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On dit souvent qu'il y a eu deux tentatives libérales en France, l'une sous le gouvernement Chirac alors en cohabitation avec François Mitterrand ( 1986-1988 ) et la seconde qui aurait débuté en 2007 avec l'actuel Président et qui se serait terminée à cause de la crise.
Personnellement, je ne partage pas cet avis. Malgré la crise, j'ai plutôt le sentiment que Nicolas Sarkozy, bien qu'il ait infléchi un peu sa position, ne changera pas de cap dans la poursuite des réformes dont notre pays a besoin. Nicolas Bavarez lui-même reconnaît que les réformes économiques du Président permettront à la France, lorsque les vents seront plus porteurs, de renouer avec une croissance de 4 %, ce qui nous permettrait sans doute de créer un demi million d'emplois en France, vu que nous en avions créé 300 000 pour toute l'année 2007, avec une croissance située à 2,3 %.
Le Président a décidé de tenir bon sur la réforme des enseignements chercheurs, même s'il a dit que l'on pouvait discuter les modalités d'évaluation. Il a aussi tenu bon en affirmant qu'il supprimerait la taxe professionnelle, dont on nous parle depuis plus de vingt ans mais que personne n'avait voulu faire. La réforme de la carte hospitalière est toujours en oeuvre et n'a pas été du tout abandonnée. Quant à une meilleure répartition des richesses entre les salariés et leurs employeurs, il faut attendre le 18 juin pour voir ce qu'il en ressortira. Nul doute que le Président est déterminé à agir, comme il le fut le soir de son élection. Ce sera d'ailleurs la condition de son succès futur aux prochaines échéances électorales, et là je pense surtout aux présidentielles.
Publié par Nicolas Lobin à 15:51:06 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Selon un livre d'entretiens réalisés par Pierre Favier avec François Hollande qui va paraître aux éditions du Seuil, François Hollande dit avoir quitté la direction du Parti Socialiste pour affirmer sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Finalement, rien ne change au sein du PS, où l'unité n'est qu'une posture de façade. Sans doute un éventuel échec aux européennes, avec l'UMP à 24,5 % des intentions de vote contre 19 % pour le PS, selon un sondage, risque d'affaiblir durablement ce parti et de le replonger dans ses divisions intestines... Un parti politique où finalement, ce qui compte n'est pas d'être élu pour changer les choses, mais de passer son temps à être candidat et à vouloir le pouvoir pour le pouvoir.
Il est assez curieux de voir que le CSA publie des sondages régulièrement montrant que 60 % des français voudraient un changement de camp et que Sarkozy s'aligne sur les positions syndicales. Est-ce cela une forme de revanche à l'encontre de Sarkozy qui a changé les règles concernant le CSA ? Allez savoir... Il faut sans doute y voir une forme de manip, au vu des questions posées, notamment celle-ci : " il parle beaucoup mais ne fait pas grand chose ". Si Sarkozy était aussi impopulaire, pourquoi l'UMP serait devant le PS aux européennes, au sujet des intentions de vote ?
En tous les cas, cela ne profite pas à la gauche. Il est amusant de voir ce que pensent la plupart des lycéens dans leurs propres journaux : en gros, que la France a besoin d'un PS puissant, fort, qui prenne soin des français ( l'Etat s'est si bien occupé de nous que des millions de gens se retrouvent exclus et au chômage ! ) et qui soit adepte du politiquement correct. Finalement, quand on lit les opinions de gens de gauche, on finit par se demander si d'un point de vue électoral, il ne vaut pas mieux un PS demeurant dans l'opposition...
Publié par Nicolas Lobin à 15:41:36 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Les américains qui ont la volonté de se désengager d'un Irak de plus en plus pacifié et de renforcer leur présence en Afghanistan devraient méditer l'expérience soviétique. Dès 1979, les soviétiques décidèrent de soutenir un coup d'Etat fomenté par Muhammad Taraki, alors leader de la fraction radicale patchoune du PPDA qui devient Président de la République Démocratique d'Afghanistan. Les réformes mises en place avec l'aval des soviétiques, notamment agraires mais aussi concernant les droits des femmes, allèrent à l'encontre des coutumes traditionnelles du peuple afghan. Si les soviétiques contrôlaient militairement les principaux axes du pays, ils avaient les plus grandes difficultés pour contrôler l'ensemble du territoire, alors que les Moudjahidines combattèrent contre eux et menèrent une véritable guerilla, qui fut financée par les américains. Malgré les efforts militaires déployés, l'URSS finit par se retirer, ce qui entraîna plus tard la victoire des talibans, qui raménèrent leur pays dans un quasi moyen âge, avant que ceux-ci ne soient renversés par le gouvernement américain, suite au 11 Septembre 2001, avec l'appui des combattants de Massoud. Il est évident que les américains ont beaucoup appris concernant les tactiques russes et ne devront en aucun cas chercher à devenir une armée d'occupation, qui serait obligatoirement rejetée par la population, mais au contraire aider à la reconstruction économique et politique d'un pays en désolation. Il va de soi que les alliés des Etats-Unis pourront eux aussi y contribuer, et seront même encouragés à le faire. Ne pas reproduire les mêmes erreurs, respecter les coutumes et diversités locales, ne pas chercher à imposer un modèle dont le peuple afghan ne voudrait pas, laisser ce pays se gérer et résoudre lui-même ses propres problèmes intérieurs, est la meilleure garantie de succès.
