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A l'approche d'élections européennes qui s'annoncent sous les meilleures auspices pour la majorité en place, gratifiée, selon les sondages, de 28 % d'intentions de vote, contre 21 % pour le PS, la plupart des dirigeants de l'UMP refusent de céder au triomphalisme, sachant sans doute qu'une élection n'est jamais gagnée d'avance, et que tous ceux qui s'y voyaient déjà, à l'image des socialistes, avaient fini par échouer lamentablement.
Alors même que la plupart des pays européens dont la France sont touchés de plein fouet par les effets de la récession économique et financière américaine, la majorité actuelle ne s'est jamais aussi bien portée, sans doute aidée par l'inertie et l'inutilité des discours de l'opposition. Il est vrai que les rivalités internes, qui minent l'appareil socialiste, entre ceux qui s'y voient déjà en 2012 et ceux qui se tirent une balle sous le pied, ne contribuent pas au rassemblement espéré. Ne parlons même pas des atermoiements désespérants de la première secrétaire Martine Aubry, ou encore des divisions entre d'un côté les anciens, regroupés sous différentes bannières ( candidats écologistes, parti de gauche, NPA ) et les modernes ( Modem et PS ) alors même que l'UMP est totalement rassemblée derrière ses candidats, derrière son Président. L'histoire montre qu'une droite unie est la condition sine qua non de toute victoire politique future. Il est à craindre pour le PS que sa possible défaite lors des prochaines européennes se solde à nouveau par une défaite aux élections régionales ( il sera difficile de faire mieux que 20 régions sur 22 ) sans oublier la prochaine présidentielle !
Publié par Nicolas Lobin à 18:14:27 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Que dire de la stratégie du Président américain, sinon qu'elle a tôt fait de montrer ses limites ? Certes, si la situation économique se stabilise outre-atlantique, stabilisation qui a certainement peu à voir avec le plan de relance américain voté par le Congrès puisque l'on constate que les américains, qui épargnaient, se sont mis à consommer à nouveau, au niveau diplomatique, c'est un échec cuisant.
Ainsi, le Président américain fait libérer des prisonniers enfermés dans Guantanama, alors que ceux-ci, sitôt libérés, déclarent leur filiation avec le terroriste Ben Laden et menacent une nouvelle fois l'Amérique des pires représailles. Ainsi, alors qu'il disait vouloir écouter, dialoguer avec ses partenaires européens mais aussi des pays peu fréquentables à l'image de l'Iran, il n'a récolté que railleries, insultes mais aussi une instabilité politique de certains pays à l'image de l'Afghanistan et du Pakistan. Ne parlons même pas de l'Iran, qui reprend sa recherche concernant l'arme nucléaire et lance des missiles comme si de rien n'était, dans l'indifférence de Washington. On semble se retrouver à l'époque d'un certain Jimmy Carter, qui fut l'un des pires présidents que l'Amérique n'avait jamais connu, dans le sens où sous son mandat, l'URSS menacait, en raison du boom pétrolier, d'annexer de nombreux territoires, et même l'occident. On peut se rassurer en pensant aussitôt à ce qu'il s'est produit suite à la présidence Carter : une élection triomphale d'un certain Ronald Reagan, qui a redonné à l'Amérique une image forte, une volonté d'espérer... Ce leader pourrait se retrouver en la personne du gouverneur de la Louisiane, un indien proche de la philosophie reaganienne. Espérons que cette présidence Obama, qui déjà sera jugée lors des élections intermédiaires en 2010, sera rapidement close et laissera sa place à une future présidence républicaine, à l'image de ce que fut celle de Reagan...
Publié par Nicolas Lobin à 17:46:42 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (2) | Permaliens

Alors qu'un certain Olivier Besancenot se fait apostropher par des salariés en colère, au prétexte qu'il chercherait à tout prix de faire de la récupération politique, le gouvernement semble décider à regrouper le ministère de l'Emploi avec celui du travail, alors même qu'il était rattaché au ministère de l'Economie jusqu'à présent. Selon certaines sources à Matignon, il s'agirait de créer un grand ministère des Affaires sociales, en vue de résoudre l'épineuse question du chômage.
