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EN AVANT LA FRANCE !

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Pour une réforme des institutions | 06 février 2009


Si nous voulions caricaturer grossièrement, nous dirions que la foi en Dieu à l'époque de l'Ancien Régime a été remplacée depuis la Révolution par la foi en l'Etat. Est-il juste, cet Etat ? Si l'on s'en tient à son évolution, il l'a rarement été. La Révolution française a été cruelle, plus particulièrement avec le cas du génocide vendéen, tout comme le furent le Régime de Vichy ou la période napoléonienne. La démocratie s'est cependant imposée au cours du XIXème siècle.

Aujourd'hui, qu'en est-il exactement ? Nous constatons l'hégémonie de l'UMP et du PS, une faible représentation des petits partis. Plusieurs millions d'électeurs ne sont pas représentés à l'Assemblée Nationale ( les partis extrémistes de droite et de gauche notamment ). Quand au Sénat, sa tendance politique est toujours la même depuis sa création.

A tout problème il existe une solution. Toutes les tendances politiques doivent être représentées à l'Assemblée Nationale. Comment peut-on dire que la loi est l'expression de la volonté générale quand on constate qu'un grand nombre d'électeurs ne sont pas représentés au Parlement et que les abstentionnistes sont toujours plus nombreux ? A ceux qui auraient peur de voir des frontistes à l'Assemblée, je leur répondrais : n'ayez pas peur de la démocratie ! Cependant, des règles doivent être prévues pour garantir une majorité durable. Le Sénat n'échappera pas à la règle, il sera lui aussi démocratisé. Cependant, à la différence des députés, qui seront élus pour cinq ans, les sénateurs seraient élus au suffrage universel direct pour un mandat de huit ans, mais surtout, ils ne dépendront ni du parti politique qui aura remporté les élections, ni de celui qui les a perdues, ce qui sera un gage d'indépendance. Les sénateurs veilleront au respect des règles de droit les plus élémentaires, deviendront un contre pouvoir non seulement par rapport au gouvernement, mais aussi partiellement par rapport à l'Assemblée Nationale, qui sera contrainte de respecter ces règles. Ils pourront accéder à des postes honorifiques s'ils ont rempli correctement leur mission. Des clubs politiques seront formés à cette occasion pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes. Pour être élu sénateur, il sera nécessaire d'avoir au minimum quarante cinq ans, d'être issu de la société civile, et de faire partie des forces vives de la nation ( entrepreneurs, chercheurs réputés, intellectuels engagés, économistes, tous ceux qui ont apporté quelque chose à la société ).

C'est alors dans cette hypothèse le régime présidentiel qui triomphe et le concept même de séparation des pouvoirs si chère à Montesquieu. Un Président et un Premier ministre, seront élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans par le peuple. Nous concevrons une séparation stricte des pouvoirs afin de renforcer le rôle du Parlement tout en garantissant des assouplissements dans les faits. Ainsi, le pouvoir exécutif sera véritablement soumis au pouvoir législatif, qui proposera, délibérera et votera les lois. Cependant, le Président aura des moyens juridiques pour ne pas être totalement soumis à l'Assemblée législative.
Par ailleurs, la démocratie directe sera rétablie à l'échelon local. De multiples référendums auront lieu ; les ministres auront eu nécessairement au cours de leur parcours un mandat électif. Il est vital que les citoyens soient réellement représentés sur le plan politique, à tous les niveaux ( maires, présidents de région, une partie des députés et des sénateurs ) pour que cesse enfin cette confiscation de la démocratie au profit d'une caste, les énarques. Des procédures de destitution pourront être envisagées, à tous les échelons politiques, du conseiller municipal au Président de la République, si celui-ci a trahi ses engagements, est suspecté dans des affaires de toutes sortes, ou a satisfait les revendications d'une catégorie d'individus minoritaires au détriment de l'intérêt général. De plus, les élections syndicales seront-elles aussi démocratisées, afin de mettre fin à hégémonie des syndicats actuels qui remonte à l'après guerre. Il est tout de même consternant que dans un Etat de droit, dans une démocratie, des syndicats minoritaires bloquent notre pays. Cette situation doit changer, le pouvoir appartient en priorité au peuple qui a exprimé, par son vote, sa volonté véritable.

S'il est nécessaire de démocratiser notre pays, ce n'est pas seulement pour des raisons purement morales, cela répond aux exigences de notre siècle. En effet, démocratiser l'Etat, le rendre plus accessible aux hommes, c'est réduire l'abstention et l'extrémisme. Toute société, quelle que soit sa forme d'organisation, n'est viable que si elle repose sur des bases solides. Il est évident que la démocratie, les droits de l'homme comme la participation des individus aux activités de la nation sont fondamentaux, et que toute action doit être entreprise pour garantir ces libertés qui me paraissent vitales, car elles sont le ciment de notre nation, et permettent d'assurer la cohésion sociale et nationale d'un Etat de droit.

Publié par Nicolas Lobin à 14:47:58 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

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