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EN AVANT LA FRANCE !

Pour changer la France, donnons-lui des idées d'avance

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Le bal des prétendants socialistes et la rénovation du PS | 21 juin 2009

Pour dire les choses franchement, je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi d'être socialiste. Je ne suis pas socialiste, je ne l'ai jamais été, mais je n'aimerais vraiment pas être à la place de l'un d'entre eux... Quand on voit cette comédie ubuesque regroupant la plupart des dirigeants socialistes qui se voient déjà Président, sans oublier ceux qu'on nomme les éléphanteaux et qui s'y mettent aussi ! Manuel Valls, Pierre Moscovici, mais aussi Arnaud Montebourg, Vincent Peillon... Certains d'entre eux disent même qu'il est légitime qu'une dizaine de candidats s'affrontent lors des primaires socialistes ! Mais dans cette hypothèse, que pourrait-il bien rester de l'unité, de la cohésion de leur parti ? Imagine-on que Laurent Fabius, Bertrand Delanöé soutiendrait un Manuel Valls ou une Ségolène Royal triomphante ? En vérité, leurs candidatures s'annuleraient les unes des autres, se torpilleraient les unes des autres sans créer de dynamique. A côté, le parti présidentiel, mené par Xavier Bertrand et Nicolas Sarkozy, n'a jamais semblé aussi uni et rassembleur.

Quant à la rénovation tant annoncée, il semblerait qu'elle soit repoussée aux calendres grecques, à moins que lorsqu'on parle de rénovation, on doit entendre quel sera le candidat le mieux placé pour la prochaine échéance... vu que Martine Aubry, actuelle première secrétaire du PS, n'a jamais paru aussi affaiblie, elle qui ne s'est pas remise de sa demi victoire lors du congrès de Reims. Il n'est donc pas étonnant que face à toutes ces combines dignes de la politique politiciennes, la plupart des électeurs socialistes soient dégoûtés. Il vous suffit de voir ce que pensent la plupart des jeunes de ce qu'il se passe au PS. La plupart vous répondront qu'ils souhaitent un parti qui ne se tire pas dans les pattes, qui soit mobilisateur, qui s'oppose intelligemment face au Président sortant. D'ailleurs, il est dans notre intérêt comme dans celui du Président, que le PS soit un parti d'opposition fort, qui fasse entendre sa voix. Dans le cas contraire, ce sont les extrêmes, notamment l'extrême gauche, qui en profitera, et on aura tout lieu à craindre des mouvements de rue très violents. Espérons donc que le PS sorte du coma dans lequel il est plongé pour renaître à nouveau, sans doute grâce à des dirigeants de qualité, incarnant le renouvellement.

Publié par Nicolas Lobin à 15:20:52 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

Les attentes liées au Congrès de Versailles | 21 juin 2009

Ainsi, le Président de la République s'adressera demain aux députés et sénateurs réunis en Congrès, ce qui ne s'était pas produit historiquement depuis 1793. C'est donc pour beaucoup, un moment historique qui est possible grâce à la réforme constitutionnelle votée l'année dernière. On se doute qu'un grand nombre d'élus mais aussi et surtout les français, expriment des attentes eu égard au discours annoncé du Président. Va-t-il proposer d'accélerer les réformes en période de crise, et quelles réformes ? Va-t-il se concentrer totalement sur la réforme des collectivités locales dans son discours, ou va-t-il exprimer aussi son désir de voir d'autres réformes en matière économique et sociale aboutir ? Si la crise semble derrière nous et si la France va voir son économie redémarrer à partir de l'année prochaine, nul doute que ce qui, selon certains journalistes, la protége de la crise, à savoir ses amortisseurs sociaux et son modèle social, va devenir un véritable boulet pour la reprise future. On peut donc espérer légitimement que le Président en tirera les conséquences lors de son discours et proposera de nouvelles réformes ou du moins un approfondissement de certaines d'entre elles. Il conviendrait aussi d'éviter l'inflation législative dénoncée par l'ancien Président du Conseil constitutionnel Pierre Mazaud, à savoir une multiplication de lois plus complexes les unes que les autres et qui paralysent totalement notre économique. Jean-François Copé lui-même avait mentionné en exemple la loi tondeuse à gazon, où l'on déciderait de faire un texte parce qu'une personne se serait blessée en utilisant maladroitement une tondeuse. Finalement, c'est avant tout un changement profond des mentalités qu'on attend avant tout des hommes politiques mais aussi des administrations, qui ne cessent de créer toujours plus de règlementations, qui " emmerdent les français " selon l'expression familière utilisée par Georges Pompidou.  

Publié par Nicolas Lobin à 14:53:21 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |