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EN AVANT LA FRANCE !

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Crise politique à Washington | 08 février 2009

On savait déjà que les leaders de la majorité démocrate au Congrès et au Sénat, qu'on surnomme outre-atlantique la loony left, Harry Reid et Nancy Pelosi, cherchaient à tout prix à jouer l'opposition entre les démocrates et les républicains, pour des raisons de politique politicienne. On pouvait croire que Barak Obama prendrait de la hauteur depuis qu'il a été porté à la Présidence des Etats-Unis. Or il n'en a rien été jusqu'à présent. 

L'actuel Président avait déjà reconnu avoir foiré dans ses choix politiques, lorsqu'il s'est aperçu que certains membres de son futur cabinet Tom Daschle, et Nancy Killefer, chargé des programmes fédéraux, avaient été condamnés par la justice de fraude fiscale. Au vu de ce qu'il s'est passé à Chicago, concernant certains démocrates qui n'ont pas été très clairs non plus, on peut se demander si ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt.

Quoi qu'il en soit, le Sénat a finalement adopté un plan bipartisan promettant une réduction des dépenses sociales initialement prévues et un renforcement des baisses d'impôts. Le plan chiffré à 780 milliards va maintenant repasser devant les deux chambres. C'est là que Barack Obama, sans doute pour reprendre la main, a stigmatisé ses réductions fiscales, ainsi que les républicains. Il a déclaré que les recettes des Républicains, à savoir moins de gouvernement, moins de réglementations et moins de taxes, avaient fait la preuve de leur échec par le passé.

Il serait donc bon de rappeller à l'actuel locataire de la Maison Blanche que c'est Roosevelt, Président démocrate, qui a créé les organismes de crédits Fanny Mae et Freddy Mac, et c'est Clinton qui a concrétisé, avant la complicité de la Fed, la logique des subprimes, obligeant les banques à prêter à des ménages insolvables, pour permettre à l'Amérique d'alors, plongée dans une grave récession, d'en sortir.  

Il serait aussi bon de rappeler à l'actuel Président que c'est la logique libérale de baisses d'impôts et de réductions du poids de l'Etat, mise en oeuvre par Reagan, qui a permis la création de 18 millions d'emplois en 8 ans. C'est aussi cette logique qui contribua à la création, sous le mandat de Bush, de 8 millions d'emplois tout le long de son mandat, un boom économique qui fut sans précédent depuis 1945 selon les spécialistes, et qui a permis un enrichissement de tous les américains, mais a aussi réintroduit une réelle mobilité sociale. Pour preuve, sous le mandat de Clinton, il existait alors 1 % d'américains parmi les plus riches, sous Bush on en comptait 3 %, soit neuf millions de personnes.

En bref, Obama devrait se poser les bonnes questions, faire preuve d'un peu plus de retenue. S'il considère qu'une politique qui a contribué à la création de millions d'emplois, qui a enrichit les américains et qui a permis à des américains de sortir la pauvreté pour rejoindre les américains les plus riches, est un échec cuisant, on ne peut plus grand chose pour lui !   

Publié par Nicolas Lobin à 15:16:36 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

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