Depuis le 04-08-2006 :
515703 visiteurs
Depuis le début du mois :
21078 visiteurs
Billets :
862 billets
<< Le plus beau métier du monde | Pour une réforme des institutions | Au sujet de l'immigration >>
Si nous voulions caricaturer grossièrement, nous dirions que la foi
en Dieu à l'époque de l'Ancien Régime a été remplacée depuis la
Révolution par la foi en l'Etat. Est-il juste, cet Etat ? Si l'on s'en
tient à son évolution, il l'a rarement été. La Révolution française a
été cruelle, plus particulièrement avec le cas du génocide vendéen, tout comme le furent le Régime de Vichy ou la période
napoléonienne. La démocratie s'est cependant imposée au cours du XIXème
siècle.
Aujourd'hui, qu'en est-il exactement ? Nous constatons l'hégémonie
de l'UMP et du PS, une faible représentation des petits partis.
Plusieurs millions d'électeurs ne sont pas représentés à l'Assemblée
Nationale ( les partis extrémistes de droite et de gauche notamment ).
Quand au Sénat, sa tendance politique est toujours la même depuis sa
création.
A tout problème il existe une solution. Toutes les tendances
politiques doivent être représentées à l'Assemblée Nationale. Comment
peut-on dire que la loi est l'expression de la volonté générale quand
on constate qu'un grand nombre d'électeurs ne sont pas représentés au
Parlement et que les abstentionnistes sont toujours plus nombreux ? A
ceux qui auraient peur de voir des frontistes à l'Assemblée, je leur
répondrais : n'ayez pas peur de la démocratie ! Cependant, des règles
doivent être prévues pour garantir une majorité durable. Le Sénat
n'échappera pas à la règle, il sera lui aussi démocratisé. Cependant, à
la différence des députés, qui seront élus pour cinq ans, les sénateurs
seraient élus au suffrage universel direct pour un mandat de huit ans,
mais surtout, ils ne dépendront ni du parti politique qui aura remporté
les élections, ni de celui qui les a perdues, ce qui sera un gage
d'indépendance. Les sénateurs veilleront au respect des règles de droit
les plus élémentaires, deviendront un contre pouvoir non seulement par
rapport au gouvernement, mais aussi partiellement par rapport à
l'Assemblée Nationale, qui sera contrainte de respecter ces règles. Ils
pourront accéder à des postes honorifiques s'ils ont rempli
correctement leur mission. Des clubs politiques seront formés à cette
occasion pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes. Pour être
élu sénateur, il sera nécessaire d'avoir au minimum quarante cinq ans,
d'être issu de la société civile, et de faire partie des forces vives
de la nation ( entrepreneurs, chercheurs réputés, intellectuels
engagés, économistes, tous ceux qui ont apporté quelque chose à la
société ).
C'est alors dans cette hypothèse le régime présidentiel qui
triomphe et le concept même de séparation des pouvoirs si chère à
Montesquieu. Un Président et un Premier ministre, seront élus au suffrage
universel pour un mandat de cinq ans par le peuple. Nous concevrons une
séparation stricte des pouvoirs afin de renforcer le rôle du Parlement
tout en garantissant des assouplissements dans les faits. Ainsi, le
pouvoir exécutif sera véritablement soumis au pouvoir législatif, qui
proposera, délibérera et votera les lois. Cependant, le Président aura
des moyens juridiques pour ne pas être totalement soumis à l'Assemblée
législative.
Par ailleurs, la démocratie directe sera rétablie à l'échelon
local. De multiples référendums auront lieu ; les ministres auront eu
nécessairement au cours de leur parcours un mandat électif. Il est
vital que les citoyens soient réellement représentés sur le plan
politique, à tous les niveaux ( maires, présidents de région, une
partie des députés et des sénateurs ) pour que cesse enfin cette
confiscation de la démocratie au profit d'une caste, les énarques. Des
procédures de destitution pourront être envisagées, à tous les échelons
politiques, du conseiller municipal au Président de la République, si
celui-ci a trahi ses engagements, est suspecté dans des affaires de
toutes sortes, ou a satisfait les revendications d'une catégorie
d'individus minoritaires au détriment de l'intérêt général. De plus,
les élections syndicales seront-elles aussi démocratisées, afin de
mettre fin à hégémonie des syndicats actuels qui remonte à l'après
guerre. Il est tout de même consternant que dans un Etat de droit, dans
une démocratie, des syndicats minoritaires bloquent notre pays. Cette situation doit
changer, le pouvoir appartient en priorité au peuple qui a exprimé, par
son vote, sa volonté véritable.
S'il est nécessaire de démocratiser notre pays, ce n'est pas
seulement pour des raisons purement morales, cela répond aux exigences
de notre siècle. En effet, démocratiser l'Etat, le rendre plus
accessible aux hommes, c'est réduire l'abstention et l'extrémisme.
Toute société, quelle que soit sa forme d'organisation, n'est viable
que si elle repose sur des bases solides. Il est évident que la
démocratie, les droits de l'homme comme la participation des individus
aux activités de la nation sont fondamentaux, et que toute action doit
être entreprise pour garantir ces libertés qui me paraissent vitales,
car elles sont le ciment de notre nation, et permettent d'assurer la
cohésion sociale et nationale d'un Etat de droit.
Publié par Nicolas Lobin à 14:47:58 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires