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Les socialistes me font penser à une anecdote concernant Louis XVI Souvenez-vous du Roi qui, secondé par Turgot, avait décidé de changer la France et de réduire de nombreux privilèges d'Etat. La plupart de ceux qui ont conseillé Louis XVI au niveau économique en étaient arrivés à la même conclusion : il fallait mener de nombreuses réformes, lutter contre les corporatismes de quelques uns pour le bien de tous. Nous savons tous ce qui s'ensuivit : la Révolution de 1789, qui finalement, à ses débuts tout du moins, était une concrétisation de ce que souhaitait faire le Roi depuis des années, lui qui bataillait contre une Cour refusant tout changement, à l'image de nos syndicats d'aujourd'hui.
Vous me demanderez bien évidemment le rapport entre Louis XVI et nos socialistes actuels. Il est simple : les plus modernes d'entre eux ont tenté d'accomplir des réformes au niveau de l'école, de la justice, ou encore dans d'autres domaines, mais se sont heurtés à l'opposition des syndicats, qui représentent la Cour d'aujourd'hui si j'ose dire. Ils n'ont jamais été capables de couper le cordon avec ces mouvements extrémistes, corporatistes, comme Chirac d'ailleurs. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé pendant des années, comme l'exemple le plus frappant, celui de Claude Allègre, le témoigne. Or Nicolas Sarkozy, lui, surgit avec un programme de rupture avec l'ordre ancien, comme le fut celui des révolutionnaires avant que n'éclate et ne s'installe la Révolution. Il a mené de nombreuses réformes qu'on jugeait impossible à mettre en oeuvre et les poursuit, sinon les intensifie.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si un bon quart des électeurs de gauche approuve l'action de Nicolas Sarkozy, qui est déjà plébiscité massivement dans son camp. Bien que DSK ou un Fabius s'opposent à sa politique, nous savons bien que les différences entre eux sont très minces, la plupart en privé ne cachant pas leur soutien à de nombreuses réformes engagées. Au fond, cela revient à notre précédent débat : qu'est-ce qu'être de droite et de gauche au XXIème siècle ? Pour certains, cela signifie de penser à la France d'hier et de refuser de voir le monde changer. Pour d'autres, c'est de bouger les lignes, moderniser notre pays sans sectarisme comme le proposent Eric Besson, Jean Marie Bockel et même un certain Manuel Valls. Faites vous partie des anciens ou des modernes ? Sarkozy, lui, comme d'autres, ont choisi.
Publié par Nicolas Lobin à 16:44:34 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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