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" La France, c'est tout à la fois, c'est tous les Français. C'est pas la gauche, la France ! C'est pas la droite, la France ! (...) Prétendre faire la France avec une fraction, c'est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d'une fraction, cela c'est une erreur nationale impardonnable. Vous me dites : à droite, on dit que je fais une politique de gauche au-dehors ; à gauche, du reste vous le savez bien, on dit : De Gaulle, il est là pour la droite, pour les monopoles, pour je ne sais quoi. Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j'appartiens à l'autre côté, prouve précisément ce que je vous dis, c'est-à-dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d'un côté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France. "
Charles de Gaulle, 15/12/1965
Le Général de Gaulle tout comme Georges Pompidou avaient compris que le plus important n'était pas d'assurer sa réélection, mais d'agir pour la prochaine génération. C'était alors l'époque des grands commis de l'Etat, ceux qui se souciaient de l'intérêt général avant toute chose, qui s'écartaient du clientélisme. La France était alors mieux gérée qu'à ce jour. Les choses ont bien changé depuis.
Au fond, que signifie être de droite ou de gauche aujourd'hui ? On pourrait considérer que réduire fortement les impôts serait vu comme une mesure de droite, alors que permettre aux familles défavorisées d'inscrire leurs enfants dans des écoles privées en quête d'excellence, serait vu comme une mesure de gauche. Pourtant, ces deux mesures convergent vers un même but : restaurer la mobilité sociale, assurer la prospérité générale et donc veiller à la cohésion, l'intérêt national. Je considère que seul l'intérêt général doit primer et que toute réforme, qu'elle soit de droite pour certains ou de gauche pour d'autre, peut être bonne si elle est conforme au but que je recherche.
On pourrait décider demain de supprimer les niches fiscales, tout comme les subventions que l'Etat attribue aux uns et aux autres, tout en réformant intégralement notre système fiscal, tout comme notre marché du travail. On pourrait décider demain de garantir, dans les grandes surfaces, une baisse des prix de 20 % en supprimant un certain nombre de règlementations inutiles, en favorisant la concurrence et en réduisant la TVA. On pourrait créer des passerelles entre les universités et les grandes écoles, qui seraient sélectives, mais aussi les centres de recherche, afin de créer des pôles d'excellence. On peut aussi regrouper l'ensemble des aides sociales existantes en une seule aide unique pour assurer aux retraités les plus pauvres une retraite décente ( par exemple, 700 à 750 euros par mois ) tout en permettant aux français les plus favorisés de se constituer une retraite à la carte. Comment ? En libérant le marché immobilier comme cela a été fait dans d'autres pays, où une maison de 400 mètres carrés avec vue imprenable sur la mer ne coûte que 200 000 euros. Ainsi, les français pourraient devenir propriétaires et recourir à ce qu'on nomme des investissements locatifs, bien plus qu'ils ne le font à ce jour.
Toutes ces mesures, qui concernent des domaines variés, vont dans le sens d'une justice fiscale et sociale, assureront la prospérité générale, la réussite et l'enrichissement de tous. Elles sont conformes, si l'on peut dire, à la pensée du Général de Gaulle qui désirait une France prospère, unie et moderne. Une France où tout est possible. Il ne reste donc plus à nos hommes politiques, quel que soit leur bord politique, qu'à les appliquer.
Publié par Nicolas Lobin à 17:47:33 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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