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C'était journée électorale hier en Louisiane. Après une longue campagne tournant autour de deux thèmes majeurs, douze candidats, indépendants, Républicains et Démocrates, se sont affrontés pour le poste de Gouverneur. Seuls quatre d'entre eux ont dépassé 1% des voix.
Avec 54% des voix, le Républicain Bobby Jindal devient donc le plus jeune gouverneur de Louisiane, et premier non blanc à ce poste.
Cette nouvelle est des plus importantes. En effet, après toute une campagne internationale pour expliquer que George W Bush et les Républicains étaient responsables de la catastrophe de Katrina, ceux qui ont vécu en direct ce drame ont décidé de sanctionner les vrais responsables, c'est à dire l'administration Démocrate de Kathleen Blanco.
Cependant, cette victoire est mitigée. En effet, si dans de nombreux districts un second tour sera nécessaire pour l'élection des Sénateurs et Représentants du Congrès de Louisiane, il est désormais clair que les Démocrates continueront à dominer les deux chambres de l'Etat.
Cependant, la conclusion est bien que le Parti Républicain s'est renforcé dans cet Etat. Car si les Démocrates ont conservé leur position au Congrès, ils ont perdu le siège le plus important.
Il nous faut espérer désormais que le second tour de l'élection du Congrès sera plus favorable aux Républicains, ainsi que les élections pour les Gouverneurs du Kentucky et du Mississippi, ainsi que pour les Congrès du Mississippi, de Virginie et du New Jersey, afin que cette année électorale 2007 se finisse sur un bilan positif pour la droite Américaine.
Pierre Toullec
Le Président aborde l'avenir de l'Irak dans un discours à l'American Enterprise Institute

Mel Martinez
La surprise est de taille. Le General Chairman du RNC élu en janvier dernier a présenté sa démission vendredi 19 octobre.
Aucune raison officielle n'a été pour le moment donnée. Martinez est seulement revenu sur son court mandat.
Since my election as General Chairman of the Republican Party, we have accomplished remarkable things. We have out-raised the DNC every fundraising filing period this year, leaving us with a six-to-one cash-on-hand advantage. We have worked hard to articulate the Party's core values on vital national issues ranging from funding our troops to winning the War on Terror to the promotion of fiscally conservative policies.
It was my goal as General Chairman to lead the Party as it established the structure and raised the resources necessary to support our Presidential candidate and ensure Republican victories next November. I believe we have accomplished those goals. That's why it is the appropriate time for me to step down as General Chairman and continue to focus my energy on serving my constituents in Florida.
It has been my privilege to serve President Bush, and work with Chairman Duncan and the members of the Republican National Committee. I believe that our future as a Party and nation is bright and I have every intention of continuing to fight for our President, our Party, and our candidates.
On devrait attendre dans les prochaines semaines une nouvelle élection pour le poste de General Chairman.

Sam Brownback, Sénateur du Kansas, a annoncé samedi 20 octobre qu'il abandonnait la course pour la primaire Républicaine pour cause d'incapacité à financer sa campagne ("We're out of money"). De plus, son incapacité à monter dans les sondages ne lui permettait pas d'espérer faire de cette primaire un bon investissement. Il stagnait entre deux et trois pour cent dans les dernières semaines.
Sam Brownback a dors et déjà annoncé qu'il serait candidat au poste de Gouverneur du Kansas en 2010, et qu'il ne se représenterait plus au poste de Sénateur fédéral.
Il est le troisième candidat Républicain à abandonner la course, après Tommy Thompson et James Gilmore
Source : NDTV
Retrouvez tous les détails de l'élection présidentielle de 2008 sur notre site officiel !
Source : http://ffgop.canalblog.com/
Publié par Nicolas Lobin à 15:47:44 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
C'est d'ailleurs le républicain qui a gagné le poste de gouverneur de l'Etat, soit dit en passant. Source : http://www.gopfrance.fr/louisiane_2007_064.htm
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En Louisiane, la campagne gouvernatoriale de 2007 se joue dans une atmosphère très particulière. Tout le monde s'en souvient, le 29 août 2005, cet État était frappé par l'ouragan Katrina, créant une catastrophe qui prendra une ampleur nationale. Plusieurs États Américains sont touchés (Floride, Mississippi, Louisiane, Alabama, et dans une certaine mesure le Tennessee et le Kentucky).

Le gouverneur de Lousiane, Mme Kathleen Blanco
Suite à cette catastrophe, le gouvernement de Louisiane a fait toute la campagne médiatique que l'on sait sur la soit disant non-intervention de George W Bush. Les centaines de milliers d'habitants de la Nouvelle Orléans abandonnés, l'état d'alerte qui n'est pas arrivé, l'évacuation non organisée, l'aide fédérale lancée seulement quatre jours après la catastrophe, tout cela était le contexte de cette année 2005, qui a continué en 2006.
On le sait, en France tout le monde est persuadé que George Bush fut le responsable de cette catastrophe. Or la situation est toute autre. Les habitants de la Louisiane le savent. Pourquoi l'état d'alerte n'est-il pas arrivé à temps, alors que le gouverneur à cette responsabilité ? Pourquoi le gouvernement de Louisiane n'a t-il demandé de l'aide au gouvernement Fédéral que quatre jours après le passage de Katrina ? Pourquoi l'évacuation n'a t-elle pas été organisée alors que l'Etat de Louisiane et le maire de la Nouvelle Orléans en ont la responsabilité ? Pourquoi les huit millions de dollars donnés par le gouvernement Fédéral depuis 2001 pour renforcer les digues de la ville ont-ils été investis dans le tourisme ?

En rouge, le trajet de l'ouragana Katrina sur le territoire Américain. En bleu, la Louisiane. En violet, les autre Etats directement touchés par l'ouragan Katrina et ses effets. En Orange, les Etats ayant partiellement subis les influences de son passage. Est-il anormal de se demander pourquoi seule la Louisiane fut à ce point meurtrie ?
Pires, les promesses d'aides aux populations touchées par l'ouragan en Louisiane n'arrivèrent quasiment pas. Dès 2006, un projet d'aide nommé "Road Home Program" fut mis en place par le gouvernement de l'Etat. Il s'agissait de financer la reconstruction des maisons détruites pour palier à l'incapacité des assurances à payer les sommes nécessaires. Or, en janvier 2007, environ 250 ménages avaient reçu cette aide, sur les 100.000 nécessitants. Et les sommes versées étaient sous évaluées par rapport au prix réel des habitations détruites. Ce n'était pas une question de moyens. Ces sommes avaient été collectées par l'Etat. La raison était la lenteur et l'absence d'organisation de l'administration Démocrate. Suite à ces scandales à répétition, le futur politique de Mme Blanco était compromis.
| Date | Opinion favorable |
| 19 Mars 2007 | 24% |
| 18 janvier 2007 | 31% |
| Octobre 2006 | 20% |
| Mars 2006 | 16% |
| février 2006 | 16% |
Sondages sur l'opinion des habitants de la Louisiane à propos du gouverneur Blanco
Dès janvier 2007, les charges que portaient le gouverneur sur George Bush reprirent. Voyant qu'elle n'était pas favorites des sondages, son idée était d'accuser les Républicains, alliés à "leur" président, d'être ceux qui ont mal géré cette crise. Il est amusant de remarquer que c'est à ce moment que le Republican Party of Louisiana a fait un bon dans les sondages. C'est aussi durant ce même mois que la campagne Gouvernatoriale a réellement commencé.
A gauche, la situation politique difficile du gouverneur et de son administration ont empéché de trouver de solides candidats. Le 20 mars 2007, Kathleen Blanco a annoncé qu'elle ne se représentera pas pour sa réélection. Dans la semaine qui a suivi, six Démocrates ont annoncé leur volonté de se présenter pour cette élection, dont le Lieutenant Gouverneur ("Vice" gouverneur) Mitch Landrieu. Devant des sondages faibles, cinq d'entre eux abandonnèrent la course dans les semaines qui suivirent, à l'exception de Foster Campbell. Puis le 26 avril 2007, Walter Boasso, un Républicain, annonça qu'il changeait de parti et qu'il allait désormais courir pour les Démocrates dans cette élection. Il y a aujourd'hui deux candidats pour le Louisiana Democratic Party, Water Boasso et Foster Campbell.
A droite, deux candidats se sont longtemps opposés pour une potentielle primaire. Bobby Jindal (US representative) et John Georges (Businessman) ont tous deux milités pour représenter leur parti. Mais Georges a annoncé le 7 septembre dernier qu'il sera candidat en tant qu'indépendant. Bobby Jindal est donc le candidat officiel pour le Republican Party of Louisiana.
La constitution de l'Etat de Louisiane :
La Louisiane ne procède pas de la manière classique Américaine pour ses élections, c'est à dire le schéma primaires puis élection. Il s'agit d'un système d'élection à deux tours. Les deux candidats recevants le plus de votes au premier tour peuvent participer au second tour, si aucun candidat n'a reçu 50% des voix. Au second tour, la majorité simple suffit pour gagner le suffrage. Ce fonctionnement n'est pas sans rappeler le système Présidentiel Français.
Le premier tour est appelé "Primary", le second "runoff".
Ce système est appliqué pour l'élection gouvernatoriale.
Les candidats :
Le Républicain :

Bobby Jindal
Fils d'immigrants Indiens, Bobby Jindal est Représentant Républicain de Louisiane au Congrès fédéral. Catholique de trente six ans, il est diplômé d'un master de Sciences politiques d'Oxford. Favori de l'élection gouvernatoriale de 2003, il menait largement le premier tour avec 33% des voix contre 18% pour Kathleen Blanco. Cependant, il perd de peu le second à 52% contre 48%. Il est, aujourd'hui encore, le favori.
Site de campagne de Bobby Jindal
Les Démocrates :

Walter Boasso
Originellement Démocrate, Walter Boasso a changé de parti pour rejoindre le Republican Party of Louisiana au milieu des années 1990. Elu au Sénat de Louisiane en 2003, il a à nouveau changé de parti le 26 avril dernier. Il s'est fait remarquer durant la crise de Katrina lorsqu'il a dénoncé l'absence de réaction de l'Etat de Louisiane et de l'Etat Fédéral.
Site de campagne de Walter Boasso

Foster Campbell
Foster Campbell est un ancien membre du Sénat de Louisiane, élu en 1973. Malgré de nombreuses tentatives pour différents postes (congrès fédéral, congrès de Louisiane), il n'est jamais parvenu à retrouver un poste d'élu.
Site de campagne de Foster Campbell
L'indépendant :

John Georges
John Georges est un businessman. Il a commencé la campagne en tant que Républicain, avant de choisir de s'afficher comme Indépendant à partir du 7 septembre 2007. Il est le candidat à avoir levé le plus de fonds (5,5 millions à ce jour).
Site de campagne de John Georges
Cette élection se déroulera le 20 octobre 2007 pour le premier tour, et le 17 novembre pour le second tour. Les résultats seront publiés sur ce site.
Voir les sondages pour cette élection
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Publié par Nicolas Lobin à 15:43:09 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
Source : http://www.objectifliberte.fr/2007/10/le-prix-nobel-e.html
L'attribution du prix Nobel de la Paix 2007 à l'ex vice-président des USA, Al Gore, ainsi qu'au GIEC en tant qu'organisation, apparaît à de multiples points de vue comme une erreur majeure du comité Nobel, dont on se demande quels sont les ressorts qui l'animent.
Selon le communiqué de presse, ce prix est attribué en récompense "de leurs efforts pour constituer et répandre la connaissance scientifique à propos du changement climatique induit par l'homme, et pour poser les fondations des mesures à prendre pour contrer ces changements".
Le comité Nobel remet chaque année des prix scientifiques (médecine, physique, chimie,économie etc...). Il sait donc ce que signifie "bâtir et répandre la connaissance scientifique". On se demande donc avec quel sérieux le dossier du GIEC, et plus encore d'Al Gore, ont été étudiés par cette instance plus que centenaire, car ce que ce monsieur cherche à répandre ne s'apparente en rien à de la connaissance scientifique. Au contraire, l'attitude de Gore, et d'une partie du GIEC, consiste bel et bien à faire obstacle au développement de la connaissance scientifique, en affirmant que "le débat scientifique est clos" sur des questions ou la faiblesse des savoirs actuels est patente, et en lançant de véritables campagnes de dénigrement à l'encontre de personnalités scientifiques pourtant reconnues, au motif qu'elles osent émettre des doutes sur la validité du dogme dominant, lequel est pourtant plus que jamais remis en cause par un nombre croissant d'études scientifiques (encore un nouvel exemple ici).
Revenons à Al Gore, et à son film du même nom. Un tribunal du Royaume Uni vient de statuer sur la valeur scientifique de cette pellicule dans une affaire qui fait honneur, quelque part, aux institutions britanniques.
Le gouvernement avait décidé de demander aux écoles la projection du film d'Al Gore à tous les élèves du système scolaire. Or, un parent a décidé d'attaquer cette décision au motif qu'elle portait atteinte à l'obligation légale de l'enseignement de ne pas participer à des tentatives d'endoctrinement (curieusement, de telles dispositions n'existent pas en France). La présentation du film de Gore ne pouvait, selon ce père, s'apparenter à de l'information, mais à de la propagande, et ne pouvait être présenté aux élèves que précédé d'un avertissement sur son caractère "one sided" et conjointement avec des points de vue opposés. (merci à Bafweb pour la traduction du jugement)
Le juge a donné raison au père, au motif que:
"Pour pouvoir diffuser ce film, (la cour décide que) le Gouvernement doit modifier le guide de diffusion aux enseignants ("Guidance Notes to Teachers") pour mettre en évidence que : 1/ le film est une oeuvre politique qui ne montre qu'un seul point de vue 2/ si les enseignants présentent le film sans le signaler clairement, ils peuvent se trouver en violation de la section 406 de l' Education Act 199 et coupables d' endoctrinement politique. 3/ Onze inexactitudes doivent être en particulier portées à l'attention des enfants des écoles"
Ces onze inexactitudes révélés par les débats qui ont eu lieu lors du jugement portent sur des affirmations infondées d'Al Gore, qui réduisent singulièrement la valeur scientifique de son "travail".
Les inexactitudes sont :
Le film prétend que la fonte des neige au Mont Kilimandjaro est une preuve du réchauffement climatique. L'expert du Gouvernement a été forcé de reconnaître que cela n'était pas correct.
Le film suggère que les données ("evidence") des calottes glaciaires ("ice cores") prouvent que l'augmentation du CO2 entrainait une hausse des températures sur 650 000 ans. La Cour considère ("found") que le film est trompeur ("misleading") : sur cette période l'augmentation du CO2 était en retard de la hausse des températures de 800 à 2000 ans.
Le film utilise des images à forte teneur émotionnelles ("emotive") de l'ouragan Katrina et suggère que le réchauffement climatique en est la cause. L'expert du Gouvernement a du accepter que cela n'était "pas possible" d'attribuer des évènements uniques en leur genre ("one-off") au réchauffement climatique.
Le film montre l'assèchement du Lac Tchad et prétend que cela est une conséquence du réchauffement climatique. L'expert du Gouvernement a du accepter que cela n'était pas le cas.
Le film prétend qu'une étude montre que des ours polaires se sont noyés à cause de la fonte des glaces arctiques. Il s'est révélé que Mr. Gore a mal lu ("misread") l'étude ; en réalité quatre ours polaires se sont noyés et cela était du à un orage particulièrement violent.
Le film annonce ("threatens") que le réchauffement climatique pourraient stopper le Gulf Stream et renvoyer l'Europe à l'âge de glace. Les preuves du plaignant (the Claimant's evidence) montrent que cela est une impossibilité scientifique.
Le film accuse le réchauffement climatique d'être à l'origine de la disparition d'espèces, dont le blanchissement ("bleaching) des récifs coraliens. Le Gouvernement n'a pu trouver de preuves pour corroborer cette affirmation.
Le film suggère que la calotte de glace du Groenland pourrait fondre et entraîner une hausse alarmante du niveau des mers. Les preuves montrent que le Groenland ne pourrait fondre avant des millénaires.
Le film suggère que la calotte antarctique est en train de fondre. Les preuves montrent que leur volume augmente.
Le film suggère que les mers pourraient augmenter de 7 mètres, entrainant le déplacement de millions de personnes. En réalité les preuves montrent que la hausse prévue du niveau des mers est de 40 cm sur les cent prochaines années et qu'il n'y a pas de menace d'un déplacement massif de population.
Le film prétend que la hausse du niveau des mers a causé l'évacuation de certaines îles du Pacifique en direction de la Nouvelle Zélande. Le Gouvernement n'a pas été en mesure de corroborer cela, et la Cour a noté que cela ressemblait à une fausse affirmation.
Le tribunal statue on ne peut plus clairement que de nombreuses affirmations clé d'Al Gore ne sont que des affirmations péremptoires dénuées de fondement scientifique.
De là à parler de propagande, il n'y a qu'un pas que pour ma part, je franchis... allègrement. On pourraît imaginer que Gore, dans un élan d'enthousiasme pour sa si noble cause (sauver la planète !), se soit laissé aveugler par ses convictions, en toute sincérité.
Gore étant un politicien professionnel, j'ai du mal à lui accorder une présomption de sincérité. Ma méfiance est renforcée par ses propres propos dans cette interview :
Question de l'interviewer : "There's a lot of debate right now over the best way to communicate about global warming and get people motivated. Do you scare people or give them hope? What's the right mix?"
Al Gore : "(...) I believe it is appropriate to have an over-representation of factual presentations on how dangerous it is, as a predicate for opening up the audience to listen to what the solutions are, and how hopeful it is that we are going to solve this crisis. "
La démarche de Gore est claire: il ne s'agit pas de présenter des faits et de laisser l'esprit critique des individus en conduire l'analyse, mais de maquiller les faits pour faire évoluer l'audience, en bon français, d'une manipulation parfaitement assumée par un auteur qui affiche clairement ses objectifs propagandistes. C'est cela que le comité Nobel vient de récompenser comme une contribution à la diffusion des connaissances scientifiques. Lamentable.
Dans son dernier ouvrage, "ma vérité sur la planète" (page 66), Claude Allègre dénonce les motivations très matérielles de Gore (qu'il traîte de "truand"), qui a organisé autour du réchauffement, je cite, "une gigantesque pompe à fric: une conférence lui rapporte 200 000 dollars de l'heure, son film au moins 50 millions". Loin de moi l'idée de critiquer l'appât du gain, comme le fait Allègre, mais lorsque l'auteur d'une théorie à la mode, génératrice de nombreux revenus dérivés, reconnait l'emploi de procédés manipulatoires pour assurer le succès de son entreprise, alors on est en droit de se demander si M. Al Gore n'est pas tout simplement coupable d'une très lucrative tromperie vis à vis de l'humanité.
L'association britannique Scientific Alliance, dont le but est de promouvoir un vrai débat scientifique sur l'environnement, dans un communiqué de presse relatif au jugement de la haute cour exposé plus haut, constate que même des partisans les plus investis de la thèse du réchauffement climatique dû à l'homme s'interrogent sur les méthodes employées par Al Gore et son staff. Le spécialiste de l'environnement à la BBC, Roger Harrabin, fait partie de ces journalistes engagés. Toutefois, lorsqu'il a interviewé Al Gore, en bon professionnel, il a cru bon de l'obliger à approfondir certains points de son film objets de critiques scientifiques.
