
Par moments, je me demande si nos chers z'élites vivent sur
la planète que nous. Il n'y a pas si longtemps, je suis tombé sur une revue,
Courrier International, dont la page de couverture s'intitulait en gros "
l'échec de la mondialisation libérale ".
J'ai tout de même fait l'effort
de lire les articles, mais il y avait tant d'omissions, tant de mauvaise foi.
Comment peut-on faire croire aux gens que la situation, le niveau de vie des
individus vivant dans une société qui s'est tournée en faveur du libéralisme n'a
pas augmenté, ne s'est pas amélioré ? Les faits parlent d'eux mêmes !
D'abord, combien de pays libéraux ? On dit souvent que la Grande
Bretagne est libérale, mais elle est loin d'être la seule. Nous avons aussi
l'Irlande, surnommée le tigre celtique, dont les revenus sont bien supérieurs à
nos propres revenus par habitant, et pourtant dieu seul sait qu'ils reviennent
de loin. Nous avons aussi l'Islande. Les islandais, qui ont fui la monarchie
norvègienne d'Harald les Beaux Cheveux, dont on parle peu, ont même été, au
cours de leur histoire, libertariens, du Xème siècle au XIIIème siècle, pendant
plus de trois cents ans, puisqu'ils ont vécu dans une société sans Etat, sans
institutions, sans gouvernement. La criminalité, dans cette société, était de
sept morts pour 70 000 habitants par an. Est-ce si énorme que ça ? Il est vrai
que les dommages et intérêts en cas de meurtre n'avaient rien à voir avec ceux
d'aujourd'hui : de 12,5 à 50 années de salaire. On se souvient certainement des
grandes sagas qui ont rythmé cette époque, notamment les procès dans les
tribunaux où tout le monde se retrouvait, jusqu'à la chute de ce système,
notamment en raison de la capitulation des islandais face au Roi norvégien de
l'époque.
Petite devinette : quelle est la différence entre la Suède et
les Etats-Unis ? Le taux d'imposition. En dehors de cela, c'est du pareil au
même. Les trains sont privés ( et marchent bien mieux que leur homologue
britannique, soit dit en passant ) la Poste est privé, l'électricité et les
télécoms sont totalement privés, ainsi que les hopitaux. Je ne parle pas non
plus des retraites, qui sont des fonds de pension avec quelques nuances
cependant avec le modèle américain, mais fonds de pension tout de même. Il est
vrai qu'avant 94, le modèle suédois était en faillite. Il fallait le changer. Il
me semble même ( à vérifier ) qu'en Suède le salaire minimum n'existe pas et que
les salariés sont payés le prix du marché ( à savoir, au minimum 1200 euros par
mois ).
Les allemands aussi sont beaucoup plus libéraux que nous, là bas
tout se négocie entre les syndicats et les entreprises, l'Etat ne se mêle de
rien. En Italie, c'est Il Professore, Romano Prodi, qui a initié les réformes
dont le pays avait tant besoin, et rappelons le, la fameuse directive
Bolckestein, tant décriée, avait été une proposition faite au cours de sa
Présidence. En Espagne, vous savez ce qu'à fait Aznar et le résultat : plus de
sept millions d'emplois créés en dix ans. Le ministre des Finances du
gouvernement Zapatero, Pedro Solbes a décidé de poursuivre le mouvement en
baissant l'impôt sur les sociétés de 25 à 20 % et l'impôt sur le revenu de 30 à
25 %.
Au Portugal, c'est l'actuel Président de la République, José Socrates, qui a été le premier à se lancer. Quant aux pays de
l'Est, beaucoup plus libéraux que nous puisqu'ils ont mis en place la Flat Tax,
un impôt unique pour tous, quels que soient leur revenus, dans une fouchette
allant de 20 à 33 %. Quand on examine l'histoire de ces pays, on comprend mieux
pourquoi.
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