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Les américains qui ont la volonté de se désengager d'un Irak de plus en plus pacifié et de renforcer leur présence en Afghanistan devraient méditer l'expérience soviétique. Dès 1979, les soviétiques décidèrent de soutenir un coup d'Etat fomenté par Muhammad Taraki, alors leader de la fraction radicale patchoune du PPDA qui devient Président de la République Démocratique d'Afghanistan. Les réformes mises en place avec l'aval des soviétiques, notamment agraires mais aussi concernant les droits des femmes, allèrent à l'encontre des coutumes traditionnelles du peuple afghan. Si les soviétiques contrôlaient militairement les principaux axes du pays, ils avaient les plus grandes difficultés pour contrôler l'ensemble du territoire, alors que les Moudjahidines combattèrent contre eux et menèrent une véritable guerilla, qui fut financée par les américains. Malgré les efforts militaires déployés, l'URSS finit par se retirer, ce qui entraîna plus tard la victoire des talibans, qui raménèrent leur pays dans un quasi moyen âge, avant que ceux-ci ne soient renversés par le gouvernement américain, suite au 11 Septembre 2001, avec l'appui des combattants de Massoud. Il est évident que les américains ont beaucoup appris concernant les tactiques russes et ne devront en aucun cas chercher à devenir une armée d'occupation, qui serait obligatoirement rejetée par la population, mais au contraire aider à la reconstruction économique et politique d'un pays en désolation. Il va de soi que les alliés des Etats-Unis pourront eux aussi y contribuer, et seront même encouragés à le faire. Ne pas reproduire les mêmes erreurs, respecter les coutumes et diversités locales, ne pas chercher à imposer un modèle dont le peuple afghan ne voudrait pas, laisser ce pays se gérer et résoudre lui-même ses propres problèmes intérieurs, est la meilleure garantie de succès.
Publié par Nicolas Lobin à 14:55:17 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
On savait déjà que les leaders de la majorité démocrate au Congrès et au Sénat, qu'on surnomme outre-atlantique la loony left, Harry Reid et Nancy Pelosi, cherchaient à tout prix à jouer l'opposition entre les démocrates et les républicains, pour des raisons de politique politicienne. On pouvait croire que Barak Obama prendrait de la hauteur depuis qu'il a été porté à la Présidence des Etats-Unis. Or il n'en a rien été jusqu'à présent.
L'actuel Président avait déjà reconnu avoir foiré dans ses choix politiques, lorsqu'il s'est aperçu que certains membres de son futur cabinet Tom Daschle, et Nancy Killefer, chargé des programmes fédéraux, avaient été condamnés par la justice de fraude fiscale. Au vu de ce qu'il s'est passé à Chicago, concernant certains démocrates qui n'ont pas été très clairs non plus, on peut se demander si ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt.
Quoi qu'il en soit, le Sénat a finalement adopté un plan bipartisan promettant une réduction des dépenses sociales initialement prévues et un renforcement des baisses d'impôts. Le plan chiffré à 780 milliards va maintenant repasser devant les deux chambres. C'est là que Barack Obama, sans doute pour reprendre la main, a stigmatisé ses réductions fiscales, ainsi que les républicains. Il a déclaré que les recettes des Républicains, à savoir moins de gouvernement, moins de réglementations et moins de taxes, avaient fait la preuve de leur échec par le passé.
Il serait donc bon de rappeller à l'actuel locataire de la Maison Blanche que c'est Roosevelt, Président démocrate, qui a créé les organismes de crédits Fanny Mae et Freddy Mac, et c'est Clinton qui a concrétisé, avant la complicité de la Fed, la logique des subprimes, obligeant les banques à prêter à des ménages insolvables, pour permettre à l'Amérique d'alors, plongée dans une grave récession, d'en sortir.
Il serait aussi bon de rappeler à l'actuel Président que c'est la logique libérale de baisses d'impôts et de réductions du poids de l'Etat, mise en oeuvre par Reagan, qui a permis la création de 18 millions d'emplois en 8 ans. C'est aussi cette logique qui contribua à la création, sous le mandat de Bush, de 8 millions d'emplois tout le long de son mandat, un boom économique qui fut sans précédent depuis 1945 selon les spécialistes, et qui a permis un enrichissement de tous les américains, mais a aussi réintroduit une réelle mobilité sociale. Pour preuve, sous le mandat de Clinton, il existait alors 1 % d'américains parmi les plus riches, sous Bush on en comptait 3 %, soit neuf millions de personnes.
En bref, Obama devrait se poser les bonnes questions, faire preuve d'un peu plus de retenue. S'il considère qu'une politique qui a contribué à la création de millions d'emplois, qui a enrichit les américains et qui a permis à des américains de sortir la pauvreté pour rejoindre les américains les plus riches, est un échec cuisant, on ne peut plus grand chose pour lui !
Publié par Nicolas Lobin à 15:16:36 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, Avigdor Liberman, homme politique d'origine russe, surnommé le Le Pen israëlien par la presse de gauche, s'est fait un nom en défendant des positions sans nuance, comme par exemple lorsqu'il a demandé au gouvernement israëlien de faire subir aux militants islamiques du Hamas ce que les américains ont infligé en 1945 contre les japonais.
Alors qu'il séduisait déjà un électorat russe représentant un cinquième de la population israélienne, la guerre de Gaza lui a permis de revenir nettement sur le devant de la scène, demandant à ce que l'effort se poursuive jusqu'à son terme, mais aussi et surtout à ce que les arabes vivant en Israël s'engage par écrit à être loyaux envers l'Etat hébreu, auquel cas ils seraient privés de leurs droits civiques. Cette proposition fait fureur aussi bien à l'extrême droite qu'à droite. Liberman est aussi favorable à ce que les juifs et les arabes vivent séparement en créant deux Etats ethniquement homogènes, chacun vivant donc de son côté.
Le leader populiste de droite recueille, selon les intentions de vote, de 16 à 19 sièges à la Knesset, ce qui lui permettrait de gagner des sièges par rapport à la précédente législative ( 11 sièges, au détriment du Likoud à l'époque ) et de devenir un réel faiseur de rois. Le resserement de l'écart entre Kadima et le Likoud poussent les candidats des principaux partis à le ménager. Benjamin Netanyahu a précisé qu'il lui offrirait en cas de victoire un ministère important, les leaders des autres formations n'excluent pas de former une coalition avec lui. Quel que soit l'échéance du scrutin, le vrai vainqueur semble être, finalement, Avigdor Liberman. Il reste à voir quelles conséquences l'élection législative israëlienne entraînera dans la politique qui va suivre, mais aussi des relations qui s'ensuivront avec Washington.
Publié par Nicolas Lobin à 14:57:37 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
La Terre se réchauffe, nous dit-on. Cela est vrai. Maintenant, toute la
question est de savoir si c'est l'homme qui en est responsable.
D'abord, des scientifiques nous disent que les eaux vont monter de
plusieurs mètres, avant de revoir leurs estimations à la baisse ( ce
serait 88 centimètres, aux dernières nouvelles ). Les mêmes nous disent
que les températures vont monter de 6 degrés d'ici 2050. J'ai beau ne pas avoir fait huit années d'études scientifiques, je vois des failles dans le raisonnement.
Après tout, il pourrait se passer n'importe quoi d'ici 2050. Une
météorite peut s'écraser et tout bouleverser. Le super volcan
Yellowstone peut entrer en éruption, et entraîner par ricocher, comme
certains le prévoient, une chute de dix degrés au niveau mondial.
Ensuite, comment peut-on prétendre que les seuls gaz émis par les pots
d'échappements des voitures, ou encore de certaines usines, sont
responsables d'un réchauffement global ? On n'y pense pas assez, mais
les volcans, par leurs éruptions, font beaucoup plus pour le réchauffement que la pollution automobile. Sachant qu'un seul volcan en éruption représente l'équivalent de la pollution totale émise par les véhicules au cours d'une année ! Et il existe 1500 volcans en activité dans le monde. Sans même parler du méthane produit par certains animaux...
Enfin, on pourrait se pencher sur l'évolution de notre planète
depuis son existence ( je sais, il faut remonter assez loin ). Il y a
eu des glaciations, responsables, pour certains, de la disparition des
dinausaures, un réchauffement qui aurait entraîné, pour d'autres, la
vraie disparition des dinausaures, qui, errant dans de véritables
déserts, seraient morts de faim et de soif. Je pourrais aussi citer le
déluge qui a entraîné la formation des océans. Tout cela s'est produit
bien avant que l'homme n'apparaisse. Tout cela était d'origine
naturelle et non humaine. Le Groënland lui-même, appelé ainsi car surnommé le paradis vert, était boisé, et du temps des vikings, on pouvait même y cultiver du vin ! Bien sûr, l'homme peut avoir aussi une part
de responsabilité : il fut un temps où le Saraha était une région
fertile, verdoyante, qui est devenue un véritable désert en raison
d'une déforestation intense. Nous avons connu, très récemment ( au
niveau d'un millénaire, c'est très récent ) une petite glaciation, qui
avait fait, pour l'anecdote, de la Manche un véritable bloc de glace
compact. Bien entendu, depuis la Terre s'est réchauffé, les
températures sont remontées. La question est : certes, depuis deux
cents ans, il y a bien eu un réchauffement, mais est-ce qu'il s'est
produit en réaction à cette mini période glaciaire ? Serais-ce cyclique
?