Publié par Nicolas Lobin à 14:55:17 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
On savait déjà que les leaders de la majorité démocrate au Congrès et au Sénat, qu'on surnomme outre-atlantique la loony left, Harry Reid et Nancy Pelosi, cherchaient à tout prix à jouer l'opposition entre les démocrates et les républicains, pour des raisons de politique politicienne. On pouvait croire que Barak Obama prendrait de la hauteur depuis qu'il a été porté à la Présidence des Etats-Unis. Or il n'en a rien été jusqu'à présent.
L'actuel Président avait déjà reconnu avoir foiré dans ses choix politiques, lorsqu'il s'est aperçu que certains membres de son futur cabinet Tom Daschle, et Nancy Killefer, chargé des programmes fédéraux, avaient été condamnés par la justice de fraude fiscale. Au vu de ce qu'il s'est passé à Chicago, concernant certains démocrates qui n'ont pas été très clairs non plus, on peut se demander si ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt.
Quoi qu'il en soit, le Sénat a finalement adopté un plan bipartisan promettant une réduction des dépenses sociales initialement prévues et un renforcement des baisses d'impôts. Le plan chiffré à 780 milliards va maintenant repasser devant les deux chambres. C'est là que Barack Obama, sans doute pour reprendre la main, a stigmatisé ses réductions fiscales, ainsi que les républicains. Il a déclaré que les recettes des Républicains, à savoir moins de gouvernement, moins de réglementations et moins de taxes, avaient fait la preuve de leur échec par le passé.
Il serait donc bon de rappeller à l'actuel locataire de la Maison Blanche que c'est Roosevelt, Président démocrate, qui a créé les organismes de crédits Fanny Mae et Freddy Mac, et c'est Clinton qui a concrétisé, avant la complicité de la Fed, la logique des subprimes, obligeant les banques à prêter à des ménages insolvables, pour permettre à l'Amérique d'alors, plongée dans une grave récession, d'en sortir.
Il serait aussi bon de rappeler à l'actuel Président que c'est la logique libérale de baisses d'impôts et de réductions du poids de l'Etat, mise en oeuvre par Reagan, qui a permis la création de 18 millions d'emplois en 8 ans. C'est aussi cette logique qui contribua à la création, sous le mandat de Bush, de 8 millions d'emplois tout le long de son mandat, un boom économique qui fut sans précédent depuis 1945 selon les spécialistes, et qui a permis un enrichissement de tous les américains, mais a aussi réintroduit une réelle mobilité sociale. Pour preuve, sous le mandat de Clinton, il existait alors 1 % d'américains parmi les plus riches, sous Bush on en comptait 3 %, soit neuf millions de personnes.
En bref, Obama devrait se poser les bonnes questions, faire preuve d'un peu plus de retenue. S'il considère qu'une politique qui a contribué à la création de millions d'emplois, qui a enrichit les américains et qui a permis à des américains de sortir la pauvreté pour rejoindre les américains les plus riches, est un échec cuisant, on ne peut plus grand chose pour lui !
Publié par Nicolas Lobin à 15:16:36 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, Avigdor Liberman, homme politique d'origine russe, surnommé le Le Pen israëlien par la presse de gauche, s'est fait un nom en défendant des positions sans nuance, comme par exemple lorsqu'il a demandé au gouvernement israëlien de faire subir aux militants islamiques du Hamas ce que les américains ont infligé en 1945 contre les japonais.
Alors qu'il séduisait déjà un électorat russe représentant un cinquième de la population israélienne, la guerre de Gaza lui a permis de revenir nettement sur le devant de la scène, demandant à ce que l'effort se poursuive jusqu'à son terme, mais aussi et surtout à ce que les arabes vivant en Israël s'engage par écrit à être loyaux envers l'Etat hébreu, auquel cas ils seraient privés de leurs droits civiques. Cette proposition fait fureur aussi bien à l'extrême droite qu'à droite. Liberman est aussi favorable à ce que les juifs et les arabes vivent séparement en créant deux Etats ethniquement homogènes, chacun vivant donc de son côté.
Le leader populiste de droite recueille, selon les intentions de vote, de 16 à 19 sièges à la Knesset, ce qui lui permettrait de gagner des sièges par rapport à la précédente législative ( 11 sièges, au détriment du Likoud à l'époque ) et de devenir un réel faiseur de rois. Le resserement de l'écart entre Kadima et le Likoud poussent les candidats des principaux partis à le ménager. Benjamin Netanyahu a précisé qu'il lui offrirait en cas de victoire un ministère important, les leaders des autres formations n'excluent pas de former une coalition avec lui. Quel que soit l'échéance du scrutin, le vrai vainqueur semble être, finalement, Avigdor Liberman. Il reste à voir quelles conséquences l'élection législative israëlienne entraînera dans la politique qui va suivre, mais aussi des relations qui s'ensuivront avec Washington.
Publié par Nicolas Lobin à 14:57:37 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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