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oeils

regards de bric & de braque

à poursuivre | 19 juillet 2007

Illustration-Photo de la série "contrepétrie, mon amie"
on signale encore une idée trop préconçue à cheval sur les principes, emballée dans une diatribe illuminée qui se se serait faite désarçonner devant un idéal trop réaliste.

A remonter un torrent furieux à coup de queues frénétiques, un saumon acharné se fait pécher sans sommation. Le sniper semble avoir agi pour des raisons de foi.
Une petite fée trop pressée emmitouflée dans sa parure d'hiver qui rebondissait sur les petites branches dénudées, passait d'arbustes en buissons. Son ombre bleu pâle irisait la couche de neige loin sous elle, des scintillements zigzaguant aussi farfelus qu'un vol de mouche à miel affolée.
A l'instant précis où elle s'apprêtait à bondir sans y réfléchir une fois de plus, la lanière du gland creux, son sac à dos, se détendit. Un regard et un geste vif pour vérifier son harnachement, elle loupa la branche suivante qui vibra en laissant tomber des éclats de givre gelé. Sa chute suivie par les bris glacés étincela brièvement, elle partit s'enfoncer dans la neige.
Son gland à dos sur lequel elle avait tressé des lanières de pétales de marguerite pour s'accorder avec ses habits de poils de lapin blanc tissés ne s'était pas détaché, il avait juste glissé. La fatalité magique d'un instant bientôt compréhensible. Elle avait eu le temps de s'en rendre compte pendant sa descente jusqu'à la couche de neige tendre.
Frileuse, à peine le matelas de flocons compressé par son poids vaporeux et sa chute de plume tendre, elle se mit à pogoter, à gigoter et à pousser des cris de tous ses poumons amusés pour atteindre un endroit sec. Ses couinements hurlés, étouffés par l'immensité de la campagne cotonnée de neige et par le souffle du vent ébouriffant, ne perçaient pas plus qu'un murmure de rêve douillet de mulot.
Ses bonds l'amenèrent à l'entrée d'un terrier, sur un sol meuble, glacé mais mouillé. La terre était noire et grasse, parfait contraste avec l'immaculé des environs. Plus loin dans le trou que des petites racines terreuses barraient mollement, elle sentait de la chaleur et entendit des respirations. Elle se concentra sur les traces qu'elle avait faites dans la neige. Elles étaient l'empreinte d' un renardeau.
Assise en tailleur, elle défit deux nattes et en forma une nouvelle, attentive comme un chaton pour sa toilette, puis s'ébouriffa. Alors elle entra dans le trou qui se réchauffait au fur et à mesure. Ses mirettes s'adaptèrent à l'obscurité, il y avait deux respirations plus loin. Une plus forte que l'autre.
Une renarde enroulant son renardeau la reniflait, elle pointait son museau noir énorme et luisant vers la minuscule fée. Une dent débordait passive de ses babines humides, elle avait le regard endormi d'une sieste à moitié éveillée, confiant. Le renardeau remuait, gauche. Il était aussi gros que la cuisse de sa mère et touffu.
La fée se jeta sur lui et roula avec cette grosse peluche maladroite. La renarde observa pendant un instant puis se leva et sortit du terrier. Comme soeur et frère, ils jouèrent ensemble jusqu'à ce qu'il soit deux fois plus gros, la moitié de sa mère. Elle avait pu sortir chercher à manger, reprendre des forces et jouer en feignant de se faire prier.
La petite fée disparut au printemps. Elle avait besoin de bains de pollen, de nouveau envie de se cacher dans les reflets amoureux des cours d'eau et du soleil, de s'amuser avec les gouttes de pluie. La renarde et son renardeau partirent de leur coté.

encore somnolente
à moitié déballée des draps
le regard mité, ébouriffée
portée à faux dans la matinée et ses songes
marmotte humaine indolente
lui ai mandé sa fleur moite
qu'elle essuie ses pétales au creux de ma paume
une trace de sa rosée tiède et parfumée
yeux mi-clos
a déposé son petit jus de frisson
en couinant légèrement
puis son gentil cul ample et mol
s'est déhanché jusqu'à son boudoir
déjeuner de sa confiture
derrière la porte lui ai rendu une larme essorée de mon cœur étouffé

Que faire de ma vulgaire dignité?

Englué dans toutes les pollutions volontaires, les façades se démontent facilement à chaque torpeur. Le faux cirque s'arrête, c'est l'heure d'une langue inconnue. Une connivence merveilleuse qui déchire martiale, l'hôte. La paix dans le dos entre rongeurs d'os, évacués d'un ancien rêve heureux et inquiet. Naïf,sans signification d'alors, terreur d'enfance, psychose du jour à chier sous soi. Masques ratés éloignent la thérapie des démons grimaçants en une spirale abyssale. La maturité sanguinolente lâche sa peine dans des torrents d'unanimité. Poison de métamorphose qui contamine les immunisés par sa peur. Maladresses fatales manipulées pour verdict capital. Parcours affolé, catalysé, nourricier, déveines pour des chances ou désespoir pour des fou rires.

Je continue d'avancer en faisant pipi. Une écume d'urine se forme et se dilue bientôt. Une terre grasse de déchets à moitié décomposés. Un tas abandonné, mort disparaît, rentre en terre. Je me sens léger. Sourire doucement. Un souffle et des graines, un temps qui transforme quoi qu'il arrive. Une érection commence à tiédir tendrement l'intérieur de ma cuisse, timidement.

Modalités anecdotiques forcées par des gamins affamés, erreur de jugement pris pour une évolution. Que l'empereur soit nu ou que tout un chacun arbore son costard bien repassé, ce monde de faux-semblants puérils s'enlise dans les gamineries morbides et tristes d'un état artificiellement poussé en serre anachronique. Les minorités de folies sont exterminées par un déterminisme manichéen nocif au chaos vital. La beauté est affirmée. Le rapport de force est tronqué par la manipulation, les souffles de vie sont réglementés par pure bénéfice, par malignité infantile. La vie est une mort. La vie sociale est une mort artificielle accélérée. Le règne est viral, les organismes mono-cellulaires ne peuvent que dominer ou se sacrifier. L'exubérance de l'infini prends toutes les formes du chaos à chaque instant impossible: c'est la grâce de l'insanité. Odeur d'ail ou de foutre, fragrances savantes intenses et sensuelles, marginales eaux de cologne. C'est la guerre entre un monde immuable et un monde animal. Préfabriqué contre terreau.

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wander & wonder | 18 mars 2007

le capitaine Flop et son équipage toujours en mal de crique continue de rêver de mer intérieure. dans son journal d' abord, il se doit de tout relater: aujourd'hui encore un coup de pet dans l'eau... des solutions aqueuses s'offrent à lui mais elles n'ont l'attrait que de tout petits marais, il veut devenir un vrai navigateur. les solutions salines qu'il aperçoit ne sont que des réserves d'eau barricadées dans des barrages de béton armé. ces errances en pays plats, aventures de rechange pour patienter le rendent aigre: ses espoirs marins tournent vinaigre. sur terre il perd le nord, en mer il ne sait plus si... mais son équipage a le moral et les petits plans d'eau arrivent par intermittence à lui redonner courage. la distance commence à rendre ses souvenirs vagues et ses désirs sont parfois flous. une grande amertume l'envahit souvent et de l'eau salée s'extrait de son âme en rigole. il comprend qu'elle ne viendra jamais à lui, cette utopie qui ne se parcoure qu'en bateau.

Publié par a-page à 10:27:17 dans scribouillons | Commentaires (0) |

suites d'eux | 08 février 2007

pièges à convictions
le dernier d'la classe des singes
ALWAYS CONCERNED AFTER
fabricant de circonstances atténuantes
maîtres dupe de ses illusions
ravage l'âge de l'homme
petit commerçant fascisant
MISS UNDERSTOOD
AND THEN SHIT HAPPENS
BACK TO STAKHANOVIST TIME
schizophrène contre solipsisme
multi univers contre trou noir
malheureusement parties d'un tout, ne pas se faire aspirer seulement frôler!
dyslexie vitale jusqu'au point social
artifices d'handicapés radicalisés en maîtres étalons, que ceux qui n'ont pas subis la transformation, s'apprêtent premièrement à se dégoutter de soi puis à le nier
à l'école du pragmatisme et de l'égocentrisme!

society motto: SUCK MY DECK!
only loosers want to win!
only winners fear to loose!


C'est pas la peine de vouloir aller dans la lune quand on a pas encore fait le tour de son cul. personne ne veut me rendre le bonheur alors je prends la peine...
ton pinard et ta socquette!
femellitude super nanar
amour de supérette
j'arrive toujours trop tard!
défis sans arêtes
me laisse tout crevard
et ta conduite trop parfaite
condamne ma main à mon dard

tu ne m'as jamais dit: "je t'aime!" Même pour rigoler... C'est vraiment plus rigolo comme ça!

YOU HAVE TO CLEAN THE DISHES BEFORE THE DISHES THEY KILLS YOU

quand on plonge la main dans l'eau, on la déforme.
la lune apparut à plusieurs endroits ce soir-là
celle, au ciel et celles au septième ciel
c'est fou comme le pâle ressort de l'ombre
...


facteur fiabilité
Ce qui devait arriver finit par arriver! La science créa une technologie sans faille, aucune. Pas une once de millième de centième de pourcentage d'erreur. Une technique et une science infaillibles que tous les ordinateurs du monde, une fois confrontés et amenés à tester, finirent par reconnaître à 100% fiable. Une nouvelle époque allait de nouveau commencer. De partout on se réjouit de rentrer dans une nouvelle ère. Toute la population humaine attendait le grand moment où cette technologie ultime s'enclencherait. De partout sur ce globe terrien, tous les êtres en foules attentives se préparaient pour le moment où l'on déclencherait le miracle: plus de vingt-et-un siècles de technologies plus ou moins vacillantes pour arriver à la science suprême. On déclencha. Ce fût la fête!! Environ moins d'un quart d'heure plus tard, tout le monde périt et cette planète explosa. Il n'y avait pas d'erreur: cette science était absolument parfaite. On avait juste oublié un facteur: le facteur humain. Le seul facteur à 0% fiable.

chuis un gamin-grain qui prends au sérieux sa sensualité
un homme mort en sursis: sa vie!
théories sur tout, abruti surtout!
quand je me marre, c'est des bulles que j'fais en apnée sous la merde!
clodo de l'amour
en quête d'aumône sensuelle
égaré de toujours
relent de ruelle
rejeton blanc industrialisé
animal dénaturalisé


ah! que de hâte d'en arriver au jour du seigneur.
ce jour consacré à passer l'aspirateur.
depuis un moment je suis cette femme. elle a le look été sans hésiter. robe, sandales et sac à main. je regarde ses mollets avancer. je regarde le poids de ses cheveux remuer synchrone à sa croupe. il fait chaud. mon regard se balance, j'en pince pour ses fesses. la paume de ma main se fait moite, j'ai envie de la lui mettre aux fesses. je la suis depuis longtemps maintenant. je me rapproche. je vais poser ma palme fébrile avec tendresse sur ce beau postérieur ample.
elle a eu très peur! je n'ai pu que lui mettre la main aux fèces...


Au début, les symptômes étaient légers! Insomnies, nerfs à vif et cet étrange besoin de chair crue. Il fallût bien l'admettre: les nuits de pleine lune me rendaient dingue! Des symptômes légers, quoi! Une fois par mois, comme des règles! Je ne savais pas trop ce qu'il m'arrivait, amnésique d'une nuit par ci par là... Et puis j'ai remarqué les restes sur moi, j'ai fait des liens. Maintenant je sais à peu près à quoi m'en tenir: j'ai lu les nouvelles le lendemain... Mais tout ça, c'était rien... La pleine lune est pleine quand on la voit éclairée par le reflet du soleil sans être occultée par l'ombre de la terre. En fait, la pleine lune est toujours là et elle est toujours pleine! Qu'on la voit ou pas! Oui, je suis un lycanthrope 24h/24h! Maintenant, c'est plutôt dur à vivre... Mais quand j'ai mangé mon voisin de cellule, on m'en apporte un autre où on m'en change! De cellule! Je m'souviens plus très bien... Mais c'est difficile de réfléchir dans cette camisole avec l'autre con qui se prends pour Barbara Streisand!