Le problème, c'est que les organisations internationales, au lieu
de privilégier la diversité des opinions scientifiques, préfèrent
favoriser uniquement ceux qui pensent que la Terre se réchauffe à cause
de l'activité humaine. Du coup, les scientifiques minoritaires sont
obligés de se faire financer par des entreprises, n'ayant pas le choix,
puisque les organisations internationales ne leur donnent rien pour les
aider dans leurs travaux. Alors après, sont-ils objectifs ? Je ne suis
pas en train de vous dire que ceux ci ont raison contre les autres.
Mais qu'il serait intéressant de se poser les bonnes questions.
Il fut un temps où tout le monde était convaincu que la Terre était
plate et que la Terre était au centre du système solaire, que les
planètes tournaient autour. Ceux qui pensaient le contraire ont été
persécutés. Aujourd'hui, tout le monde sait qu'ils avaient raison.
Qui sait ?
Publié par Nicolas Lobin à 17:34:06 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
Je précise à l'avance que je m'inspire de bouquins ou revues que j'ai
lu et que je me contente de décrire mes lectures. Dans notre excursion
dans d'autres contrées étrangères, nous ne pouvions pas passer à côté
de l'Indonésie, qui va nous intéresser maintenant. Si en France le
capitalisme d'Etat fait des ravages, il n'y a rien de comparable avec
ce qu'il se passe aujourd'hui en Indonésie. Que se passe-il en
Indonésie ?
En Indonésie, qui est un pays en voie de développement avec toutes
les conséquences que cela suppose, vous avez beaucoup de gens qui,
fuyant la misère des campagnes rurales où sévit généralement une rude
famine, finissent par travailler dans des usines où sont fabriquées la
plupart des vêtements que vous portez. Il s'agit de zones industrielles
où le droit, les règles n'existent pas, où tous les comportements sont
permis et couverts par le pouvoir en place. Les politiciens indonésiens
d'ailleurs, s'en enorgeuillissent, puisqu'ils répètent à qui veut
l'entendre qu'en facilitant le développement de ces usines, ils
pourront réduire le chômage si présent dans ce pays. Qu'en est-il
réellement ?
La première chose qui frappe dans ces usines c'est la discipline
militaire exercée par les dirigeants de ces établissements contre leurs
employés. Ce sont ces baraquements sans vie, sans fenêtres même, c'est
la vétusté du matériel, ces locaux où l'insalubrité est omniprésente.
Personne ne semble se plaindre d'une telle situation. En apparence
seulement. En réalité, ils sont terrorisés. Par qui ? Je vous laisse
deviner. Au bout d'un moment que vous discutez auprès d'eux, les
langues se délient. La première chose que vous vous dites, quand vous
constatez cela, c'est la suivante : comment de tels comportements
peuvent-ils être possibles ? Au XXIème siècle ! Comment peut-on
commettre de telles horreurs ? Et pourtant... Doit on décrire ce qu'il
s'y passe ici, sur ce blog ? Doit-on décrire ici la sauvagerie, car il
s'agit bien de cela, exercée par ces dirigeants à l'encontre leurs
salariés ? Alors ? Détaille-on ?
Détaillons.
Dans ces usines, et je dis ça pour les filles qui parcourent ce
blog, vous n'avez pas le droit d'attendre ou d'avoir des enfants. Alors
malheureusement, il arrive que des femmes, ne prenant pas assez de
précautions ( mais on imagine aisément comment il doit être facile pour
des individus sans ressources de trouver des pilules et des
contraceptifs en Indonésie ) tombent enceintes, attendent des enfants.
