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Energique, volontariste, ferme dans ses engagements : tels semblent les qualiicatifs correspondant au mieux à la personnalité du Président de la République, mais aussi au discours qu'il a prononcé hier devant les élus réunis en Congrès à Versailles. Ainsi, le Président a rappelé son hostilité au port de la Burqua, qui serait une entorse à notre conception de la République, un asservissement des femmes, mais aussi qu'il ne réémploierait plus le terme de laïcité positive. La construction de nouvelles places de prisons, une nécessité, mais aussi d'internets d'excellence, feront l'objet de toutes les attentions du nouveau gouvernement. Bien sûr, le Président a rappelé au Congrès ce qu'il avait déjà annoncé auparavant, comme la suppression de la taxe professionnelle, la mise en place d'une fiscalité verte à l'image de celle appliquée par les pays scandinaves, afin de moins taxer le travail, il a dit aussi vouloir recourir à un emprunt pour financer des dépenses d'investissements qui favoriseront la reprise, emprunt qui concernerait aussi bien les ménages que les marchés. Il a aussi dit sa détermination à une réforme des collectivités locales mais aussi de la fiscalité locale, et distinguer le bon déficit du mauvais déficit.
Si l'on peut être d'accord avec le discours du Président, préparé par Henri Guaino et qui se veut très consensuel, puisque ne permettant aucun espace à gauche, on peut déplorer tout de même que le Président se soit contenté principalement de rappeler ce qu'il avait énoncé hier, sans proposer de nouvelles pistes en vue de moderniser la France... Ainsi, à la place de proposer qu'un licencié économique garde son salaire pendant un an, il aurait été bon de se demander pourquoi les rigidités concernant le marché du travail qui empêchent un salarié de trouver du travail ne sont toujours pas levées. Bien sûr, c'est la crise, mais elles ne peuvent être un alibi à l'immobilisme ! Au lieu de défendre le modèle social français qui n'en est assurément pas un, il aurait mieux valu proposer une réflexion sur le poids des charges, prélèvements obligatoires qui minent les entreprises, mais aussi, à propos de la sécurité sociale et des retraites, proposer des pistes en vue d'introduire un système par capitalisation et un système de santé fondé sur le libre choix, l'assurance. Non seulement cela éviterait à nos propres entreprises d'être rachetées par des étrangers, mais cela permettrait aussi aux ménages de gagner en pouvoir d'achat ( les charges pesant sur les entreprises étant considérablement réduites ) et les inciteraient à travailler plus longtemps, puisqu'ils gagneraient plus en travaillant plus longtemps ! Cela étant, le discours du Président a le mérite de la clarté et mène la France dans la bonne direction, après des décennies d'échecs et d'immobilisme. Le Président a rappelé une époque où l'économie française tournait à plein régime, au cours des Trente glorieuses. Moderniser en profondeur l'économie mais aussi les structures françaises est la meilleure manière, une fois la crise passée, de rebondir et de revivre ces années fastes.
Publié par Nicolas Lobin à 13:11:30 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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