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Depuis que Xavier Bertrand a quitté le gouvernement où il était ministre des affaires sociales pour la présidence de l'UMP, il n'a cessé de prendre ses marques et souhaite transformer l'UMP pour en faire un parti de masse, où se cotoieraient 500 000 militants, à l'image de ce que désirait faire Sarkozy lorsqu'il prit le parti en 2004. Pour ce faire, il a décidé de changer le nom du parti au profit de l'expression " Mouvement Populaire " et compte déménager les locaux situés actuellement dans le VIIème arrondissement, pour lui préférer des quartiers plus populaires, donc plus en phase avec son électorat. Par ailleurs, il a aussi été décidé de révolutionner le site Internet de l'UMP en s'inspirant des méthodes utilisées par l'équipe de Barack Obama, lorsque celui-ci était candidat à la présidentielle, en utilisant un système de liens, de regroupements selon ses préférences permettant de multiplier les adhésions. Pour l'instant, il est de l'intérêt du Président comme de Xavier Bertrand que le Mouvement Populaire devienne un parti de masse puissant, permettant d'assurer une base solide au gouvernement, et même, selon l'expression de son Président, avoir des idées d'avance sur lui. Il reste à savoir si dans une perspective de long terme, il ne risque pas d'il y avoir des frictions entre le Président de l'UMP et Nicolas Sarkozy, bien que le premier a déclaré se réserver pour la présidentielle suivante, celle de 2017, et non en 2012. L'histoire le dira !
Publié par Nicolas Lobin à 18:05:29 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Les élections européennes seront, comme coutume, l'occasion pour Philippe de Villiers, Président du Mouvement pour la France, d'incarner le souverainisme en France, qui profitera sûrement de l'affaiblissement électoral du Front National depuis la victoire de Sarkozy aux présidentielles de 2007. Cette fois-ci, il semble être l'un des seuls à s'imposer à droite sur la défense des valeurs de droite, puisque les sondages le créditent de 5 à 6 % d'intentions de vote, loin devant ses concurrents et adversaires potentiels.
Il sera très intéressant de voir le score qu'il réalisera sachant qu'il est soutenu par le milliardaire irlandais Declan Ganley, qui souhaite défendre tous les partis souverainistes européens au sein de sa plate-forme, à l'image des Verts qui firent de même il y a des années de cela. Pour ma part, je n'ai aucun regret à affirmer ici, sur mon site, avoir soutenu la candidature de Philippe de Villiers au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, étant globalement en accord avec ses idées, avant de me rabattre sur celle de Nicolas Sarkozy, qui était et de très loin, le moins pire face à sa rivale Ségolène Royal. Il n'y a rien de contradictoire à défendre une Europe véritable, nouant des échanges avec nous, des partenariats commerciaux ou au sujet de la sécurité, l'immigration, tout en prenant du champ afin d'être assez autonomes et d'agir dans nos intérêts. Or à l'heure actuelle, près de 80 % de la législation qui s'impose à nous est européenne. Il serait donc temps de changer les choses.
Publié par Nicolas Lobin à 17:35:21 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

La crise aidant, Nicolas Sarkozy a fini par se faire à l'idée qu'il serait longtemps impopulaire, du moins le temps que la reprise pointe son nez à l'horizon. En attendant, le Président de la République compte profiter des circonstances pour agir en direction de son électorat, qui lui est resté fidèle et fait bloc autour de lui. Ce nouveau positionnement serait d'autant plus souhaitable que c'est grâce à l'électorat de droite qu'il doit son élection et peut-être, dans quelques années, sa réélection. L'ouverture à gauche, qu'il évoquait il y a quelques mois, ne semble plus d'actualité, tout comme il a précisé une fois encore qu'il ferait adopter le décret visant à réformer le statut des enseignants chercheurs, fustigeant Axel Kahn, président de l'université Paris Descartes au passage, pour son attitude à son égard, défendant la réforme dans les grandes lignes mais étant revenu sur sa position, pour ne pas passer sûrement pour un partisan du Président.
Dans tous les cas de figure, il semblerait que Nicolas Sarkozy ait compris que s'il est le Président de tous les français, il est aussi et surtout celui de ceux qui l'ont porté au pouvoir, et qui constituent le socle de l'électorat de droite et de centre droit. Il a été élu pour agir, mais aussi pour répondre à ses attentes. S'il ne souhaite pas, comme ce fut le cas pour un certain Giscard d'Estaing, se voir reprocher d'avoir trahi ses idées et captation de l'héritage à son profit, alors il perdra les élections suivantes. C'est sans doute pour cette raison qu'il a décidé de se tourner à nouveau vers son électorat naturel, qui le soutient toujours, puisqu'il a commis un sans faute jusqu'à présent, à quelques exceptions près.
Publié par Nicolas Lobin à 17:08:13 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
On dit souvent qu'il y a eu deux tentatives libérales en France, l'une sous le gouvernement Chirac alors en cohabitation avec François Mitterrand ( 1986-1988 ) et la seconde qui aurait débuté en 2007 avec l'actuel Président et qui se serait terminée à cause de la crise.
Personnellement, je ne partage pas cet avis. Malgré la crise, j'ai plutôt le sentiment que Nicolas Sarkozy, bien qu'il ait infléchi un peu sa position, ne changera pas de cap dans la poursuite des réformes dont notre pays a besoin. Nicolas Bavarez lui-même reconnaît que les réformes économiques du Président permettront à la France, lorsque les vents seront plus porteurs, de renouer avec une croissance de 4 %, ce qui nous permettrait sans doute de créer un demi million d'emplois en France, vu que nous en avions créé 300 000 pour toute l'année 2007, avec une croissance située à 2,3 %.
Le Président a décidé de tenir bon sur la réforme des enseignements chercheurs, même s'il a dit que l'on pouvait discuter les modalités d'évaluation. Il a aussi tenu bon en affirmant qu'il supprimerait la taxe professionnelle, dont on nous parle depuis plus de vingt ans mais que personne n'avait voulu faire. La réforme de la carte hospitalière est toujours en oeuvre et n'a pas été du tout abandonnée. Quant à une meilleure répartition des richesses entre les salariés et leurs employeurs, il faut attendre le 18 juin pour voir ce qu'il en ressortira. Nul doute que le Président est déterminé à agir, comme il le fut le soir de son élection. Ce sera d'ailleurs la condition de son succès futur aux prochaines échéances électorales, et là je pense surtout aux présidentielles.
Publié par Nicolas Lobin à 15:51:06 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens

Selon un livre d'entretiens réalisés par Pierre Favier avec François Hollande qui va paraître aux éditions du Seuil, François Hollande dit avoir quitté la direction du Parti Socialiste pour affirmer sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Finalement, rien ne change au sein du PS, où l'unité n'est qu'une posture de façade. Sans doute un éventuel échec aux européennes, avec l'UMP à 24,5 % des intentions de vote contre 19 % pour le PS, selon un sondage, risque d'affaiblir durablement ce parti et de le replonger dans ses divisions intestines... Un parti politique où finalement, ce qui compte n'est pas d'être élu pour changer les choses, mais de passer son temps à être candidat et à vouloir le pouvoir pour le pouvoir.
Il est assez curieux de voir que le CSA publie des sondages régulièrement montrant que 60 % des français voudraient un changement de camp et que Sarkozy s'aligne sur les positions syndicales. Est-ce cela une forme de revanche à l'encontre de Sarkozy qui a changé les règles concernant le CSA ? Allez savoir... Il faut sans doute y voir une forme de manip, au vu des questions posées, notamment celle-ci : " il parle beaucoup mais ne fait pas grand chose ". Si Sarkozy était aussi impopulaire, pourquoi l'UMP serait devant le PS aux européennes, au sujet des intentions de vote ?
En tous les cas, cela ne profite pas à la gauche. Il est amusant de voir ce que pensent la plupart des lycéens dans leurs propres journaux : en gros, que la France a besoin d'un PS puissant, fort, qui prenne soin des français ( l'Etat s'est si bien occupé de nous que des millions de gens se retrouvent exclus et au chômage ! ) et qui soit adepte du politiquement correct. Finalement, quand on lit les opinions de gens de gauche, on finit par se demander si d'un point de vue électoral, il ne vaut pas mieux un PS demeurant dans l'opposition...
Publié par Nicolas Lobin à 15:41:36 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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