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Alors qu'un certain Olivier Besancenot se fait apostropher par des salariés en colère, au prétexte qu'il chercherait à tout prix de faire de la récupération politique, le gouvernement semble décider à regrouper le ministère de l'Emploi avec celui du travail, alors même qu'il était rattaché au ministère de l'Economie jusqu'à présent. Selon certaines sources à Matignon, il s'agirait de créer un grand ministère des Affaires sociales, en vue de résoudre l'épineuse question du chômage.
Or le problème du chômage est avant tout lié à la conjoncture économique mais surtout, dans le cas de la France, a des causes structurelles. Pourquoi la plupart des pays européens, avant la crise, affichaient donc une croissance de 5 % par an alors même que la France ne parvenait pas à atteindre 2 % ? Comment ne pas citer un pays comme le Danemark, qui avait un taux de chômage de 2 % contre 8 % pour la France ? Comment certains peuvent-ils encore parler de modèle en désignant la France ?
D'erreurs en erreurs ont été commises par des gouvernements aussi bien de gauche que de droite, qui ont visé à partager le travail ( une absurdité économique ) ou à traiter le chômage d'un point de vue social et non économique. Ainsi, l'on a contribué à assurer ce que Nicolas Bavarez se plaît à nommer le chômage permanent. En créant de multiples obstacles aux licenciements, en s'opposant à toute flexibilité de l'emploi, toute simplification administrative et surtout à une forte baisse des charges sociales, des prélèvements sur les salaires, on a dissuadé les chefs d'entreprise d'embaucher. Résultat, on se retrouve avec des jeunes issus de la diversité, français à part entière, ou des personnes quinquagénaires, se retrouvant au chômage, obligés de quitter la France pour trouver du travail.
Quant à la situation des français qui ont la chance d'avoir un travail, elle ne cesse de se dégrader dangereusement. S'il est fort commode d'accuser les patrons de tous les maux, il ne faut pas oublier que la part de valeur ajoutée qui est attribuée aux salariés n'a pas bougé depuis les années 1970. En réalité, la multiplication des prélèvements sociaux existants, comme la CSG, mais aussi la hausse sans fin des charges diverses, supportées par les entreprises, ont eu pour principal effet de tirer les rémunérations nettes des salariés vers le bas.
Bien entendu, les solutions sont connues, même si là encore, les hommes politiques, par frilosité, refusent de les appliquer réellement. Il s'agirait de libéraliser intégralement le marché du travail, en assurant des contreparties aux salariés, à l'image de ce qui a été entrepris au Danemark, mais aussi de remettre à plat notre système fiscal mais aussi les prélèvements supportés par les entreprises, afin d'encourager celles-ci à embaucher, à investir massivement mais aussi à augmenter le pouvoir d'achat de leurs salariés. Ainsi, nous rentrions dans un scénario gagnant où l'entreprise, ses salariés, mais aussi l'Etat, par le jeu d'une augmentation des recettes fiscales liées à une augmentation de la consommation et des investissements réalisés sur notre sol, y gagneraient. Souhaitons que nos responsables politiques agissent conformément à de tels principes à l'avenir, qui garantiront seul le plein emploi et les succès de la France.
Publié par Nicolas Lobin à 16:25:01 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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