Depuis le 04-08-2006 :
511913 visiteurs
Depuis le début du mois :
17288 visiteurs
Billets :
860 billets
<< Le réveil africain | Jacques Marseille ou le pragmatisme appliqué en politique | Claude Goasgen, un esprit libre >>

Un homme que j'apprécie pour son tempérament et son franc parler, c'est bien lui : Jacques Marseille, historien et professeur à la Sorbonne. Qu'on ne s'y trompe pas : l'écrivain connu pour ses livres comme le Grand Gaspillage ou encore plus récemment, l'Argent des français reste avant tout un homme de gauche, même s'il est plus pragmatique que la plupart de ses confrères, et de loin ! Jacques Marseille est l'homme qui défend une Flat Tax ( à savoir un impôt unique au même taux pour tous ) au nom du progrès économique mais aussi de la transparence fiscale. Il défend aussi une réforme des retraites de grande ampleur, qui révolutionnerait totalement notre système en permettant aux français de choisir leur retraite librement, sans qu'on la leur impose. Dans ce système, les sommes prélevées sur le salaire d'un smicard par l'intermédiaire des charges au titre de la retraite, et qui représentent 4460 euros chaque année, seraient transformées en obligations d'Etat, dans des comptes spécifiques. Ainsi, au bout d'une quarantaine d'année, chaque personne payée au salaire minimum se retrouverait avec un capital de près de 400 000 euros, sans que celle-ci ne subisse une baisse de salaire... L'intérêt, on l'aura compris, est de permettre aux français d'avoir une retraite bien plus confortable que celle qu'ils perçoivent actuellement, la rentabilité du système de retraites par répartition dépendant de la croissance. L'intérêt aussi est de montrer que contrairement à une idée reçue, dans un système reposant bien plus qu'actuellement sur la capitalisation, les grands gagnant seront principalement les salariés modestes, qui toucheront bien plus qu'à l'heure actuelle. On constate d'ailleurs que les français sont majoritairement favorables, selon les sondages, à une réforme du système des retraites introduisant la capitalisation. Bien entendu, la lâchetés des responsables politiques qui refusent d'agir en ce sens, par crainte de réactions syndicales ( que représentent les syndicats en France, à ce propos ? ) empêchera toute réforme en ce sens, alors qu'elle paraît nécessaire au regard de tout ce qui a été accompli à l'étranger, mais aussi du bon sens. Il est à craindre que peu de politiques, même s'ils le reconnaissent en privé, agiront conformément aux dires de Jacques Marseille dans ses livres.
Publié par Nicolas Lobin à 15:18:26 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires