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Alors même que Nicolas Sarkozy a déclaré être en phase avec les propositions élaborées par le comité d'Edouard Balladur concernant la réforme des collectivités locales ( difficile de trouver homme politique plus consensuel ! ) en dehors du grand Paris où il demande plus de temps de concertation, Manuel Valls vient à son tour saluer le travail élaboré par le comité et défend une réforme des collectivités locales, sur le modèle de celle proposée par l'ancien Premier ministre. Selon lui, la réforme proposée serait proche de celle de Lionel Jospin en 2001, et qu'il n'y aurait donc aucune raison idéologique de s'y opposer ( ici : http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200910/valls-une-ambition-juste-et-legitime_192687.html ).
On sait que Manuel Valls, actuel maire d'Evry, a toujours été un électron libre du PS, à l'instar du maire de Mulhouse Jean-Marie Bockel. Il avait d'ailleurs lui-même soutenu l'éventualité de sa propre candidature comme socialiste lors d'une élection présidentielle, avant de se rallier à Ségolène Royal, aux côtés de Vincent Peillon. On sait aussi que Manuel Valls, en raison de son pragmatisme et de ses idées, pourrait incarner ce que d'aucuns nommeraient une sorte de Tony Blair français. On peut donc saluer sa capacité de sortir hors des sentiers battus, d'éviter toute opposition systématique.
En attendant, c'est depuis les derniers scrutins internes, le vieux parti qui a triomphé, mené par Martine Aubry, contre les modernes. Les querelles internes ne se sont pas évaporées pour autant, en témoigne la violence de la réaction de Gérard Collomb aux décisions de Martine Aubry, qu'il assimile à celles d'un parti communiste soviétique. Il est vrai que là encore, Gérard Collomb, maire de Lyon, tout comme Manuel Valls, sont bien plus pragmatiques avec un positionnement plutôt centriste, que les leaders actuels du PS, semblant déconnectés des réalités. Reste à voir si ce seront un jour, dans cette terrible bataille, les modernes qui l'emporteront, dans la perspective d'une élection présidentielle. On peut néanmoins en douter, sachant que les socialistes, élus locaux, ont tout intérêt à perdre les élections nationales, pour remporter les élections intermédiaires et donc renforcer leurs positions locales.
Publié par Nicolas Lobin à 17:25:04 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (1) | Permaliens
30-04-2009 14:13
De Raphaël Cornu Sujet:
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