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Ci dessus : Rose - by valse des ombres (deviantart)Publié par Elfange à 20:40:44 dans Textes et pensées | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Elfange à 22:27:03 dans Textes et pensées | Commentaires (20) | Permaliens
Publié par Elfange à 12:43:28 dans Textes et pensées | Commentaires (1) | Permaliens
Vous vous sentez parfois envahi par une mélancolie sans
cause ni remède ?
Vous avez la troublante impression de ne jamais trouver vraiment place dans
cette société, cet univers ?
Vous vous surprenez souvent à rêver d'un ailleurs ?
Vous êtes fasciné(e) par le beau, le macabre, et chérissez cathédrales ou
dolmen comme vestiges d'une époque irrésistiblement mystérieuse ?
Il est probable alors, que vous soyez atteint(e) de romantisme.
Ce trouble de l'âme s'est vu découvert vers la fin du XVIIIème siècle en Europe
occidentale, et connut son essor en France (à cause ?) grâce à l'agitation politique et culturelle incessante
qui caractérisa l'ensemble du siècle suivant. Qu'étaient les romantiques, sinon des spectateurs
impuissants devant tant de vifs changements ? Pour eux le monde, si plein de beauté, même s'il
était loin d'être exempt de défauts, allait se transformer en une mâchoire
métallique broyant sous son ombre tout le charme de la vieille époque pour n'en
recracher qu'une noire et sinistre fumée. Certains romantiques, engagés,
résidaient au cœur de la société, et d'autres considérait cette dernière avec distance.
Toujours est-il que, après un sensible essoufflement vers la fin du XIXème
siècle, le romantisme s'éteint dès l'apparition de l'Art Nouveau, semblant
emporter avec lui ses victimes.
Jusque là, nous trouvons mes livres d'école et moi, un point d'accord. Mais ce
que l'Histoire ne dit pas, et qu'elle ne dira probablement jamais, c'est que le
romantisme frappe encore et toujours. Peut-être ne le reconnaissons-nous pas, car,
suivant son adaptation à notre siècle, il a en quelque sorte « muté ». Les
romantiques se dissimulent sous d'autres apparences ; ce sont des
originaux (mais il y a de nos jours, tellement de façons de se faire original),
mais le montrent-il toujours dans l'éclat de leur éloquence ou dans le choix d'une
vie de bohème ?
Il semble que non. On est allé vers d'autres
symboles, plus timides, moins faciles à décrypter.
Il y a certainement eu aussi des changements en profondeur ; l'impression
d'être né trop tard qu'avait par exemple les romantiques, se rapproche plus de
nos jours, de l'impression de n'avoir pas vu le jour dans l'univers qu'on
aurait souhaité. Ceci s'explique du fait
que nous sommes à présents clairvoyants sur les écarts de confort de vie qu'il
y a entre notre époque et les siècles précédents, et que nous aurions du mal à
envier quelques quarante années d'espérances de vie en moins, doublée d'un toit
en chaume et d'une crainte perpétuelle de la peste bubonique.
Mais si la couleur change toujours, et le parfum souvent, l'essence reste la
même. Ainsi voici venu le temps de vous éclaircir sur l'essence de votre
trouble.
Le
romantisme est rarement superficiel ; ce n'est pas un petit rhume de
cerveau que vous attraperez l'hiver ; ce n'est pas non plus inscrit dans
votre code génétique ; il définit un état d'esprit que vous développez
avec le temps. Et quand le « mal » vous prend ! Votre
sensibilité, à la fois passionnée et mélancolique, s'éveille et s'épanouit ;
elle s'en trouve exacerbée. Vous aimez l'art (vous-même vous vous y essayez !)
et vous êtes avant tout esthète* (aimez le beau). Hélas...quand vous regardez
au-dehors, le monde par sa morosité vous attriste, parfois, souvent...
Votre idéal, vous ne le trouverez pas ici. Ailleurs peut-être. Dans vos rêves
sûrement.
Vous partez à la recherche de ces vestiges de la vieille époque qui vous
ravissent tant ; des vêtements, une bribe d'architecture, des livres... Et
vous êtes fascinés par le mystérieux, le fantastique et le merveilleux.
Pourquoi pas le morbide et le sinistre ? Vous lover dans l'ombre de l'inconnu
vous semble tellement désirable...
S'il on pouvait enfermer dans un vulgaire résumé ce « mal » étrange et fascinant, que dirait-on ? On soufflerait dans un murmure mélodieux ; un rêve, un idéal dont nous savons qu'il ne se réalisera probablement ....jamais.
Publié par Elfange à 15:41:51 dans Textes et pensées | Commentaires (5) | Permaliens
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