"Harrabin is a true believer in the anthropogenic global warming hypothesis, and makes this very clear. He presents An Inconvenient Truth as Al Gore's attempt to counter the often cynical campaign of the sceptics (many in the pay of the oil industry). Nevertheless, as a professional journalist, he challenged Gore about misrepresentation of the historical evidence of the link between temperature and carbon dioxide level on BBC television. The reaction? And after the interview he and his assistant stood over me shouting that my questions had been scurrilous, and implying that I was some sort of climate-sceptic traitor. It is miserable when such a vastly important debate is reduced to this."
Des personnes sincères et certaines du bien fondé de la cause qu'elles défendent réagiraient-elles ainsi ? Lorsque l'on insulte des personnes amenant la moindre once de contestation en les affublant d'épithètes tels que "traitres", ou, en d'autres occasions, de "négationnistes", veut on contribuer à diffuser de la connaissance scientifique ? Ou a-t-on peur de voir ses propres insuffisances mises au jour ?
L'attitude d'Al Gore, dont internet a révélé le mode de vie très luxueux, son goût pour les voyages en jet privé, sa consommation énergétique personnelle, ne correspondent en rien au message de modération et de modification comportementale qu'il prétend vouloir faire adopter par le reste du monde. L'intolérance qu'il semble manifester en maintes occasions ne témoigne pas d'une grande confiance dans la valeur réelle de son propre propos.
Il est donc permis de se demander si Al Gore n'a pas sa place au panthéon des ordures nobélisées, aux côtés d'un Arafat ou d'un Jimmy Carter.
Espérons que les comités en charge de la remise des prix Nobel scientifiques, à commencer par ceux qui désigneront le prix d'économie ce lundi, ne sombreront pas dans la même dérive médiatique et politicienne que leurs collègues du comité d'Oslo. Espérons que les grands médias ne se borneront pas à se prosterner respectueusement devant le nouveau lauréat du prix Nobel, qu'une telle distinction pourrait élever à la dignité d'icône intouchable, mais qu'il s'en trouvera au contraire beaucoup pour s'étonner, avec force arguments, d'un choix aussi fortement contestable.
http://www.objectifliberte.fr/2007/10/le-prix-nobel-e.html
Voir aussi :
- http://ffgop.canalblog.com/
- http://neoconservatisme.over-blog.com/
- http://leblogdrzz.over-blog.com/
Publié par Nicolas Lobin à 18:59:20 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Le sujet d'une potentielle victoire de Bush sur le SCHIP, soutenu par les Américains, a été abordé il y a deux jours. C'est désormais fait. Le vote de la House hier en début d'après midi (heure de Washington DC) a diminué le nombre de voix en faveurs de la loi de deux petits pour cent. Or, si les Démocrates voulaient passer outre le véto Présidentiel, il leur fallait atteindre 70% de oui dans les deux chambres. Conclusion, seuls 62% des Représentants l'ont soutenu.
Une surprise ? Pas vraiment. J'en avais parlé mercredi. Tous les sondages montraient que les Américains étaient derrière Bush. L'absence de volonté de négocier des Démocrates, leur volonté à imposer des lois les plus interventionistes et les plus radicales possibles dans la mise en place d'un système "social" (qui en fait, de social s'apparente plutôt à du socialisme) ne peux que conduire à l'impasse.
Et cette nouvelle défaite aura un goût amer pour les Démocrates. En effet, leur stratégie de miner toujours plus la popularité du Président Bush en le montrant comme quelqu'un qui ne discute pas avec l'opposition est un échec complet. Alors qu'il reste aux alentours de 35% de soutien populaire, les Démocrates eux fleurtent toujours avec les 24%. Et eux sont vus de plus en plus comme les radicaux qui ne travaillent pas avec l'administration en place. Cette stratégie est certes populaire à gauche et à l'extrême gauche. Mais pas pour la majorité des Américains.
