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Vous vous souvenez de Messier, qui était à la
tête de la Générale des Eaux ? C'était avant Vivendi. Il s'est cassé
les dents parce que forcément, il a racheté les studios Universal et
Seagram, des mastodontes qui étaient beaucoup plus gros que lui, avec
la trésorerie de la Générale. Il a donc vidé la trésorerie de son
entreprise principale, au bout d'un moment, ce fut la
banqueroute.
Dans les entreprises c'est comme l'Etat :
il y a une administration. Comment une
administration de la taille de la Générale peut gérer un mastodonte
comme Universal et Seagram ? Messier avait été formé à l'ENA, mais pour
diriger l'administration de l'Etat. Or l'administration d'une entreprise, ce n'était pas la même chose. Cependant, il n'est pas le seul : d'autres se sont aussi retrouvés à la tête de grandes entreprises françaises, et ont fait de grandes erreurs de gestion, qui ont menacé la pérennité de leurs propres entreprises. Ainsi, une réforme complète de l'ENA sur le modèle de certaines business school américaines serait souhaitable.
Enfin, il y a une loi économique qui veut que quand vous fusionnez
avec d'immenses ensembles, au bout d'un moment l'administration
principale ne peut plus suivre. Une entreprise ne peut pas dépasser une
certaine taille critique, sinon elle finit forcément par diminer voire
se disloquer au profit de plus petits ensembles ; ce qui casse ainsi
les arguments de ceux qui dénoncent les prétendus monopoles de certains
grands groupes, qui, dans une société réellement libérale, finiraient
par se disloquer et se casser la figure si l'Etat n'était pas là pour
leur venir en aide, par le jeu de lois arrangées ou de subventions.
Publié par Nicolas Lobin à 17:04:58 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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