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Certains disent qu'il faut toujours un certain temps avant que les Présidents nouvellement élus prennent la mesure de l'exercice de leur fonction. Ainsi, après les péripéties au restaurant Fouquet's mais aussi sur le yacht de Vincent Bolloré, sans oublier aussi la ville où Nicolas Sarkozy et sa famille avaient passé leurs vacances aux Etats-Unis, il semblerait qu'une page s'est tournée. C'est un Président plus sobre et plus présidentiel que nous cessons de découvrir depuis le début de l'année, et qui s'est exprimé contrairement aux usages, la veille du 14 juillet. Ainsi, lors de ce défilé où le Premier ministre indien est invité d'honneur, le Président semble avoir compris que la France était restée un pays à tradition monarchique et que le respect du protocole, aux yeux des français, demeurait une valeur déterminante. Le Président a donc cherché à jouer la proximité avec les français, en permettant à de nombreux associations de défense des victimes, mais aussi concernant les accidentés de la vie, de le rejoindre à l'Elysée, sans oublier les oeuvres caritatives de Carla Bruni, plus particulièrement contre le Sida. Sans doute Nicolas Sarkozy a perçu le fossé se creusant entre l'opinion et sa personne, trop connotée paillettes, et a décidé de renouer avec ce qui avait assuré sa victoire lors de la dernière élection présidentielle, et ce qui assurera peut-être sa victoire lors des prochaines échéances.
Publié par Nicolas Lobin à 14:55:57 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
Il n'y a rien à changer à cette analyse, si juste que j'ai préféré la diffuser intégralement. Vous pourrez la retrouver sur le site du Figaro à cette adresse : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/13/01002-20090713ARTFIG00154-reynie-aubry-s-enferre-dans-un-modele-archaique-.php
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LE FIGARO. - Pourquoi le PS n'est-il plus une force d'attraction pour la gauche ?
Dominique REYNIÉ. - Le PS apparaît comme un parti sans doctrine et sans chef qui a lassé bon nombre de ses électeurs, lesquels n'hésitent plus à le boycotter massivement, comme on l'a vu en 2002 ou encore lors des dernières élections européennes. Les régionales de 2010 ne sauraient constituer des perspectives encourageantes, car la gauche risque de perdre quelques-unes des Régions conquises en 2004. Même à gauche, le Parti socialiste a cessé d'être considéré comme une locomotive électorale. D'autant plus que le PS est dépourvu de dynamique interne. Il est divisé et sans chef, ce qui lui interdit de jouer le rôle d'une force fédératrice. Il n'a pas clairement fait le choix d'une alliance avec le centre ou la gauche de la gauche : voyez encore le cas de la municipale partielle d'Aix-en-Provence où le PS s'est allié au MoDem. Symptôme inquiétant, les appels au rassemblement se multiplient, ce qui est contradictoire ! Et Martine Aubry n'a même pas été la première, puisqu'elle suit Moscovici ou même Robert Hue.
La gauche de la gauche en profitera-t-elle ?
Le choix des destinataires de l'appel de Martine Aubry est révélateur de la situation du PS. La lettre a en effet été adressée à toute la gauche, à l'exception du NPA. Or, avant même cet appel, le parti de Besancenot avait affirmé qu'il y apporterait une fin de non-recevoir. Ce n'est donc même pas le PS qui a décidé de ne pas solliciter le NPA, mais l'inverse.
Dans cet appel, on retrouve la gauche plurielle, chère à Lionel Jospin en 1997.
C'est la preuve que ce sont des idées d'hier. Cet appel est un énième aveu d'impuissance du PS qui ne sait plus imaginer les nouvelles conditions de son avenir politique. Nous ne sommes plus en 1997. C'est peu dire que le monde a changé depuis 12 ans !
Pourtant, 1997 était une victoire ?
C'était une illusion. 1997 a été une défaite de la droite bien plus qu'une victoire de la gauche. 1997, c'est d'abord une erreur stratégique de Jacques Chirac qui n'a pas su expliquer la dissolution aux Français. 1997, c'est ensuite les triangulaires imposées par le Front national qui ont permis d'élire bon nombre de députés socialistes. La gauche est minoritaire en voix si on range le vote FN dans les votes de droite. Enfin, la reprise de cette ancienne référence est d'autant plus étonnante de la part de Martine Aubry que ce sont ces alliances qui ont débouché sur le 21 avril 2002.
La gauche plurielle se conjugue donc au singulier...
Les réactions au courrier de Mme Aubry montrent que les relations entre les différentes composantes de la gauche sont épouvantables. Les alliés potentiels du PS ne cachent pas qu'ils ne croient plus au PS. En cela, ils portent sur ce parti le même regard que la droite.
Dans ce cas, quelle peut être la solution pour le PS ?
La question est d'autant plus difficile que leur problème c'est désormais aussi leur chef. Placée à la tête du parti dans des conditions déplorables, Martine Aubry se montre incapable de le renouveler, refusant d'assumer, comme tous les grands partis sociaux-démocrates, une alliance avec le centre, sans pour autant l'interdire de facto. Elle s'enferre dans un modèle archaïque. Son vocabulaire en témoigne. Elle incarne un parti aliéné à une gauche radicale, intellectuellement exaltée, politiquement très active mais électoralement peu crédible.
La changement de direction est-il inéluctable ?
Ils doivent y réfléchir rapidement car la question de la survie du PS est en passe d'être posée. La situation aurait été tout autre si Ségolène Royal avait été portée à la tête du parti. Royal présente l'avantage de combiner le pragmatisme, l'utopie et le charisme, tout en exprimant la volonté claire de passer une alliance avec le centre.
Publié par Nicolas Lobin à 14:50:34 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Ainsi, malgré l'annulation de l'élection par le Conseil d'Etat pour propos jugés inadmissibles dans le cadre de la campagne municipale, dont beaucoup disaient qu'il s'agissait d'une décision motivée pour des raisons politiques, la maire sortante d'Aix en Provence, Maryse Joissains est en tête avec 43 % des voix contre 34 % pour son adversaire socialiste. Dans le même temps, le sénateur maire sortant de Perpignan, Jean-Paul Alduy, s'est fait réélire dans le cadre d'une triangulaire avec plus de 53 % des voix, une prousse saluée par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. On constate ainsi, à travers ces deux scrutins, que l'UMP renforce ses positions et conserve ses bastions, face à une gauche plus atone et divisée que jamais, ne sachant à quel leader se vouer. On constate aussi que le parler vrai, notamment dans le cas de la ville de Perpignan, sans oeillères idéologiques formatées par la gauche, est bien plus porteur d'un point de vue électoral que le fait de faire la course au centre. Nicolas Sarkozy n'en est-il pas le symbole, lui qui s'est fait élire sur un programme réellement de droite ? Non seulement s'assumer et se revendiquer de droite n'est en rien pénalisant politiquement, mais c'est même une garantie de succès ! La droite, en restant fidèle à ses valeurs, peut renouer avec tous les français, qu'ils soient bourgeois ou modestes. Un signal majeur pour un Président qui recherche à tout prix l'ouverture.
Publié par Nicolas Lobin à 12:36:40 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Georges Tron, fidèle parmi les fidèles de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, adresse un satisfecit pour la politique économique et sociale menée par le Président de la République. Quand l'on connaît les rapports conflictuels entretenus par l'ancien Premier ministre avec son ministre de l'Intérieur de l'époque, lorsqu'il était encore en fonction, cette réaction venant d'un très proche a valeur de symbole. Ainsi Georges Tron salue la politique menée visant à stabiliser le système bancaire, mais aussi le volet social du plan de relance, incluant le revenu de solidarité active. Il ne voit que des qualités au grand emprunt proposé par Nicolas Sarkozy, qui aurait le mérite de pallier une carence de l'investissement en France, suite à la crise financière que nous traversons. Ainsi, il semblerait que les villepinistes aient décidé de cesser de s'en prendre au Président et de se souder derrière son action, tout en restant critiques mais plus constructifs. Ils ont sans doute compris que l'anti-sarkozysme systématique, notamment le fait de la gauche et du Modem au cours des élections européennes, avait copieusement échoué et qu'il était donc temps de veiller au rassemblement de la majorité. Devant de nombreux députés, le Président avait d'ailleurs déclaré avec malice qu'ils devraient le supporter pour sept années et demie. Une manière de dire qu'il serait seul candidat à sa succession et qu'il se voyait déjà dans le fauteuil présidentiel pour un mandat de plus. Cela pourrait donc expliquer pourquoi les villepinistes aient décidé de rentrer dans le rang et de se faire bien voir aux yeux du Président.
Publié par Nicolas Lobin à 17:09:50 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Ainsi Nicolas Sarkozy a chargé deux anciens Premier ministres de sensibilités différentes, Michel Rocard et Alain Juppé, pour réfléchir sur les prioriétés à donner au grand emprunt national qu'il prépare. Doit-il se concentrer exclusivement sur les marchés, sur les français, afin comme le disait le ministre du budget, de susciter un choc de confiance dans le pays ? Bien qu'on puisse se féliciter que Nicolas Sarkozy écarte tout caractère obligatoire à cet emprunt mais aussi toute hausse d'impôt, qui ralentirait la reprise en France, on peut s'interroger sur sa pertinence : dans les faits, cet emprunt va alourdir une dette déjà conséquente, bien que Nicolas Sarkozy, très justement, fait la distinction entre le bon et le mauvais déficit. La dette française représente 1400 milliards d'euros, à cela il convient de rajouter les retraites des fonctionnaires, qui devront être payées avec l'argent des contribuables français. Alors que la priorité, selon des députés de la majorité, serait plutôt de réduire les déficits, voilà qu'on va les élargir d'autant, sachant que le pacte de stabilité nous impose de les limiter à 3 % de notre PIB. Bien sûr, nos partenaires européens ne seront pas eux non plus dans les clous, au vu de la crise économique que nous traversons. Cependant, il conviendrait mieux de mener des réformes ciblées en vue de moderniser la France, notamment en matière économique et sociale. Pourquoi ne pas externaliser de nombreux services et ainsi déléguer à des entreprises privées des missions aujourd'hui menées par l'Etat ? A L'Education nationale, près de 500 000 personnes ont des postes administratifs. On pourrait très bien imaginer que ce type de travail puisse être accompli par des entreprises à moindre frais. On pourrait ainsi multiplier les exemples qui pourraient mener la France sur le chemin d'une saine gestion, lui permettre de réduire les coûts et ainsi ses impôts et ses déficits monstrueux... car il n'y aura pas de réductions des déficits sans prospérité... et pour garantir cette prospérité, encore conviendrait-il de mener de véritables réformes de fond... La crise ne facilite pas les choses, certes, mais Nicolas Sarkozy pourrait tout de même s'appuyer sur ce type d'arguements...
Publié par Nicolas Lobin à 13:15:36 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (1) | Permaliens
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