Les dirigeants ne l'acceptent pas, pour eux vous serez moins efficaces,
vous travaillerez moins. Vous vous occuperez plus de vos enfants ( en
quoi est-ce un mal, d'ailleurs ? ). Alors qu'est-ce qu'ils font ? Ils
rouent de coups ces femmes de la façon la plus immonde qui soit pour
qu'elles perdent leurs enfants. Et quand elles accouchent, ils
arrachent les bébés naissants des bras de leurs mères, les jettent au
fond des chiottes, donnent des coups de pieds sur leurs têtes et tirent
la chasse.
Dans ces usines, même les animaux sont bien mieux traités, et pour
cause : ils sont très utiles pour les dirigeants contre ceux qui font
de la résistance. Le matériel sur lequel travaille la plupart des
ouvriers ne date pas d'hier mais d'avant hier, il est tellement vieux,
tellement vétuste qu'il arrive ( et malheureusement c'est arrivé )
qu'une étincelle suffise pour provoquer un incendie. Et comme ces
usines ont été construites n'importe comment, sans respecter aucune
règle d'hygiène, aucune règle de sécurité, en quelques minutes, elles
peuvent devenir un véritable brasier, dont les vapeurs toxiques peuvent
provoquer la mort de plusieurs dizaines voire centaines de salariés.
Aucune alternative pour ceux qui, réveillés en sursaut et près des
flammes, se trouvant à l'étage, ont cherché à sauver leur peau : il
n'existe pas de fenêtres. Ils sont donc brûlés vifs.
Qui est responsable de telles dérives ? Qui est coupable ? Les
dirigeants de ces usines bien sûr, qui eux roulent en Mercedes avec
chauffeur, qui travaillent dans des bureaux climatisés, alors que leurs
ouvriers, eux, cuisent à petit feu sous le coup de la chaleur
indonésienne si intense, travaillant dans des conditions de vie
épouvantables et inadmissibles. Mais qui leur a tout autorisé, qui les
a couverts, qui est encore plus irresponsable encore ? Les politiciens.
Seul l'Etat peut envoyer l'armée et la police réprimer des
manifestants. Seul un Etat de non droit, corrompu, peut laisser
perpétrer de telles dérives... Si ces dirigeants avaient fait aux
employés américains le quart de ce qu'ils ont fait aux indonésiens, ils
auraient été condamnés à la prison à vie et à des millions, voire des
milliards de dollars de dommages et intérêts.
Mais nous ne sommes pas aux Etats-Unis. Nous sommes en Indonésie.
Libéralisme, me diriez-vous ? Non : du capitalisme d'Etat, encore
et toujours, ce système où les politiciens se servent de leurs
prérogatives pour nuire à ceux qu'ils devraient pourtant servir.
Système où une minorité d'industriels peuvent faire ce qu'ils veulent,
voire obtenir du pouvoir ( ce qui est arrivé ailleurs ) le bloquage des
salaires pour développer leurs activités respectives, au mépris total
de ceux qu'ils employaient. Système où on peut vous forcer à travailler
même si vous êtes de bas âge, vingt heures sur vingt quatre en vous maltraitant, en vous persécutant, en
vous fouettant si vous n'allez pas assez vite. Système où comme en
Chine, si vous manifestez, si vous voulez faire respecter vos droits,
vous êtes fusillé, et la balle qui a servi à votre exécution sera payée
par votre famille.
Système dégradant, avilissant, coupable des pires méfaits, des
comportements les plus inadmissibles, les plus insupportables, les plus
immoraux, les plus inhumains, les plus catastrophiques pour
l'environnement ( là, je pense à certains Etats africains notamment )
le tout couvert par les hommes politiques, voilà ce que c'est, le
capitalisme d'Etat. Un système qui doit être rejeté, qui ne peut faire
l'objet d'aucune tolérance, d'aucune compassion, en raison des
désastres qu'il produit partout dans le monde. Un système, osons le
dire, anti-libéral. Car le libéralisme a toujours combattu cette forme
économique d'asservissement et de bêtise humaine. Mais malheureusement,
trop peu de gens, en France, le comprennent. Mais on a tellement dit en
France de bêtises sur le libéralisme.
Qui croire ? Que pouvons-nous croire ?
Que le libéralisme repose sur des règles de droit.
Que le libéralisme défend les droits de l'homme, les libertés individuelles, et s'oppose à l'esclavage, à l'asservissement.
Que le comportement de ces politiciens et de ces industriels indonésiens est anti-libéral au possible.
Que le jour où le régime politique en place se libéralisera entièrement, ces comportements inacceptables disparaîtront.
Publié par Nicolas Lobin à 17:21:27 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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