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Ame Romantique

Parce que les rêves n'ont de fin que lorsqu'on se réveille

A vous, très chères... | 06 juin 2007

A vous, très chères...

On la voyait courir ainsi dans l'avenue
Personne n'avait jamais vraiment su où
Mais à cet endroit elle attendait la venue
D'une secrète lueur, d'un rare bijou...

Une triste fête se célébrait à la maison
Notre fée s'était effondrée en pleurs
Sa chambre se voyait transformée en prison
Son aimé la ferait souffrir le temps d'une heure

Il était toujours de ces instants inoubliables
Qui marquaient cette âme de sa souffrance
On les savait bien loin de paraître inévitables
Et pourtant lui avaient-ils enlevé l'insouciance

Ô fille dont la joie ne restait déserte
Pourquoi ton joli visage était-il souillé
Tes yeux bruns gonflés, ta noire lèvre ouverte
Et tes joues de larmes sanglantes mouillées?

Ô fille que la chance pourtant ne quittait
Etait-ce là l'amour qui marquerait ta vie?
Cet animal qui de te soumettre se hâtait
Afin que chacun de ses désir soient assouvis?

Souviens-toi d'un jour, tu avais voulu le quitter
Quand sans honte il s'était agenouillé devant toi
Souviens-toi ses excuses que tu avais accepté
Pour que le jour suivant il s'en prît à toi !

Pour ne pas avoir eu le courage de dire adieu
A ces hommes, avides qui ne les méritaient pas
Pour toujours avoir eu confiance en ces gueux
Ces animaux promis un jour tardif au trépas

On les voyait courir ainsi dans l'avenue
Personne n'avait jamais vraiment su où
Mais à cet endroit elles attendaient la venue
D'une secrète lueur, d'un rare bijou...

Publié par Elfange à 20:42:33 dans Mes Poèmes | Commentaires (1) |

Acte de dévolu (extrait du premier recueil | 10 août 2006

                                          Acte de dévolu




Elle s'aventure au gré de la brise
Parcourant les allées vierges du cimetière
Ses yeux blanchissent et sa peau grise
Effleure l'herbe folle et la bruyère

Elle est aveugle et pourtant,
L'amour ne fit jamais sa connaissance
Car il est tard, maintenant
Pour espérer un jour sa renaissance :

De ses yeux vides coulent des larmes sans saveur
Sans que jamais elles ne mouillent l'herbe tendre
De ses lèvres pâles elle hurle avec ferveur
Sans que jamais personne ne l'entende

Elle est aveugle et pourtant,
La nuit ses yeux percent son reflet
Car imprimé dans l'étang
Elle le caresse mais ne renaît...

Si les caveaux se font si sombres
C'est qu'ils n'ont jamais le jour été ouverts
Elle qui connaît depuis tant de tombes
N'a fait que traverser leur prison de verre

Est-ce que cette âme saisit la vôtre alors, 
Cette pitié si vulgaire prend-elle dans votre corps ?
Laissez-la vivre une fois encore, car
Cette petite âme abandonnée en eaux profondes


Ne cessera d'errer même en les froids hivers
Les esprits ainsi la laisseront vagabonde
Et haut dans le ciel les anges s'en indiffèrent
Elle est aveugle et pourtant,

Elle voit ses semblables sangloter dans leur tombe
Ce détail, si important... 
Mettre fin à toute vie, leur réserve un destin sombre.

Publié par Elfange à 10:54:32 dans Mes Poèmes | Commentaires (0) |

Les voies du bonheur sont impénétrables... | 08 août 2006

Les voies du bonheur sont impénétrables  



Vaines sont les plaintes qui vous lèguent le bonheur
Ce cœur de pierre les laisseront désespérées
Vaines sont les larmes reflétant votre malheur
Echouées sur le sol, vous seul les admirerez

Sanglotant à la lueur d'un pâle cierge
Hurlant d'avantage pour que la nuit vous réponde
Beat vous resterez devant un papier vierge
Jusqu'à ce que vos pensées deviennent moribondes

Puis peut-être alors que vos mains iront saisir
Ce qui vous effrayait tellement avant
Une lame qui depuis longtemps voit moisir
Les abords sombres de votre tailleur bavant

Croyez-vous que quelques gouttes de sang suffisent
Une fois répandues d'effacer vos larmes
Ces vils actes naïfs que les pensées méprisent
Qu'elles créent et qui par la suite les alarment

Laissez, laissez encore la brise vous atteindre
Qu'elle puisse souffler l'écho de votre plainte
Voyez, Voyez encore la lumière s'éteindre
Que les ténèbres ravivent vos pires craintes

Un jour on vous a mis au monde pour sourire
Le même jour vous y êtes né pour pleurer
Tant de ces moments chéris on vous a vu rire
Mais ce sont les larmes qui sont venues en premier

Alors seulement venez pleurer encore
Même si cela n'arrête votre rancœur
Les plaintes sont vaines et meurtrissent votre corps
Mais pleurez, car demain est l'unique sauveur

Publié par Elfange à 16:24:32 dans Mes Poèmes | Commentaires (1) |

L'enfant | 08 août 2006

L'enfant
 


Sous un voile blanc ses paupières étaient closes
Sous un vêtement ses deux mains palissaient
Sous un voile blanc ses joues teintées de rose
Et son doux visage ensembles pourrissaient

Couvertes d'argent ses lèvres de cachemire
Murmuraient – Et que mon âme est sombre et sombre
Mais à la lumière naissante ni même la lyre
Ne l'éveillait hors de ses songes de pénombre

N'était-ce les cieux qui voilés la rassuraient
Éclairant son chemin en de lueurs éparses
Ses yeux à jamais rivés vers la roseraie
Perçaient le vide obscur afin d'atteindre Mars

La Mère de l'ombre souriait tendrement
Et ouvrait ses bras à l'enfant craintive
Elle songeait d'autant amoureusement 
En lui offrant sa main d'une blancheur native

L'enfant, apaisée, quitta son lit mortuaire
Et son corps transparent effleura le linceul
L'étreignirent les ailes noires de la mère
Pour que jamais en le ciel elle ne reste seule.

 
 
 
 

Publié par Elfange à 16:18:51 dans Mes Poèmes | Commentaires (1) |

Présentation | 08 août 2006


Ici est l'endroit où sont regroupées mes poèmes et miniatures. 
    Je n'ai pas d'explications à fournir au sujet de ma passion pour l'écriture :
 Généralement ça vient tout seul, pour les romans (jamais finis) surtout. Les poèmes eux se forment à partir de mes sentiments (cela peut aussi bien être l'amertume que l'ennui, la mélancolie, la colère ou l'amour, le rêve...), tel une sorte de méthode curative contre le cafard, un texte qui rétablit la balance...
  
 Ainsi ne vous étonnez jamais de découvrir un peu de tristesse par-ci par-là et me le faire remarquer, j'en profiterais pour vous conjurez que je ne suis ni mal dans ma peau, ni suicidaire et que c'est juste l'exultoir de mes mauvais jours. Alors plutôt que de vous en faire pour moi, faites attentions à la forme et au vers (à l'esthétique s'il y a selon vous) et non au sujet !

  Et bien voilà que j'ai tout dit! Sinon que j'ai mes droits sur ces poèmes et que je ne veux pas les retrouver dans les autres blogs (il existe les liens pour cela mes amis) à moins bien entendu que vous en mettiez la source!!

Bonne lecture!!!

Publié par Elfange à 16:01:34 dans Mes Poèmes | Commentaires (2) |

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