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oeils

regards de bric & de braque

noyade | 26 septembre 2006

Sous l'eau qui l' effraie, il sait de quoi il retourne. Ses phobies imposées au contact de l'impatience de ce qui ne le regarde pas, il se referme et son abord est redouté pour de fausses raisons. Ses charmes niés le sont pour les mêmes raisons. Il coule à chaque fois aux yeux de ceux qu'ils voudraient séduire. Il lit sa peine dans le regard erroné qui le juge de travers. Cette perception est néanmoins une réalité et elle ne peut être critiquée que si l'erreur est humaine. On ne lui accorde pas: il est adulte! Mais les animaux cérébraux ne semblent pas avoir besoin de remise en cause de leur perception. Leur état prédateur ne permet pas le questionnement qui les ferait chavirer, c'est une question de vie ou de mort! Les envies de ces bêtes affolées contenues au rôle qu'elles se sont assigné ne peuvent en aucun cas se remettre en question. Leur statut en prendrait plein leur grade si durement acquis à coup de concessions multiples. Les réalités apprises, digérées par d'autres, sont la base de ce qui les font exister. Ces réalités ne sont qu'énoncées mais elles se doivent d'être le ciment de leur réalité. Ce dont ils sont témoins prend une moindre importance voire une fantaisie comique reléguée dans le domaine de l'irrationalité qu'ils méprisent. Comme la réalité de concepts abstraits mathématiques qui ne sont que des axiomes pour humains bouchés à la rentabilité d'une existence primaire. Petits animaux capricieux ne voulant pas se laisser aller à vivre. Et prêts à en découdre pour ne pas revenir à un état sensuel trop sensible qui les affaibliraient! Comble du cliché pour authentiques primates qui se doivent par tous les moyens de nier ce qu'il sont. Arborer tous les signes extérieurs de prétentions artificielles divers et variés afin de singer ce qu'ils ne font que comprendre sans arriver à se lâcher. Sans ressentir, mais affirmer! Par l'explication qu'ils récitent, ces chiens savants enragés font des pirouettes conceptuelles aux tournures volontairement plus esthétiques que leur contenant prédigéré. Ils jonglent avec la baballe tandis qu'ils le délestent de son innocence et jureront que c'est pour son bien, uniquement s'il s'en aperçoit. Les sourires qu'ils arborent sont l'expression de l'arnaque réussie à son encontre. Ces agressions systématiques forgent le caractère en une armure qui ne sert qu'en mode combat. La jouissance, la naïveté, la douceur, la tendresse, la pâleur: en tas, chrysalide abandonnée afin de bourgeonner en guerrier, venin et vindicte pour ses mêmes raisons. La résistance à ces moeurs force à espérer une âme soeur, ne pas sombrer illuminé, croyant ou ébahi d'espoir. C'est d'autant plus de faiblesse dans ce combat qu'il ne désire pas, pire qui l'affole, qu'il redoute. Et ce serait là que serait la force, à faire face! L'obliger à concevoir l'adversité, maîtrise ou soumission pour cause d'unanimité? Ne concevoir la respiration uniquement que par rapport à ça? Cette réalité n'est pas universelle et ses sens ne veulent pas plier. Sous cette marée de prétentions qui le noie par indifférence globale, il panique. Dans cette mer à nier, il cherche terre à lier. Et si l'on regarde de loin sa panique qui clapote, on voit un monde uniquement aquatique. Il va couler.

Publié par a-page à 11:58:36 dans humeurs | Commentaires (0) |

Suites | 08 septembre 2006

Certains embrassent la carrière littéraire, d'autres essaient... Moi je l'embarrasse!
"J'ai une longue queue!"... Chuis juste un peu plus gland qu' les autres...

On ne travaille pas pour vivre, on travaille pour payer!

L' humanité a réussi à moderniser l'âge de pierre! Condamnés pour des mots, élus pour des meurtres... Capitalistes! Achetez de la démocratie! Un système féodal pourri, la modernité pour tous!

a-muse à boulimie chaotique
paranoïa engendrée des pensées en cendre
débordements agaçants très tentants
séductions inconnues fatales sous avidité glaciale
elle est aussi sous l'eau d'une partie de mon cerveau
sa laine me chatouille sous différents formats
je ne suis pas qu'à prendre et c'était déjà fait
les revers de destinée n'en font qu'à leur tête
les deux font la perdition
je manque de fini qui commence
DON'T TOUCH ME UNLESS YOU MEAN IT!

esclave d'une entreprise sociale, les fers économiques aux pieds, travaille pour ne pas crever sous les coups de fouets monétaires de plus de vingt siècles de hiérarchies diverses et variées. destin inchangé pour espèce sociale pas encore sortie de l'état capricieux. prétention d'humanité: réalité de négrier.

Moi, j'ai la poche qui fait bip!
Moi, j'ai l'dernier modèle pour les bites...
Le téléphone portable pour aller plus vite...
Et mon compte en banque qui crépite,
je suis une réussite!
Toutes les envies qu'on me dicte...
Je m'y conforme aussi vite!
La valeur de ma vie
vaut bien moins que celle d'une mite.
Je sponsorise un monde pourri!

Rouler sur le bitume, purée de poie séchée. Vous les avez tous sur la conscience. Tous ceux qui se sont brulés sans les ailes. Que d'autres endossent avec un pur plaisir euphorique. Vous pouvez toujours prévoir de plus longs trajets. Vous ne saurez jamais tout recouvrir.

Il élevait des carottes déjà mangées. L'âne du quartier l'avait à l'oeil, du mauvais...

Le silence du résigné résonne dans toutes les autres têtes vides et se répand comme une vilaine peste brune...

J'me branle à la routine, ma vie de piste rayée déjà digérée, mes instants sacrés sur l'autel rediffusé, mon originalité très formatée, mes pensées de bovin alphabétisé, cromagnon on line pour cause de consensualité, profiteur boulimique affolé de consommer des profits aux allures de produits concretement anorexiques, vide de sens, vide de vie, j'me branle à la routine qui ne fait pas de vague! J'ai beau vouloir juter, je n'arrive qu'à mes fins.

Soyons sérieux, s'ils voulaient notre bonheur ils ne nous le feraient pas payer!

Publié par a-page à 12:10:21 dans scribouillons | Commentaires (0) |

vague à l'âme en vogue | 01 septembre 2006

tapoter son oreiller. un décapité voit les choses tourner un gravillon coincé dans la paupière! Sa bave glisse dans sa narine sans faire de bulles, sans hoqueter, sans sourciller
la tristesse laisse éveillé
les mains suent
les mensurations n'indiquent que la taille des sous-vêtements
des envies mortes, un désir venimeux
des claques-pulsations tempèrent à rebrousse poil
la plainte de l'état vacant contre l'insouciance de la respiration
plastique chair
faire semblant pour de vrai
mutisme arrogant
frisson lacrymal en terre arable
volonté violée au mépris!
abonné à la morve en tôle de liberté
impression torve de l'intérieur abandonné
soie rèche, laine froide, lacets cassants, plaisirs-loisirs à détourner l'attention du véritable état de faim écoeurante
épuisé à cailler: lait-poison
les gouts nourrissent seulement l'état fade
froid quand il fait chaud, chaud quand il fait froid
pisser & pleurer, rire & se branler, être petit... s'être trompé

Publié par a-page à 11:01:24 dans scribouillons | Commentaires (0) |

jeux démons croisés du père Pétuel | 01 septembre 2006

expression prétention
création rediffusion
sensibilité handicapée
individu perdu
humanisme solipsisme

Publié par a-page à 10:42:28 dans humeurs | Commentaires (0) |

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