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<< Bilan du Congrès de Versailles | Remaniement : la surprise Mitterrand | Puff Diddy >>

La surprise la plus inattendue de ce remaniement gouvernemental est sans conteste la nomination de Fréderic Mitterrand comme ministre de la culture, alors qu'il avait été nommé peu de temps auparavant comme gestionnaire de la Villa Medicis. C'est sans doute celui qui incarne le mieux l'ouverture dans ce nouveau gouvernement, où l'on retrouve encore des symboles de la diversité comme Nora Berra, mais aussi Marie Luce Panchard comme ministre de l'outre-mer, à la place de Yves Jego. Le Président de la République a donc décidé, de pratiquer l'ouverture à droite, en permettant à des centristes comme Michel Mercier, des fidèles comme Christian Estrosi, mais aussi à des libéraux comme Henri de Raincourt et Pierre Lellouche, d'obtenir des postes ministériels. L'objectif étant sans doute de se recentrer sur son propre électorat, qui lui est resté fidèle, plutôt que de nommer à des postes des personnalités comme Jack Lang et Claude Allègre, qui auraient garantis des succès électoraux des plus aléatoires pour la majorité gouvernementale. On peut s'étonner du choix de Xavier Darcos aux affaires sociales et de celui de Luc Chatel à l'Education, alors qu'on aurait bien vu le premier conserver son poste et le second aurait été certainement plus efficace à l'Emploi. Quant à Brice Hortefeux, plus efficace sur tout ce qui touche la sécurité, il obtient enfin le poste qu'il convoitait depuis des années, alors que Michèle Alliot Marie succède à Rachida Dati. Nicolas Sarkozy a préféré, dans le cadre de ce remaniement, privilégier principalement des personnalités qui maîtrisaient leurs domaines de compétences, à de rares exceptions près. On ne peut que s'en réjouir, dans l'intérêt de la France.
Publié par Nicolas Lobin à 13:05:04 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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