Or le problème du chômage est avant tout lié à la conjoncture économique mais surtout, dans le cas de la France, a des causes structurelles. Pourquoi la plupart des pays européens, avant la crise, affichaient donc une croissance de 5 % par an alors même que la France ne parvenait pas à atteindre 2 % ? Comment ne pas citer un pays comme le Danemark, qui avait un taux de chômage de 2 % contre 8 % pour la France ? Comment certains peuvent-ils encore parler de modèle en désignant la France ?
D'erreurs en erreurs ont été commises par des gouvernements aussi bien de gauche que de droite, qui ont visé à partager le travail ( une absurdité économique ) ou à traiter le chômage d'un point de vue social et non économique. Ainsi, l'on a contribué à assurer ce que Nicolas Bavarez se plaît à nommer le chômage permanent. En créant de multiples obstacles aux licenciements, en s'opposant à toute flexibilité de l'emploi, toute simplification administrative et surtout à une forte baisse des charges sociales, des prélèvements sur les salaires, on a dissuadé les chefs d'entreprise d'embaucher. Résultat, on se retrouve avec des jeunes issus de la diversité, français à part entière, ou des personnes quinquagénaires, se retrouvant au chômage, obligés de quitter la France pour trouver du travail.
Quant à la situation des français qui ont la chance d'avoir un travail, elle ne cesse de se dégrader dangereusement. S'il est fort commode d'accuser les patrons de tous les maux, il ne faut pas oublier que la part de valeur ajoutée qui est attribuée aux salariés n'a pas bougé depuis les années 1970. En réalité, la multiplication des prélèvements sociaux existants, comme la CSG, mais aussi la hausse sans fin des charges diverses, supportées par les entreprises, ont eu pour principal effet de tirer les rémunérations nettes des salariés vers le bas.
Bien entendu, les solutions sont connues, même si là encore, les hommes politiques, par frilosité, refusent de les appliquer réellement. Il s'agirait de libéraliser intégralement le marché du travail, en assurant des contreparties aux salariés, à l'image de ce qui a été entrepris au Danemark, mais aussi de remettre à plat notre système fiscal mais aussi les prélèvements supportés par les entreprises, afin d'encourager celles-ci à embaucher, à investir massivement mais aussi à augmenter le pouvoir d'achat de leurs salariés. Ainsi, nous rentrions dans un scénario gagnant où l'entreprise, ses salariés, mais aussi l'Etat, par le jeu d'une augmentation des recettes fiscales liées à une augmentation de la consommation et des investissements réalisés sur notre sol, y gagneraient. Souhaitons que nos responsables politiques agissent conformément à de tels principes à l'avenir, qui garantiront seul le plein emploi et les succès de la France.
Publié par Nicolas Lobin à 16:25:01 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Lorsque l'on voit dans quel état se trouvent la plupart des écoles à ce jour, on ne peut que regretter l'époque de Jules Ferry et des hussards de la République, où des enfants issus de milieux aisés comme défavorisés écrivaient et calculaient de la même façon, où l'on pouvait réussir grâce à l'Education... Un temps où Edouard Herriot, alors maire de Lyon, parlait des français moyens, ceux qui étaient souvent issus de milieux défavorisés, devenus petits bourgeois et qui esperaient voir leurs enfants rejoindre les classes sociales les plus fortunées, en accédant aux grandes écoles. Dans les grandes écoles d'ailleurs, un tiers des enfants étaient issus de milieux très favorisés, un autre tiers de milieux petits bourgeois et un dernier tiers issus de milieux très modestes.
