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EN AVANT LA FRANCE !

Pour changer la France, donnons-lui des idées d'avance

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Quand les consciences morales se déchaînent... | 19 juillet 2009

On savait le PS dans une mauvaise posture, mais on imaginait pas voir une de ses égéries, conscience morale par excellence, Bernard Henri Levy, qui avait soutenu Mitterrand, souhaiter sa disparition prochaine. C'est peu dire que les choses vont très mal au sein du PS, dirigé par Martine Aubry. Ainsi, BHL défend DSK et Manuel Valls contre la première secrétaire du PS dans une interview réalisée par le JDD, le tout après que Julien Dray ait pilonné la direction du PS de manière violente à travers son blog... Quand on assiste à un tel spectacle, on finit par se dire que le PS va plus mal qu'on ne le croyait. A tel point que Daniel Cohn Bendit souhaite prendre la place du PS à gauche, chose inimaginable il y a encore quelques années de cela, depuis la performance qu'il a réalisée aux élections européennes. On pourrait se réjouir de pareil désastre et se dire que les choses se présentent sous les meilleures auspices pour 2012 et même pour 2017. Seulement d'un point de vue démocratique, voir un tel enthousiasme des dirigeants d'un parti à s'auto-détruire, selon le mot de BHL, alors même que leurs électeurs semblent désorientés et excédés, ne pourra que favoriser les extrémistes de tout poil et les mouvements violents. Il est donc important que la gauche se modernise à l'image de ce qu'à accompli Tony Blair en son temps et décide de se montrer pragmatique, jetant le vieux socialisme à la rivière, une fois pour toutes. Ce sera le prix à payer pour tout renouveau électorat du PS.

Publié par Nicolas Lobin à 14:45:58 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

Lorsque Martine Aubry se dévoile... | 16 juillet 2009

Alors même que sa victoire avait été contestée suite au désastre du congrès de Reims, alors même qu'elle a subi une lourde défaite lors des élections européennes, voilà que Martine Aubry dévoile son vrai visage, celui d'une personnalité cassante et autoritaire, qui ne supporte absolument pas qu'on lui porte la contradiction, malgré les échecs à répétition de la gauche française. Manuel Valls, qui fut présent à la garden party de l'Elysée aux côtés de Michel Charasse mais aussi de Michel Rocard, s'était contenté de faire preuve d'un language de vérité au sujet de la situation de son parti. Il faut bien reconnaître que la direction actuelle du PS, composée des mêmes personnalités qui se partagent les premiers rôles depuis plus de vingt ans, et qui échouent pitoyablement depuis 2002, n'est certainement pas la mieux placée pour remporter les échéances futures. Ainsi, Martine Aubry veut exclure le seul qui pourrait incarner un véritable renouveau dans ce parti, à l'image de ce qu'a accompli Tony Blair en son temps. Inutile de dire que ce parti, aux conflits internes larvés, est mal parti dans le cadre des prochaines régionales, sans même parler des présidentielles.

Publié par Nicolas Lobin à 13:09:00 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

14 juillet : fini le bling bling, place à la sobriété | 14 juillet 2009

Certains disent qu'il faut toujours un certain temps avant que les Présidents nouvellement élus prennent la mesure de l'exercice de leur fonction. Ainsi, après les péripéties au restaurant Fouquet's mais aussi sur le yacht de Vincent Bolloré, sans oublier aussi la ville où Nicolas Sarkozy et sa famille avaient passé leurs vacances aux Etats-Unis, il semblerait qu'une page s'est tournée. C'est un Président plus sobre et plus présidentiel que nous cessons de découvrir depuis le début de l'année, et qui s'est exprimé contrairement aux usages, la veille du 14 juillet. Ainsi, lors de ce défilé où le Premier ministre indien est invité d'honneur, le Président semble avoir compris que la France était restée un pays à tradition monarchique et que le respect du protocole, aux yeux des français, demeurait une valeur déterminante. Le Président a donc cherché à jouer la proximité avec les français, en permettant à de nombreux associations de défense des victimes, mais aussi concernant les accidentés de la vie, de le rejoindre à l'Elysée, sans oublier les oeuvres caritatives de Carla Bruni, plus particulièrement contre le Sida. Sans doute Nicolas Sarkozy a perçu le fossé se creusant entre l'opinion et sa personne, trop connotée paillettes, et a décidé de renouer avec ce qui avait assuré sa victoire lors de la dernière élection présidentielle, et ce qui assurera peut-être sa victoire lors des prochaines échéances.  

Publié par Nicolas Lobin à 14:55:57 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

Dominique Reynié juge l'état du PS catastrophique | 14 juillet 2009

Il n'y a rien à changer à cette analyse, si juste que j'ai préféré la diffuser intégralement. Vous pourrez la retrouver sur le site du Figaro à cette adresse : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/13/01002-20090713ARTFIG00154-reynie-aubry-s-enferre-dans-un-modele-archaique-.php

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INTERVIEW - Pour Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, «le PS est dépourvu de dynamique interne».

