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<< Quand l'Etat s'attaque à la dépense publique | Une personnalité de droite et de gauche pour plancher sur l'emprunt national | Quand les villepinistes soutiennent le Président de la République >>

Ainsi Nicolas Sarkozy a chargé deux anciens Premier ministres de sensibilités différentes, Michel Rocard et Alain Juppé, pour réfléchir sur les prioriétés à donner au grand emprunt national qu'il prépare. Doit-il se concentrer exclusivement sur les marchés, sur les français, afin comme le disait le ministre du budget, de susciter un choc de confiance dans le pays ? Bien qu'on puisse se féliciter que Nicolas Sarkozy écarte tout caractère obligatoire à cet emprunt mais aussi toute hausse d'impôt, qui ralentirait la reprise en France, on peut s'interroger sur sa pertinence : dans les faits, cet emprunt va alourdir une dette déjà conséquente, bien que Nicolas Sarkozy, très justement, fait la distinction entre le bon et le mauvais déficit. La dette française représente 1400 milliards d'euros, à cela il convient de rajouter les retraites des fonctionnaires, qui devront être payées avec l'argent des contribuables français. Alors que la priorité, selon des députés de la majorité, serait plutôt de réduire les déficits, voilà qu'on va les élargir d'autant, sachant que le pacte de stabilité nous impose de les limiter à 3 % de notre PIB. Bien sûr, nos partenaires européens ne seront pas eux non plus dans les clous, au vu de la crise économique que nous traversons. Cependant, il conviendrait mieux de mener des réformes ciblées en vue de moderniser la France, notamment en matière économique et sociale. Pourquoi ne pas externaliser de nombreux services et ainsi déléguer à des entreprises privées des missions aujourd'hui menées par l'Etat ? A L'Education nationale, près de 500 000 personnes ont des postes administratifs. On pourrait très bien imaginer que ce type de travail puisse être accompli par des entreprises à moindre frais. On pourrait ainsi multiplier les exemples qui pourraient mener la France sur le chemin d'une saine gestion, lui permettre de réduire les coûts et ainsi ses impôts et ses déficits monstrueux... car il n'y aura pas de réductions des déficits sans prospérité... et pour garantir cette prospérité, encore conviendrait-il de mener de véritables réformes de fond... La crise ne facilite pas les choses, certes, mais Nicolas Sarkozy pourrait tout de même s'appuyer sur ce type d'arguements...
Publié par Nicolas Lobin à 13:15:36 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (1) | Permaliens
14-07-2009 17:24
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