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oeils

regards de bric & de braque

Petites hypocrisies de tous les temps… | 27 avril 2008

Vous avez remarqué, on ne vous donne plus de sac plastique au supermarché. C'est un scandale? Non, voyons, c'est ce qu'on appelle un geste citoyen forcé et payant pour le bien de la nature, pour des raisons écologiques, quoi! Maintenant, il faudra payer!

Il y a derrière tout ça comme un goût de solidarité forcée comme tout ce qui sous-tend les agissements immondes de ce monde organisé et soutenu par des ratés aveugles à autre chose qu'à leur intérêt. Qui, à échelle humaine peut bien être solidaire de milliers de gens et à plus forte raison de millions de personnes? Personne! Le principe national ou social est une vaste foutaise parce que basé sur une notion mathématique et une idéologie forcée. Je suis déjà aller marcher dans une manifestation et je me suis toujours senti incapable de savoir si nous étions mille, cinq cent ou bien cent cinquante deux milliard d'individus. Comment, dès lors devrais-je me sentir solidaire d'une nation si je ne peux pas en envisager sa réalité et encore moins ses principes gerbants? D'autant qu'étant humain je ne peux pas m'entendre avec tout le monde, je n'ai aucune envie de me sentir solidaire d'un trou du cul que je ne peux pas blairer et encore moins quand celui-ci m'impose ce principe pour des raisons totalement égoïstes de profiteur suffisant. La solidarité plus communément appelée gentillesse ou sympathie naît d'un coup de main spontané qu'on file à quelqu'un qui en a besoin, cela se fait à échelle humaine. Que l'on nous y force ou que ce soit interdit ne change rien à la nécessité du moment. Aucune règle n'a jamais défini quoi que ce soit, il faut d'abord regarder les choses pour essayer de les décrire. Une fois la définition affirmée (erreur absolutiste), il faut s'en détacher pour évoluer en tant qu'individu qui se cherche.

Les sacs plastiques sont désormais payants afin que nous puissions prendre conscience des dégâts écologiques qu'ils entraînent. Vous remarquerez qu'il n'a jamais été question de les supprimer mais plutôt de les rentabiliser sous couvert d'écologisme...
Il n'a pas non plus été question de pénaliser les énormes corporations de bouffe en chaîne qui produisent des tonnes de sacs plastiques depuis des décennies...
Il n'a pas non plus été question de remplacer ces fameux sacs par ceux fabriqués avec un dérivé de maïs et par là même biodégradables (qui pourraient aussi être payés, il faudrait voir à ne pas priver d'un petit bénéfice ces magnats du bifton même sous couvert d'utopie)...
Il n'a pas non plus été question de supprimer (ou de pénaliser par le fric) tous ces emballages polluants divers et variés des marques franchisées qu'ils nous balancent allègrement sans en avoir rien à foutre de rien afin que nous les fourrions dans leurs sales sacs plastocs qu'ils vont désormais nous faire raquer pour le bien de la planète.
Vous remarquez par contre que s'il doit y avoir changement de mœurs, il sera payant et global. Pas question de chercher des poux aux décisions d'une andouille pour éviter une débâcle générale, ce serait gâcher son privilège. Mieux vaut faire raquer des millions de gens que de nier un imbécile.
Je descends quatre fois plus de poubelles remplies de merdes plastiques en tous genres avec ces sacs désormais payants remplis d'achats de supermarchés qu'en achetant ma nourriture dans les boutiques bio et au marché. Leurs nouvelles résolutions sont notre soumission, une fois de plus, à ce monde de pognon complètement hypocrite. Il n'y a pas de moralité sans profit dans leurs "mœurs" minables, c'est pour ça que la dissidence sera toujours une réalité car la réalité ne s'est jamais monnayée, ce sont ces fils de rien qui l'ont prise en otage pour nous la revendre comme des macs vertigineux et systématiquement opportunistes.

S'il y avait une quelconque préoccupation écologique, il y a au moins trente ans que ce devrait être une réalité sociale concrète et non des illusions de babas anti-progrès qui se révèlent être des années plus tard une urgence soudaine vu le merdier dans lequel on surnage tous comme des étrons dans une fosse à purin.
Tout comme les punks, beatniks, nihilistes, artistes, poètes, philosophes, etc... étaient "scandaleux", il a suffit de les exterminer en leur collant tous les maux de la terre et de les régurgiter en une superbe opération marketing sans âme qui rend une fois de plus l'argent roi et qui les rend dorénavant acceptables, exotiques, curieux ou non dénué de talent. C'est une manière de se faire du fric et de freiner la propagation d'idées, de mœurs dissidentes dorénavant payantes par l'économie.
Tout comme les parcmètres ont étés installé pour empêcher les bagnoles de boucher les centre-ville (mais pas de polluer, je vous rassure), le résultat ne s'est pas fait attendre: aucun changement! Il y a des bagnoles partout et ce tas de nuisances rapporte plein (encore plus que par le seul commerce) de tunes à l'état par le biais de ces bornes payantes qu'il serait du plus mauvais ton de vouloir faire disparaître avec leurs consœurs les tutures bien sûr.
Que ces instances aillent se faire foutre! Pourrir le monde pour revendre les solutions logiques et spontanées qu'on a niées, censurées et exterminées et ainsi se remplir les fouilles pendant les opérations policières qui purgent est une profession de fois chez tous ces profiteurs capitalistes et autres moralisateurs politiques ou sectaires. Ils ne sont pas là pour offrir des solutions mais pour foutre la merde en le niant puis revendre ce qu'ils ont éradiqué. Comme des maffieux qui rentrent chez vous pour tout péter et vous "offrent" ensuite leur protection, ils se collent à tout et forcent leur "poing de vue". Les décisions écologiques prises aujourd'hui datent de plusieurs décennies et pendant tout ce temps, n'ayez crainte, les (ir)responsables ont fait du fric sur ce qu'ils font semblant de déplorer aujourd'hui en, je vous le donne en mille, continuant à se remplir les fouilles avec la nouvelle aura du jour.

Et vous savez pourquoi? Parce qu'à la base les entreprises n'ont rien à foutre de l'écologie, de votre santé, de votre bien-être, de vous, ils veulent du pouvoir, du pognon et de l'immunité. C'est ce qu'on appelle des caprices, le genre de comportement qui se prend une mandale dans la gueule quand il est encore temps d'éduquer un môme trop collant à devenir adulte autonome. Mais ces poussahs hideux archi-milliardaires et périmés qui puent du bec n'ont jamais eu le loisir de grandir, ils ne font que pourrir à la tête de l'humanité en entraînant tout le monde dans leur aveuglement nombrilistique. En réalité, absolument personne n'a besoin d'eux pour vivre et quand on y pense pour une bonne guerre, un déficit national, une catastrophe écologique, un génocide, une prohibition, une évangélisation, une chasse aux sorcières, le commerce d'esclaves, tout ce qui prend une envergure incroyable (voire leurs comptes en banque et leurs privilèges proportionnellement gonflés), il a bien fallu que ces merdes ambulantes et prétentieuses soient en charge. S'ils décident de forcer les populations qu'ils rendent dépendantes de leurs principes en prétendant qu'elles sont responsables quand soumises ce n'est pas pour une émancipation mais bien pour asservir. Les moumoutes artificielles frisées, le sang bleu, les sceptres, les couronnes, les privilèges, la divinisation, les VIP, le trop de pognon, la révérence, l'honneur, le respect dû, la couronne de pines, le costard, le flingue, les menaces, etc... sont des attributs en toc pour abrutis creux.