 

Martine Aubry.
Martine Aubry. Crédits photo : Le Figaro

 

LE FIGARO. - Pourquoi le PS n'est-il plus une force d'attraction pour la gauche ?
Dominique REYNIÉ. - Le PS apparaît comme un parti sans doctrine et sans chef qui a lassé bon nombre de ses électeurs, lesquels n'hésitent plus à le boycotter massivement, comme on l'a vu en 2002 ou encore lors des dernières élections européennes. Les régionales de 2010 ne sauraient constituer des perspectives encourageantes, car la gauche risque de perdre quelques-unes des Régions conquises en 2004. Même à gauche, le Parti socialiste a cessé d'être considéré comme une locomotive électorale. D'autant plus que le PS est dépourvu de dynamique interne. Il est divisé et sans chef, ce qui lui interdit de jouer le rôle d'une force fédératrice. Il n'a pas clairement fait le choix d'une alliance avec le centre ou la gauche de la gauche : voyez encore le cas de la municipale partielle d'Aix-en-Provence où le PS s'est allié au MoDem. Symptôme inquiétant, les appels au rassemblement se multiplient, ce qui est contradictoire ! Et Martine Aubry n'a même pas été la première, puisqu'elle suit Moscovici ou même Robert Hue.

La gauche de la gauche en profitera-t-elle ?
Le choix des destinataires de l'appel de Martine Aubry est révélateur de la situation du PS. La lettre a en effet été adressée à toute la gauche, à l'exception du NPA. Or, avant même cet appel, le parti de Besancenot avait affirmé qu'il y apporterait une fin de non-recevoir. Ce n'est donc même pas le PS qui a décidé de ne pas solliciter le NPA, mais l'inverse.

Dans cet appel, on retrouve la gauche plurielle, chère à Lionel Jospin en 1997.
C'est la preuve que ce sont des idées d'hier. Cet appel est un énième aveu d'impuissance du PS qui ne sait plus imaginer les nouvelles conditions de son avenir politique. Nous ne sommes plus en 1997. C'est peu dire que le monde a changé depuis 12 ans !

Pourtant, 1997 était une victoire ?
C'était une illusion. 1997 a été une défaite de la droite bien plus qu'une victoire de la gauche. 1997, c'est d'abord une erreur stratégique de Jacques Chirac qui n'a pas su expliquer la dissolution aux Français. 1997, c'est ensuite les triangulaires imposées par le Front national qui ont permis d'élire bon nombre de députés socialistes. La gauche est minoritaire en voix si on range le vote FN dans les votes de droite. Enfin, la reprise de cette ancienne référence est d'autant plus étonnante de la part de Martine Aubry que ce sont ces alliances qui ont débouché sur le 21 avril 2002.

La gauche plurielle se conjugue donc au singulier...
Les réactions au courrier de Mme Aubry montrent que les relations entre les différentes composantes de la gauche sont épouvantables. Les alliés potentiels du PS ne cachent pas qu'ils ne croient plus au PS. En cela, ils portent sur ce parti le même regard que la droite.

Dans ce cas, quelle peut être la solution pour le PS ?
La question est d'autant plus difficile que leur problème c'est désormais aussi leur chef. Placée à la tête du parti dans des conditions déplorables, Martine Aubry se montre incapable de le renouveler, refusant d'assumer, comme tous les grands partis sociaux-démocrates, une alliance avec le centre, sans pour autant l'interdire de facto. Elle s'enferre dans un modèle archaïque. Son vocabulaire en témoigne. Elle incarne un parti aliéné à une gauche radicale, intellectuellement exaltée, politiquement très active mais électoralement peu crédible.

La changement de direction est-il inéluctable ?
Ils doivent y réfléchir rapidement car la question de la survie du PS est en passe d'être posée. La situation aurait été tout autre si Ségolène Royal avait été portée à la tête du parti. Royal présente l'avantage de combiner le pragmatisme, l'utopie et le charisme, tout en exprimant la volonté claire de passer une alliance avec le centre.

Publié par Nicolas Lobin à 14:50:34 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

Municipales partielles : l'UMP conserve ses positions | 13 juillet 2009

Ainsi, malgré l'annulation de l'élection par le Conseil d'Etat pour propos jugés inadmissibles dans le cadre de la campagne municipale, dont beaucoup disaient qu'il s'agissait d'une décision motivée pour des raisons politiques, la maire sortante d'Aix en Provence, Maryse Joissains est en tête avec 43 % des voix contre 34 % pour son adversaire socialiste. Dans le même temps, le sénateur maire sortant de Perpignan, Jean-Paul Alduy, s'est fait réélire dans le cadre d'une triangulaire avec plus de 53 % des voix, une prousse saluée par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. On constate ainsi, à travers ces deux scrutins, que l'UMP renforce ses positions et conserve ses bastions, face à une gauche plus atone et divisée que jamais, ne sachant à quel leader se vouer. On constate aussi que le parler vrai, notamment dans le cas de la ville de Perpignan, sans oeillères idéologiques formatées par la gauche, est bien plus porteur d'un point de vue électoral que le fait de faire la course au centre. Nicolas Sarkozy n'en est-il pas le symbole, lui qui s'est fait élire sur un programme réellement de droite ? Non seulement s'assumer et se revendiquer de droite n'est en rien pénalisant politiquement, mais c'est même une garantie de succès ! La droite, en restant fidèle à ses valeurs, peut renouer avec tous les français, qu'ils soient bourgeois ou modestes. Un signal majeur pour un Président qui recherche à tout prix l'ouverture.

Publié par Nicolas Lobin à 12:36:40 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

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