but. Mais souvenés vous enfans de la science, que la connoissance de nostre Magistere vient plûtost de l'inspiration du Ciel, que des lumieres que nous pouvons acquerir par nous mémes. Cette verité est reconnuë de tous les Philosophes: c'est pourquoy ce n'est pas assés de travailler; priés assidument; lisés les bon livres; et medités nuit et jour, sur les operations de la nature, et sur ce qu'elle peut estre capable de faire, lorsqu'elle est aidée par le secours de nostre art, et par ce moyen vous reussirés sans doute dans vostre entreprise.
C'est là tout ce que j'avois à vous dire, dans cette lettre; je n'ay pas voulu vous faire un discours fort estendu, tel que la matiere paroit le demander; mais aussi je ne vous ay rien dit que d'essentiel à nostre art; de sorte que si vous connoissez nostre pierre, qui est la seule matiere de nostre pierre, et si vous avez l'intelligence de nostre feu, qui est secret et naturel tout ensemble, vous avez les clefs de l'art, et vous pouvés calciner nostre pierre, non par la calcination ordinaire, qui se fait par la violence du feu; mais par une calcination Philosophique, qui est purement naturelle.
Remarquez encore cecy avec les plus éclairés Philosophes, qu'il y a cette difference, entre la calcination ordinaire, qui se fait à force de feu, et la calcination naturelle; que la premiere détruit le corps, et consume la plus grande partie de son humidité radicale; mais la seconde ne conserve pas seulement l'humidité du corps, en le calcinant; mais encore elle l'augmente considerablement.
L'experience vous fera connoistre dans la pratique cette grande verité; car vous trouverez en effet, que cette calcination Philosophique, qui sublime, et distile la pierre en la calcinant, en augmente de beaucoup l'humidité: la raison est, que l'esprit igné du feu naturel se corporifie dans les substances qui lui sont analogues. Nostre pierre est un feu astral, qui sympatise avec le feu naturel, et qui comme une veritable salamandre prend naissance, se nourrit, et croit dans le feu Elementaire, qui lui est geometriquement proportionné.

Le Nom de l'Autheur est en Latin
dans cette Anagramme:
DIVES SICUT ARDENS. S.

FIN

Publié par Eloah à 09:04:36 dans Hermétisme | Commentaires (0) |

Le puit | 02 février 2008

 

 

le Puits

Au fond de chaque être coule une eau silencieuse et pure.
L'eau et partout la même, mais elle s'appelle différemment auga, voda, water,eau, pani.
Ainsi chaque puits est unique mais l'eau est une.
Tous ceux qui boivent l'eau la perçoivent toujours comme venant d'un puits. Elle n'est pas pour eux l'eau, mais l'eau d'un puits.
Ce n'est qu'en descendant à la racine du puits que l'on aperçoit que le même courant relie toutes les fontaines où viennent puiser es mains les plus diverses.
l'eau pour l'assoiffé a le meilleurs goût du monde.
Quels que soient le goût particulier de cette eau ou la quantité de sels qu'elle contient, chaque homme la reconnait à la soif qu'il a.
L'eau relie ensemble tous les êtres, elle les couve en son sein, elle les baigne, les rassasie, elle se répand en leur corps, elle est la substance première.

Le voyage intérieur - Placide Gaboury

Publié par Eloah à 16:11:28 dans : Sagesse | Commentaires (0) |

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°° Citations °°

La matière n'est rien sans l'esprit, mais sans matière l'esprit ne peut se manifester ........................................................................................................................................... ........................................................................................................................................ La manifestation de votre corps de Lumière et l'expression de votre coeur par votre centre..........................................................................................................................................................................

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