Sortir avec une fille alors qu'on a envie de rentrer...

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institution | 23 octobre 2006

pieux. adj.
1. qui est animé ou inspiré par des sentiments de piété. (piété: 1.fervent attachement au service de dieu, aux devoirs et aux pratiques de la religion. 2.attachement fait de tendresse et de respect.)
2. plein d'une respectueuse affection.
dixit petit Robert 1977


si la tristesse pouvait être séduisante, on pourrait arréter de faire semblant d'être heureux
les vagues de l'âme ne correspondent pas aux sourires forcés à perpétuité
les humeurs ne disparaissent pas à l'antiseptique!



Publié par a-page à 18:54:35 dans scribouillons | Commentaires (1) |

Suites | 08 septembre 2006

Certains embrassent la carrière littéraire, d'autres essaient... Moi je l'embarrasse!
"J'ai une longue queue!"... Chuis juste un peu plus gland qu' les autres...

On ne travaille pas pour vivre, on travaille pour payer!

L' humanité a réussi à moderniser l'âge de pierre! Condamnés pour des mots, élus pour des meurtres... Capitalistes! Achetez de la démocratie! Un système féodal pourri, la modernité pour tous!

a-muse à boulimie chaotique
paranoïa engendrée des pensées en cendre
débordements agaçants très tentants
séductions inconnues fatales sous avidité glaciale
elle est aussi sous l'eau d'une partie de mon cerveau
sa laine me chatouille sous différents formats
je ne suis pas qu'à prendre et c'était déjà fait
les revers de destinée n'en font qu'à leur tête
les deux font la perdition
je manque de fini qui commence
DON'T TOUCH ME UNLESS YOU MEAN IT!

esclave d'une entreprise sociale, les fers économiques aux pieds, travaille pour ne pas crever sous les coups de fouets monétaires de plus de vingt siècles de hiérarchies diverses et variées. destin inchangé pour espèce sociale pas encore sortie de l'état capricieux. prétention d'humanité: réalité de négrier.

Moi, j'ai la poche qui fait bip!
Moi, j'ai l'dernier modèle pour les bites...
Le téléphone portable pour aller plus vite...
Et mon compte en banque qui crépite,
je suis une réussite!
Toutes les envies qu'on me dicte...
Je m'y conforme aussi vite!
La valeur de ma vie
vaut bien moins que celle d'une mite.
Je sponsorise un monde pourri!

Rouler sur le bitume, purée de poie séchée. Vous les avez tous sur la conscience. Tous ceux qui se sont brulés sans les ailes. Que d'autres endossent avec un pur plaisir euphorique. Vous pouvez toujours prévoir de plus longs trajets. Vous ne saurez jamais tout recouvrir.

Il élevait des carottes déjà mangées. L'âne du quartier l'avait à l'oeil, du mauvais...

Le silence du résigné résonne dans toutes les autres têtes vides et se répand comme une vilaine peste brune...

J'me branle à la routine, ma vie de piste rayée déjà digérée, mes instants sacrés sur l'autel rediffusé, mon originalité très formatée, mes pensées de bovin alphabétisé, cromagnon on line pour cause de consensualité, profiteur boulimique affolé de consommer des profits aux allures de produits concretement anorexiques, vide de sens, vide de vie, j'me branle à la routine qui ne fait pas de vague! J'ai beau vouloir juter, je n'arrive qu'à mes fins.

Soyons sérieux, s'ils voulaient notre bonheur ils ne nous le feraient pas payer!

Publié par a-page à 12:10:21 dans scribouillons | Commentaires (0) |

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