De plus, depuis quelques semaines, George Bush semble avoir repris confiance. Il est à nouveau sur l'offensive politique. Avec une situation en Irak qui s'améliore et la perspective de pouvoir en finir avant la fin de son mandat sur ce problème, il sait que les Démocrates ont des soucis à se faire. Alors, il se réorganise et prépare la mise en place d'une politique Conservatrice classique. Fini de passer ses années de présidence à régler les problèmes internationaux. Ou du moins, pas que. Rappelons qu'il n'avait pas été élu pour cela en 2000, puisque son programme ne parlait même pas des crises politiques et militaires internationales ! Avec l'espoir d'une victoire désormais définitive dans ce qu'il a engagé, la politique interne redevient la priorité du George W Bush.
Et donc, depuis quelques semaines, on se croirait revenu aux années Reagan, avec un Président Républicain désormais décidé à lutter contre les nouvelles dépenses, contre l'imposition de lois toujours plus "liberals", malgré un Congrès majoritairement Démocrate. Budget, SCHIP, politique énergétique, commerce, éducation et enseignement supérieur, les Américains n'avaient plus autant entendu parlé et vu agir leur président sur les problèmes internes depuis des mois, voir presque deux ans.
D'où lui vient cette nouvelle combativité ? On peut essayer de le deviner. Alors qu'il y a six mois tout le monde le donnait fini, avec à peine 28% d'opinion positive et des Démocrates victorieux, désormais le Président Américain sait qu'il peut compter sur une base un peu plus élargie quand les Démocrates s'essouflent au Congrès. Il souhaite désormais capitaliser là-dessus. Critiqué pour son absence de lutte contre les dépenses, en grande partie à cause de la guerre contre le terrorisme, il revient sur un terrain dans lequel il excellait entr 1994 et 2000, en tant que gouverneur du Texas. Les recettes qui marchaient alors refont surface. En diminuant les dépenses et en encourageant le libre échange, Bush avait dépassé les 69% de voix lors de sa réélection en 1998. Sa fermeté contre l'Iran est appréciée, car personne n'est en mesure de dire que ce pays n'est pas une menace. En fait, à l'exception de Ron Paul, personne dans la vie politique Américaine ne peut admettre qu'il faut rester les bras croisés.
Et c'est cela le projet de George Bush. Depuis 2005, finit de gouverner en fonction des sondages. Le plus important est de faire progresser son calendrier et son programme. Et il semble bien espérer qu'avant la fin 2008, tout ce pour quoi il a été élu en 2004 sera mis en place, réalisé, et qu'il finira son mandat comme un président presque populaire.
Pierre Toullec
Source : http://ffgop.canalblog.com/
Publié par Nicolas Lobin à 00:16:30 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

N'avez-vous jamais remarqué l'enthousiasme de nos élites pour nous répéter jusqu'à l'écoeurement toujours les mêmes choses ? Les américains sont des méchants, anti-pauvres, obsédés par le fric, la guerre, chez eux c'est la loi de la jungle, etc... Je constate juste une chose, qui s'est vérifiée dans les faits : les plus anti-américains sont ceux qui... n'y ont jamais les pieds.