Aujourd'hui, qu'en est-il ? Sur dix écoles qui ont les meilleures classements nationaux au niveau des résultats scolaires, huit sont privés, alors même qu'elles sont peu nombreuses, vis à vis de ce qu'il se passe dans les pays étrangers. Les familles n'hésitent plus à se saigner pour que leurs enfants réussissent dans les meilleures écoles, qui leur permettront d'être formés conformément aux demandes des employeurs sur le marché du travail.
On pourrait ici citer l'illettrisme qui n'a jamais régressé depuis des années, faute de volonté politique, on pourrait citer l'état de délabrement de nos universités, qui sont une véritable honte nationale. On pourrait encore citer la cécité idéologique de syndicats rétrogrades et de ceux qu'on nomme les pédagogistes, qui sont les véritables fossoyeurs de l'Education nationale. Grâce à eux, seuls les enfants issus de milieux très favorisés accèdent aux grandes écoles, seuls les enfants des milieux favorisés bénéficient de formations à domicile, quand les autres n'en ont pas les moyens et n'ont que l'école pour réussir.
Face à la faillite de tout un système arc bouté sur des préceptes anciens et dépassés, il paraît vital de moderniser l'école en profondeur, afin que celle-ci remplisse le rôle formateur qui fut le sien sous la IIIème République, qu'elle puisse permettre de donner sa chance à tous, sans distinction du milieu social. Il est hélas à craindre qu'aucun gouvernement digne de ce nom, de droite comme de gauche, ne se décidera à entreprendre les réformes salutaires dont l'école a besoin.
Publié par Nicolas Lobin à 15:41:30 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Bien qu'elle n'en laisse rien paraître, l'actuel première secrétaire du PS, Martine Aubry, pourrait bien pâtir d'une défaite lors des prochaines élections européennes, alors même que l'UMP reste toujours en tête selon les sondages. Le fait que le parti du Président soit devant son opposition est un fait politique rare lors d'élections intermédiaires. Quoi qu'il en soit, au cas où ce scénario se produirait, Ségolène Royal en profitera certainement pour tenter de renverser le rapport de forces en sa faveur. Alors même que les dernières élections internes avaient été suspectées de fraude, il n'en faudrait pas plus pour semer une nouvelle fois une profonde zizanie au sein de la principale formation d'opposition.
Le problème de la gauche française, au fond, c'est qu'elle est tiraillée entre deux tendances : l'une, archaïque, symbolisée autrefois par Mélanchon, proche des idées des partis d'extrême gauche, qui n'a pas réussi à digérer intégralement le marxisme et l'autre, plus moderne, symbolisée par Manuel Valls, donc réaliste et favorable à des réformes.
Ainsi, rien d'étonnant en soi à ce que l'on retrouve des socialistes au sein du gouvernement d'ouverture voulu par l'actuel Président et dirigé par François Fillon. A coups sûr, ces socialistes ne se reconnaissent plus dans un parti qui n'a cessé de faire des mauvais choix depuis son échec dès le premier tour lors de la présidentielle de 2002. Il est probablement certain que d'autres socialistes ( on parle de Claude Allègre et même de Malek Boutih ) sauteront le pas pour faire partie du gouvernement.
S'il est bien sûr commode pour les dirigeants actuels du PS de s'en prendre, par sectarisme, à tous ceux qui quittent le navire, de les accuser de tous les meaux, il l'est beaucoup moins quand il s'agit de se remettre en question, de réfléchir au départ d'un grand nombre de leurs confrères, qui ne se reconnaissent plus du tout dans leur parti. Sans oublier la montée en puissance, depuis 2007 déjà, de François Bayrou, qui capte un électorat de gauche plutôt branché, ouvert sur le monde, social démocrate alors même que le PS s'enferme dans une logique d'un autre âge. Sans modernisation et changements profonds au sein du PS, à l'image de ce que Tony Blair a entrepris dans son pays, celui-ci ne s'en remettra pas et pourrait même ne pas se qualifier au second tour de la prochaine élection présidentielle, au profit d'un certain Bayrou.
Publié par Nicolas Lobin à 17:15:57 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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