Et qu'ils se le disent, ces messieurs les gestionnaires en tous genres, si nous avions du temps à leurs consacrer, nous leurs chierions allègrement à la gueule sans y penser plus que ça! Car leurs décisions de morpions faux-culs ne sont pas encore sorties de l'âge de pierre d'une quelconque maturité existentielle. Qu'ils jouent donc au monopoly dans leurs cercles de branleurs avec leur monnaie de singe sans emmerder l'humanité qui a autres choses à foutre. Il est temps de leur tourner le dos, faire ce que l'on a à faire et être cohérent vis-à-vis de cette engeance quand elle se manifeste: Mais qui t'es toi?

Publié par a-page à 14:12:06 dans humeurs | Commentaires (0) |

SURVIVE STYLE 5+ (2004) de Gen Sekiguchi | 15 avril 2008

Un type essaie de tuer sa femme qui ne veut pas mourir et revient à chaque fois avec la rage froide au ventre et une force de plus en plus improbable. Une publiciste crée des pubs toutes plus crétines que les autres qui ne font rire qu'elle, un hypnotiseur est assassiné sur la scène de son spectacle, une agence de meurtre officielle, un salary man persuadé d'être un oiseau, des potes spécialistes des infractions un peu pourries, des histoires d'amour en devenir, passées présentes, sous toutes les formes...

Miam, des fois y a des fringales qui vous prennent comme ça, une envie de tarte aux pommes fumantes à la fragrance qui vous torture les poils du nez jusqu'à vous faire gargouiller le bide. Un bouquin dont vous émergez à quatre heure du mat' passée pour cause d'absorption totale et qui vous empêche de comater avant deux heures de plus à force d'y repenser. Des mélodies qui vous hérissent les poils des bras de la même façon que les couilles se rétractent sous des caresses coquines. Et des films comme, comme... Celui-là! Un truc qui prend à revers: jamais entendu parler de ce film, chiche, on regarde, allez! Et paf, plus envie de se moquer: scotché. Plus taré, plus barré que toutes les moqueries qu'on a besoin de balancer devant ces films mièvres aux situations éculées qui vous font préférer une pétanque dépressive par allergie instantanée et immédiate. Voilà que toutes les scènes qui se suivent, se croisent, partent dans tous les sens et ramène le surréalisme à un concept un peu défraîchi. Fantastique, polar, intimiste, action, pop, débile, violent, marrant, tolérant, parodique... sortez le dictionnaire des synonymes et de la folie qui déride! Bien sûr la civilisation n'a pas l'air très séduisante ou alors trop, pour les mecs qui font un film pareil. Mais c'est bon de voir un film qui se moque de tout et trouve tout de même la force de faire une happy end barjot.
Je décerne le Zarb d'or à ce film. Trop bien, très frais, un bon film léger, acide et cynique qui se la pète pas.

Publié par a-page à 21:13:53 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |

EASTERN YOUTH | 14 avril 2008

 

Voilà un groupe japonais que je viens de découvrir avec une tripotée d'Albums. Je suis tombé fan instantané: une guitare- chanteur, une basse et une batterie dans un feeling punk qui racle et assez propre: bien organisé. Le gueulard fait gonfler les veines de son crâne rasé au point de se faire éclater les lunettes avec des variantes criardes, mélodiques et un "peps" super péchu. Il gueule et pousse sa voix à croire qu'elle va lâcher mais il repart sur tous les morceaux aussi enragé. Les riffs qui déchirent les baffles sont bien énergiques et saturent bien les oreilles comme la mer: sans discontinuer, des petites mélodies bien acides aussi... Le mec à la basse roucoule ses parties veloutées et super présentes par dessus le tout sans couvrir, un vrai plaisir... La batterie n'est pas chiante (sort des sentiers passés à tabac) et bastonne bien les oreilles internes jusqu'aux poumons qui se décrassent d'un coup et donne envie de pousser la gueulante et de se remuer les torticolis et les lumbagos jusqu'à devenir squelette. Des fois le boucan dérape, ralentit ou casse tout et ça repart... Les albums plus récents ont un son carrément lourd moins punk bricolage: une ambiance plus définie et plus "écrite", ya même des trucs lents pur incongru j'fais c'que j'veux. Et pis si vous êtes de ceux qu'aiment pas le djazz, tant pis faudra vous en gaver des doses homéopathiques pas sympathiques. Ouarf, ça fait longtemps que je suis pas tombé amoureux. Une bonne bière bien fraîche après un concert à gigoter et à gueuler, ça vous dit pas? Bin, voilà le remède imparable aux pisse-froids! Vive les cordes vocales cassées et la sueur qui capte les courants d'air.

