moa né le 42 vagdembre 1176,5 avant Jacquou le Croquant vers 53h02 heure bocale dans une ferme rurale sur la terrasse du 18ème étage sous l'autoroute A7. ai grandit dans un milieu de gladiateurs civils. abandonne les études à 362 ans pour cause d'oubli et entre enfin dans la vie fictive avec un total insuccès.
Allez un bon film fantastique français, gore qui plus est! Non je déconne, c'est pas un film français, c'est Alain Robak et ses potes qui ont fait un bon film! La france n'a rien à voir la dedans sauf peut-être dans les contraintes qu'il a fallu contourner pour arriver à faire un film de ce style. Si on veut jouer à l'ethnologue de salon, on pourrait dire que ça sonne comme un film de parigots. Et qu'est-ce que ça peut foutre? Bin rien!
En gros l'histoire, c'est une femme, Yanca qui se fait engrosser par une créature antédiluvienne ramenée d'Afrique dans le zoo où elle se fait traiter comme une chienne. Elle fuit l'ambiance glauque du cirque et monte à paris. C'est la période de gestation du truc dans son ventre qui lui parle et lui ordonne de tuer pour le nourrir...
Voilà un film sympa, marrant et en même temps assez oppressant. Du gore sérieux avec des dialogues aussi gras que les giclures d'hémoglobines. L'équipe qui a commis ce savoureux cauchemar d'accouchement est une bande d'amis qui a travaillé sur Objectif Nul (Canal+) entre autres: on y retrouve Alain Chabat qui a l'air si meugnon meugnon, Ariel Zeitoun, Lafesse et Jacques Audiard... Un humour grave plein de second degré voire plus si ça se trouve mais là, ça me dépasse. L'héroïne boulotte balade ses adorables miches dans des poses classiques telle "La toilette après la curée" de Ingres 1990, ses seins balancent un rythme qui hypnotise les battements de coeur soudainement synchrones et sa touffe sombre tandis qu'on revient en vit. La qualité d'image va faire fuir tous les bouffons qui découvrent le cinema depuis la semaine dernière prenant les images actuelles systématiquement filtrées pour du réalisme. Pas une once de trucage digital ni d'épilation mailllot, queue du naturel! Une vraie femme forte: une femme qui suit les hommes et les dévore. Le plus beau refus pour une demande de mariage de tout le cinema du monde. La colère d'une femme face aux lourdeurs, aux illusions et aux lâchetés des mecs. Il paraît qu'une suite serait lancée: Lady Blood où Yanca serait flic. Bien vu! Dirty Yanca matinée d'Anthropophagus avec des dialogues de Houssin et de Blier nous ferait le plus grand bien. Hélas, l'optimisme ne paie pas surtout quand il est matiné de réalisme et de rentrées financières. Je rêve. En attendant, ce fut un trait de génie que de fixer ce Baby Blood sur une pellicule, on peut toujours en dire ce que l'on veut, il trouvera ses amateurs!
Publié par a-page à 16:01:10 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) | Permaliens
Je tiens à vous parler d'un film Bis exemplaire. Bloody Mallory. En fait, la réalisation est assez pitoyable et l'ensemble a des relents de pré-adolescence bien boutonneuse, le moment de pouvoir lire l'étiquette de lotion anti-points noirs n'est pas encore venue. Encore un fumeux essai de production française dans le domaine du fantastique (vite détrompez-moi, n'hésitez pas à me faire découvrir des chefs d'oeuvre!). Ce film vidéo de seconde zone a essayé de renouer avec l'esprit du Bis et il s'en est fallu de peu qu'il ne puisse y prétendre.
Petit résumé: Mallory s'est mariée avec un démon qu'elle a zigouillé à la hache (on le voit parce qu'il y a une goutte de sang sur sa chemise blanche et qu'il a un épi). Alors elle forme une petite entreprise avec une gamine télépathe qui peut changer de corps et une drag queen qui se bat (mal) et se frittent des démons. On fait appel à elles, une fois que le gouvernement s'est fait piquer son pape, pour retrouver les non-morts ou goules qui ont fait ça. L'attachée de presse du pape, en réalité vampire de son état et une créature polymorphe sont sur le point d'asservir l'humanité (comme si ce n'était pas déjà fait) et c'est alors que vous allez devoir regarder le film pour en savoir plus.
Esthétique vidéo, acteurs en peluche, trucages limites et humour plus proche de la vanne que du fou rire, ce film est une version sitcom édulcorée d'un film gore. Trop de blablas et pas tellement d'actions, on ne peut pas dire que cela remue beaucoup. La romance est aussi au menu mais elle ne marche pas plus que le reste. L'anti-clericalisme est bon enfant, on croise une héroïne drag queen et les femmes sont des premiers rôles, c'est un film éducatif pour enfants de gauche. Hélas, je pense qu'il ne faut pas prendre les gosses pour des andouilles ni les adultes. La planète sauvage frappe les deux publics si l'on veut concevoir le 7ème art de cette manière. Ici, les concessions sont d'ordre monétaire et au résultat, c'est ça qui a tout foiré! Il faut bien que ça rapporte, investisseurs frileux!
Mais revenons-en au pourquoi de cette chronique qui va prendre un tour inattendu pour un film si ras des pâquerettes. En effet, je ne vais pas m'étendre sur le nullissime résultat de ce scénario qui a tout de même le mérite d'essayer de renverser les valeurs du sacro-saint manichéisme, bons méchants, croyants et mécréants. Sachez juste que si vous avez un un orgasme fleuve à l'idée de baiser la sainte paume branlante du pape, vous risquez l'attaque hérétique foudroyante. Si vous vous foutez du pape et de ses radotages de faux derche suprême qui ne se mêle que de ce qui ne le regarde pas, vous esquisserez un sourire de sympathie. Alors pourquoi? Pourquoi est-ce un film qui trône dans mon panthéon perso? Pour une merveilleuse raison: Valentina Vargas, la Lady Valentine du film. Retour émoustillant en arrière: Le nom de la Rose où le souvenir d'une croupe enfiévrée a marqué au rouge ma libido. Cette femme dévergondée, ensorcelante qui baise goulûment le petit moinillon dans la paille en silence et en secret, sa chute de reins brune, mate, indolante et ondulante... C'était elle, Valentina Vargas! Ici, en vampire décadente dans un accoutrement napoléonien qui lui va évidemment trop bien pour laisser le sang circuler normalement dans les veines, elle se bat à l'épée et balance des vannes assassines qui font mouche à tous les coups. Je suis si séduit. Mais ça n'est pas encore assez, mon petit coeur ne savait pas! Il n'aurait pu se douter, cette bête de sensualité à l'accent si outre atlantique était muette dans la paille et là elle susurre de sa gorge chaude et roulante. En ricanant, elle fait venir en laisse deux hommes presque nus et roucoule: Oui! venez mes chéris... Et c'est là que le film est sauvé, pour cette réplique! Pour cette scène de quelques secondes, pour cette voix qui assoit. C'est là que le célibat mélangé d'héterosexualité pousse un gémissement plaintif au fond des neurones, que l'os d'ADN casse net et que les gonades poussent le bouton rewind avec avidité. Merci! Grâce à cette femme, c'est un grand film bis.
Publié par a-page à 16:05:33 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par a-page à 13:21:19 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) | Permaliens
Vous avez remarqué comme c'est dur de se réveiller le matin, parfois? Alice se réveille au pays des cervelles... bouffées par les zombies. Elle a une drôle d'impression. C'est pas un lendemain de cuite mais une vague impression d'avoir servi de rat de laboratoire. Ca, c'est une sale impression! Les souvenirs vagues qu'elle cherche à ordonner ne l'encombre pas plus que les flingues dont elle ne tarde pas à s'arnacher. Boulot, boulot: le film est commencé, va falloir défourailler! Dans la charmante ville de Raccoon où le soleil ne brille que dans les souvenirs, l'alerte est donnée. Le virus se propage, c'est à dire tout le monde s'entredévore joyeusement parce que la Umbrella Corporation teste ses armes biologiques sur les habitants. Du coup, pas de bol, la tendance est plutôt anthropophage ces derniers temps! Et il faut que ça reste secret ou que ça ne déborde pas dès lors on ferme la ville et on va tout exploser "Nagasaki style". Cependant les responsables restent pour assister au combat d'Alice, ils ont un hélicoptère pour fuir la bombe alors ça va. Une bombe atomique, c'est rien, un hélico et hop sauvé! Donc, en dépit de toute cohérence, les voilà en train de mater comment la situation évolue: ils sont cons ces scientifiques! Une bande de flics, une autre bande de flics et Milla Jovovitch (Alice) vont se débattre pour retrouver la petite fille du savant coincée dans la ville qui connaît la sortie. Lui, c'est un savant gentil, handicapé et sa fille est prisonnière de Raccoon. Vous avez compris? Bin oui, là, il faut avoir la larme à l'oeil, enfin quoi, vous suivez pas! Il est tellement gentil qu'il a même créé l'antivirus. Quel gentil ce savant! Mais les autres, les méchants, ils ont inventé le NEMESIS: le gros zombie balaize avec des gros flingues. C'est alors que tout le monde se frite.
Bon, j'arrête avec l'histoire parce qu'on avait déjà tout vu avant que le film ne commence. Comment dire? Ca le fait pas!
Les combats réglés par un Yuen Woo-Ping wanabe du dimanche sont heureusement tournés dans le noir. L'actrice principale (le 5ème élément) pèse au bas mot 153gr et se bat contre des hordes de zombies, un boss de fin, croisement de Predator mort et de king kong frit. Ils ont prévu les bottes de Frankenstein +2 pour que son look assure et ne la fasse pas passer pour un moineau mutant. Son air revêche en plastique et ses répliques bâclées tentent de rivaliser avec le taux de testostérone très élevé du casting. Les mâles du film seront une caricature de notre époque primaire comme celle des années 50 nous paraît aujourd'hui ridicule. Pas drôle, pas palpitant, pas effrayant, pas gore, pas malin, pas sexy, pas bon, pin pon pin, pin pon pin. Cliché, déjà-vu sont les maîtres mots qui définissent ce film. Un régal pour les QI de 12 dont les neurones solitaires et isolés sont anesthésiés à la bière. Ne mérite même pas de figurer dans le panthéon du BIS.
Vous savez quoi, j'ai vu le Resident Evil précédent et je n'en ai sincèrement aucun souvenir, voilà une suite qui fait honneur au premier film.
Publié par a-page à 11:04:43 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par a-page à 13:29:09 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (8) | Permaliens
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fiel ou miel