Il est facile de dénigrer un pays dont on ignore tout et qu'on ne connaît pas. Les américains avares ? Ils consacrent plusieurs centaines de milliards de dollars au profit de leurs 40 millions de pauvres ( en comparaison, quand un français donne 10 euros en moyenne, un américain donne 1000 dollars ) créent des fondations comme l'ont fait Bill Gates en faveur du développement des pauvres pauvres. Ils acceuillent chez eux des gens dans le besoin et leur offre le nécessaire, comme ce fut le cas lors du drame de Katrina. Les américains obsédés par le fric ? Ils n'aiment pas qu'on les traite de capitalistes. Ils préfèrent qu'on dise d'eux qu'ils sont défenseurs de la libre entreprise, ce qui n'est pas la même chose. On peut bien être libéral et souhaiter un capitaliste encadré par des règles de droit, ce qui est le cas des Etats-Unis ou encore de l'Angleterre. La loi de la jungle, c'est en Chine ou dans certains pays asiatiques, du Moyen Orient, pas aux Etats-Unis. Quant à la guerre... Les américains sont traditionnellement isolationnistes, sauf quand l'urgence s'en fait sentir. Si vous voyez l'aigle symbolisant l'Amérique un jour, vous verrez qu'il tient d'une patte une couronne de lauriers, symbole de la paix, et de l'autre un trident, symbole de la guerre.
Regardez la crise des subprimes. Certes, beaucoup se sont retrouvés sur le carreau... Prenons cependant le problème à l'envers : ceux qui ont perdu leur logement avaient un logement, alors qu'ils étaient pauvres. Je pose la question : combien de pauvres sont propriétaires de leur logement en France ? Déjà, s'ils sont locataires, ils ont beaucoup de chance. Ce n'est pas difficile à comprendre : en France, il y a tant de règlementations que l'offre de logements privés se voit réduite alors qu'en face, on trouve une demande qui explose. Ce qui entraîne mécaniquement une forte hausse des prix et donc, constitue une véritable barrière contre les plus défavorisés. Ainsi, on retrouve des gens, qui ont un travail pourtant, au sein de locaux d'associations parce qu'ils ne peuvent pas se loger. Bien évidemment, aux Etats-Unis, la plupart auraient eu un logement. Il faut dire déjà qu'ils gagneraient bien plus à être là bas qu'ici ( et auraient une chance de s'en tirer ).
Remarquez, longtemps Washington a pris sous pied en décrivant le modèle français, complètement à côté de la plaque et faisant fuir des millions de talents. Ca commence à changer dans le bon sens, bien qu'on en soit loin encore. Je suis parfois surpris de voir des français surpris quand on leur dit que la concurrence leur permettrait de vivre mieux, augmenterait leurs salaires et donc leur pouvoir d'achat. C'est ainsi que ça se passe partout ailleurs pourtant ! Mais pardonnons-leur cependant : l'Education nationale est responsable de ce désastre, mais aussi le pouvoir en place lui-même : nous avons des milliers de règlementations qui ne nous servent à rien et qui ont pour seul effet de faire monter les prix. Du coup, on ne vit pas dans une réelle liberté tarifaire, et nombreux sont les secteurs souffrant d'un manque de concurrence. Ce n'est qu'avec une vraie concurrence qu'on verra demain des salaires allant comme aux USA de 50 000 à 150 000 euros par an. Mais ne le criez pas trop fort : les socialistes n'auraient alors plus d'électorat, puisqu'il n'y aurait plus de pauvres, du moins tels que nous les connaissons à l'heure actuelle ( à moins qu'on soit pauvre en gagnant 18 000 euros par an ).
Bien que j'ai une culture et une mentalité très anglosaxonne, je sais bien qu'on ne peut pas transposer un modèle sur un pays à la culture et à l'histoire différente. Tout le monde le sait, cependant, mener des réformes de fond et faire ce que les autres ont réussi en favorisant le marché, sans se renier non plus, ça ne nous ferait pas de mal. Pourquoi ne pas avoir des écoles, des universités privés autonomes, libres de se gérer financièrement comme ils l'entendent, avec en contrepartie une égalité d'accès pour tous ( cependant, avec une sélection sur dossier ) ? On peut très bien concilier égalité et liberté. C'est le principe même du libéralisme français que de défendre une égalité des citoyens en droit ( au niveau légal ). A partir de là, je ne comprends pas très bien comment des gens anti-libéraux peuvent encore exister, puisqu'au fond, ils se coupent l'herbe sous le pied.
Publié par Nicolas Lobin à 22:59:27 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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