Quelques clips pour écouter ce groupe sur Youtube ou Daily montion, j'ai vérifié: y'en a. Sinon vous avez les sites:
http://www.vap.co.jp/easternyouth/
http://www.myspace.com/easternyouth
http://www.hadashino-ongakusha.jp/
Si vous n'aimez pas ce groupe, changez de blog ou faites semblant de rien, c'est dans l'ère de tous les temps.

Publié par a-page à 17:03:20 dans Boucan tu nous tiens! | Commentaires (0) |

LINDA LINDA LINDA (2005) de Nobuhiro Yamashita | 12 avril 2008

Tous les clubs du lycée vont devoir installer leur stand, c'est le festival du lycée. C'est aussi un échange culturel entre le bahut et un autre, coréen. Trois étudiantes sont dans un groupe de rock mais il n'y a plus de chanteuse, le concert de fin d'année est mal barré. Une fille passe par là par hasard, c'est une des filles du programme d'échange avec la Corée, c'est elle qui va devoir chanter. Et voilà notre équipe de jeunes écolières en uniformes prêtes à se lancer sur les traces de "Blue Hearts" en reprenant leur morceau "Linda Linda Linda"...

Bon allez, ça sonne comme un film d'ados, ça! non? Bin oui mais il faut croire qu'adolescence ne rime pas forcement avec débilité profonde. Le racolage qui tire vers le bas n'est pas une méthode universelle, c'est du consensus: du populisme, un truc pour ramasser plein de tunes. Là, ce n'est pas l'histoire de la fausse ingénue laide (top model avec une paire de lunettes) qui va se révéler être une bête de scène torride (la même sans paire de lunettes) et séduire le beau quaterback (qui ne remettra pas son cerveau pour être moins con) dont elle est secrètement amoureuse au grand dam de la peste gironde dont personne ne se soucie à part pour faire valoir ce triangle amoureux du plus foireux. Juste des filles un peu timides, chacune à leur façon qui prennent une décision et cassent la baraque par leur sincérité. Des histoires d'amour avortées, des ennuis techniques, des cauchemars, des frimes honnêtes: maladroites, les bousculent toutes jusqu'au concert fatidique. Au final on ne se retrouve pas devant un modèle de starification mais juste témoin de l'évolution de chouette nenettes dont la réussite se bornera à être un moment important de leur vie.
La musique du film est discrète et c'est James Yoshinobu Iha qui s'y colle, plus Smashing Pumpkins que Perfect Circle d'ailleurs sur ce coup-là. Quant à Blue Hearts, c'est visiblement un groupe punk bien sympathique que je ne connaissais pas (ce qui est toujours le cas, à part trois chansons), sorte de Ramones (dont il est aussi question dans le film) japonais en totalement différent. Les ritournelles de ce film ont donc le bon goût d'être bien grasse et énergétiques.
Nous voilà donc devant un film sur la zique plus que sympa et mille fois plus cohérent que "Nana" (trop sirupeux et plus pop que punk) que ce soit en manga, animé ou film ou bien encore "Beck" (trop mièvre et maniéré).
D'autre part les actrices assurent vraiment, elles ne sortent pas d'un sitcom pour prétendre au grand écran et retourner dans l'oubli. La coréenne, chanteuse du groupe n'est autre que Du-na Bae (Doo Na Bae) que j'avais vue dans "The host", "Sympathy for Mr vengeance" ou "Barking dogs never bite" et son aura ne dément pas. La bassiste semble être réellement bassiste dans la vraie vie et les deux autres filles ne sont pas un instant potiches. Bon film bien cohérent.
Allez, avec des scènes mignonnes, rigolotes et fines, on ne s'embête pas un instant. Encore un film à voir!

Publié par a-page à 19:01:04 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |

plus en pouvoir | 09 avril 2008

Il y a des gens qui attendent des signes... qui les cherchent, à force de pas les trouver et qui finissent par les inventer. Moi, les signes me tombent sur la gueule comme une nuée de moustiques. Quand une journée me fait signe que ça va foirer, ça commence avec une nuit tourmentée qui me repose autant qu'une épreuve de fond d'angoisse incontrôlée sans la sueur. Le réveil n'en est pas moins insupportable et je dois me lever pour faire face à un départ: pas drôle quand un pote se casse. La seconde épreuve du jour, c'est un test que j'allais merder: bingo mais pire que ce que j'avais prévu, même pas de quoi prouver que j'avais suivi un tiers du cours. La nana qui me chatouille trop la libido arrive toute fraîche et hilare avec le dugenou qui m'a allongé un pain. Le dialogue qui suit est un bon foutage de ma sale gueule en règle. "Ce n'est qu'un mauvais moment à passer!", non, c'est tout le temps comme ça. Merci, je me contiens, bouillant, mais j'aimerais faire un câlin au canon d'un flingue fumant pour que ça s'arrête, ça ne tient jamais à ce que je désire, espère ou supplie silencieusement. Basta, je quitte le cours comme une merde fumante sort d'un anus vérolé: en foireux suprême. J'ai les poumons contracté, je ne sens que l'envie de chialer comme une bile impossible à dégurgiter. Je ne sais plus quoi faire, assis, debout, je prends le vélo et vais m'épuiser. Le vent glacial me ralentit et je ne peux même pas transpirer, je rentre. Et c'est là que le clin d'œil décapité de mon alter égo ailé achève ma journée. En super zéro vaincu par tout et tous, je me vautre devant l'écran et endosse mon habit de patate. J'ai toujours aussi mal mais cette fois-ci il faut que ça s'arrête, demain j'offre une trêve. Retour à la solitude, je ne supporte plus rien ni personne et j'en souffre comme un damné mais ça ne pourra pas empirer.
La journée d'une fiction pauvre en existence, une chute sans branche, la pitié n'existe même pas. Les rides qui se dessineront sur ma gueule seront tristes, je suis défiguré et dégoutté. Je n'ai personne vers qui me tourner. comment on éteint?


L'ivresse comme compagne étourdie au réveil regrettable,

L'autosuffisance qui chiale pour tester les échos mats de sa cage merveilleuse,

Communion passive au contact forcé pour un regard sans lendemain, de mort que la sympathie emplit de maturité distante.

Prend le vent comme une baffe glaciale et oublie les brises aux mémoires douces et instantanées.

Les sourires sont un dû pour ne pas faire fuir ce qu'il est impossible d'atteindre.

Rancœur reléguée par compréhension, les sens masqués, la joie préfabriquée, douleurs ravalées, grimaces monstrueuses, nouvelle nature de rature, tu nais.

Des compliments qui te laissent seul, à chaque fois et ta nature humaine disparaît, tu nais.

On te raconte, on se raconte, tu es témoin, tu nais.

Haineux, fatigue d'isolation, quarantaine vitale, tu es né.

Ce nouveau cœur qui ne sert qu'à pomper le sang sans métaphore, organe sec et vivant comme le minéral, est ta maturité.

C'est dans cet état, cédant cet état que les souvenirs remontent comme un début de sanglot face à rien.

Tenter d'oublier devient ton état, monstre, fuis du regard et encaisse ce qualificatif muet, monstre.

Ta mémoire est séduisante, attendrissante mais la bonté se monnaie et il faut faire face à ton aspect.

Vend-toi, allez, cède ta nature et endosse l'habit.

Rien ne changera mais tu auras ta place, v'là une pièce, tiens!

Goûte la tolérance, celle qui t'isole ou te noie,

Oublie


Nénuphar épaté flottant amplement sur une mare noire
Qui prend des airs faussement cristallins sous des jours métaphoriques?
Apesanteur qualifiable, placide, bousculée par des battements d'ailes de papillon de papillon
Frontière d'atmosphère tellement tangible, palpable qui pourrait renverser la situation
L'air assèche, l'eau humidifie
Et c'est l'atmosphère du mot qui fait référence, qui observe dans sa bienveillance suffisante le principe autochtone
Une bulle d'eau sur une plume de canard
Plate-forme inutile et utile à deux mondes, existe et se nourrit de l'un pour fleurir à l'autre


Un amour marchandé de celui jamais accordé pour des raisons d'impureté. Cette marque rougit le tempérament d'une rancœur triste et salée. Cette part affichée est reprochée et la mise en abîme commence sa chute. Vertige douloureux qu'il faut soigner dans la solitude pour paraître consommable. Deviendra une façade hermétique, un blindage séduisant qui rouillera comme un parasite à la naïveté. Dans cette composition mature de souffrance tue, étouffée, les miettes de ce dont on se défend de se protéger auront un goût rassis. Partage d'illusions confinées sous des jours prétendument émancipés, ces volontés torrides ne seront réelles que dans le sommeil qui les oubliera. L'amour ne sera pas pornographique, il ne sera qu'érotique et cette sagesse n'a rien d'animal, de sensuel, c'est un abandon dosé. La gourmandise et la gloutonnerie sont réellement des péchés définis par une cravate d'apparat, la sueur ne coule que pour le sport et seulement sur la peau. Les choses sont bien faites, il est temps de prendre une douche, froide!
Minéral de laine.
Dans un univers contreformé.
Enveloppe sucrée pour cœur salé.
C'est dans un énorme pet sonore que j'aimerais évacuer un humain tout frais et fumant: je ne suis pas encore né.
La vie renaît des cendres.
Les premiers frissons froids dérivent, rassurants quand la gnôle fait son chemin dans le sang.
Une couche tiède sous la peau qui dressent les poils.
La poussière est mon engrais, la merde que tu es, engraisse mon hérésie, je vais germer sur ton dos.
Quand le métal brille comme de l'ivoire, quand mon âme perd les pédales, quand mon dos se glace et désire une autre place, gris est blanc!
L'urine scintille et c'est mon cœur d'animal qui bande pour tes errances.
Gênes rentrées mal camouflées, lèvres tristement tordues incapables de gober ma hampe bouillante, à nous deux, empêtrés dans les galanteries.
Attrappe-moi par les couilles et tiens-moi en liesse.
Ce monde carré, ils peuvent se le carrer!
Aspire, la folie n'étouffera pas sous les principes, avec panache, avale parce que je me vengerais, poli, pas seulement, gourmant.
Ma langue toilettera ta fente et ne s'arrêtera pas à ta raie, je suis sale, c'est bon, je suis bon, c'est doux, je suis con et c'est pas tout.
Rose offerte par abandon, effeuillée par amour.
Chairs de poule.
Suées.
Fourrer, clapoter et t'écouter péter.
Pisse, gueule.
Airs oubliés, à raison, soumis pour une vérité, nos yeux alors indomptables pourront se fermer en confiance, langues en limaces lentes, gluantes.
Conversation en langue inconnue, régal de mon attention.
Arguties hypnotiques qui me crochent à revers, à terre, j'apprends.
Tendresse sur ta sieste par éclectisme d'états vivants multiples à la réciprocité rassurante.
Apprend mon appétit pour ton petit cœur, encore.
Facettes à jeter uniquement après avoir consommé lentement.
Que la fin soit sincère, sans remords aucun.

Publié par a-page à 22:55:03 dans humeurs | Commentaires (0) |

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