Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

EN AVANT LA FRANCE !

Pour changer la France, donnons-lui des idées d'avance

Rechercher

Compteur

Depuis le 04-08-2006 :
507049 visiteurs
Depuis le début du mois :
12424 visiteurs
Billets :
860 billets

<< Libéralisme, facteur de progrès social | Margaret Thatcher à l'heure du bilan | Le patriotisme en question >>

Margaret Thatcher à l'heure du bilan | 03 février 2009


 
Nul ne saurait nier tout ce que la Dame de fer a apporté à son pays par sa politique de réformes. Les avancées économiques et sociales sont réelles.Contrairement à son prédécesseur qui croyait que des taxes collossales et des nationalisations pouvaient relancer l'activité économique, Margaret Thatcher pris le parti inverse : elle réduisit fortement le train de vie de l'Etat, en supprimant bien des organismes inutiles, et réduit les impôts. Les réformes furent payantes puisque le Royaume Uni s'est redressée de manière spectaculaire et sa richesse est même supérieure, en terme de PIB, à notre propre richesse, alors qu'elle en était inférieure à la fin des années 1970.Personne, pas même les travaillistes sous l'impulsion de Blair, n'ont voulu revenir sur ces réformes libérales et par ailleurs très sociales ( un tiers des ouvriers votèrent successivement Thatcher )et ont su conserver l'héritage thatcherien, on peut d'ailleurs les en féliciter.

Cependant, la question que je me pose est la suivante : finalement, à l'heure du bilan, Margaret Thatcher a-t-elle été trop libérale, si l'on se fie à ce qu'en rapporte nos politiciens socialistes, ou pas assez ? Quand on y regarde de près, on penche pour la seconde réponse. Margaret Thatcher n'a pas par exemple osé ( ou voulu, mais ça revient au même ) libéraliser intégralement les chemins de fer de son pays, qui se trouvaient au bord de la faillite et dont les trains déraillaient fréquemment, bien avant qu'elle n'arrive au pouvoir. Pourtant, une telle réforme aurait pu permettre un redressement plus rapide de la compagnie et effacer toutes les tares qui lui collent tant à la peau. Les trains suédois, les trains néerlandais et japonais sont vraiment privés, ils sont toujours à l'heure, confortables et on a jamais entendu parler de graves accidents ferroviaires ayant lieu dans ces pays dans la presse. Margaret Thatcher aurait pu aussi suivre la même logique pour les transports en commun, notamment ( et surtout ) le métro londonien. Par ailleurs, on peut regretter aussi que Margaret Thatcher n'ait pas libéralisée les hôpitaux et les écoles en toute intégralité, et qu'il ait fallu attendre que Tony Blair soit élu pour que celui-ci commence à s'y pencher. En somme, Margaret Thatcher ne restera pas dans l'histoire comme une minarchiste, c'est à dire une défenderesse d'un Etat minimal, mais comme une conservatrive qui a cultivé une certaine vision pour son pays. Cependant, quelles que soient les critiques qu'on puisse avoir à son égard, qu'on soit un libertarien ou un conservateur, il n'en reste pas moins qu'elle a été, en son temps, une véritable femme d'Etat et ça, personne ne le niera ou ne le lui reprochera.

Publié par Nicolas Lobin à 14:34:20 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici