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Nicolas Sarkozy s'était fait élire contre Chirac sur le thème de la rupture mais aussi, grâce à la plume de Henri Guaino, en retrouvant des accents gaullistes que n'aurait pas renié un certain Charles de Gaulle. Jacques Chirac lui-même avait agi de la sorte pour prendre l'UDR à la barbe des gaullistes, aidé par Marie France Garaud et Pierre Juillet. On retrouve des similitudes entre ces deux hommes, dont Chirac confessera même à Dominique de Villepin qu'il lui rappelle ce que lui-même était dans sa propre jeunesse.
Chirac, on s'en souvient, était animé de pulsions contradictoires, alternait entre idées travaillistes et libérales, dont le seul but avoué était de remporter le pouvoir et d'assurer sa réélection. On retrouve cette dimension chez Nicolas Sarkozy, qui fit campagne à droite toute, et qui depuis, ne cesse de revenir sur ses positions. Il a d'abord commencé par revenir sur sa parole au sujet de la Turquie, alors que la France ne cesse d'ouvrir de nombreux chapitres au niveau européen pour favoriser son intégration, au nez et à la barbe de millions de français qui n'en veulent pas... Un peu comme Chirac lorsqu'il se reconvertit à l'idéologie européiste de Giscard dans les années 1980. Il s'est refusé ensuite à mener de véritables réformes économiques, voulant à tout prix s'associer les bonnes grâces de syndicats ultra-minoritaires dans l'opinion, vestiges des Parlements de l'Ancien Régime. Il aurait été facile pourtant, suite à une victoire incontestée ( 80 % de participation, 53 % des suffrages exprimés ) de mener les réformes dont notre pays avait cruellement besoin : libéralisation du marché du travail et du commerce, favorisant le développement de nombreuses entreprises, remise à plat du coût du travail, de la politique d'assistanat ou encore des impôts, avec la suppression d'impôts anti-économiques et un impôt maximal pour les contribuables et investisseurs les plus fortunés, dans le but de favoriser l'attractivité de la France.
En son temps Louis XIV fit plier une Cour rétive mais aussi des Parlements qui voulaient imposer leur loi à l'encontre du pouvoir royal. Louis XIV est considéré aujourd'hui comme un homme d'Etat, qui tout le long de son règne, n'avait qu'une obssession : l'intérêt du plus grand nombre et la grandeur de la France. Il en fut de même pour Henri IV, qui voulait réconcilier protestants et catholiques suite au massacre de la Saint Barthelemy avec l'Edit de Nantes, de la famille Napoléon qui forgea les institutions administratives et financières de la République française, toujours actuelles. Sans oublier Charles de Gaulle qui s'appuya sur le peuple, par le biais de référendums, pour gouverner, contre les élites, les élus.
Aujourd'hui, les commis de l'Etat n'existent plus, ceux qui pensent à la prochaine génération plutôt qu'à leur réélection, à l'intérêt général non plus. La grandeur de la France, le mot même de patrie, en effraie plus d'un au sommet de l'Etat, qui recherche à tout prix à s'attirer les bonnes grâces médiatiques. Le vrai pouvoir n'est plus politique mais médiatique. Les soixante-huitards, les gauchistes recyclés dans le pub, le marketing, tiennent le haut du pavé. La poliique ne se borne donc plus qu'à suivre des modes éphémères, incessantes, l'Europe fédérale hier, l'écologie aujourd'hui, une autre idéologie demain. Quant à tous ceux, commerçants, artisans, ouvriers, employés, chômeurs composant le peuple, les classes moyennes, éternelles vaches à lait, délaissées, marginalisées, exclues du débat, elles se tourneront probablement vers le vote protestataire, permettant la renaissance du Front National, ou s'abstiendront lors des prochains scrutins électoraux.
Publié par Nicolas Lobin à 17:00:50 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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