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Certains disent que 2009 ne pourra pas être pire que l'année qui vient de se terminer... à voir, car les conséquences de LA crise commencent à se manifester en France par une explosion des faillites d'entreprise et du taux de chômage. Bien sûr, les causes sont conjoncturelles : le système financier mondial se casse la figure. Cependant, elles sont aussi structurelles. La principale cause de la remontée du taux de chômage en France est dûe au poids exhorbitant des charges sociales et patronales qui pénalisent durement nos entreprises. Sarko a promis de les geler pour les futurs embauches mais cela n'y suffira pas.
Il faut savoir que sur 100 euros gagnés, l'entreprise reverse environ 60 euros à l'Etat, qui en plus ne lui rembourse pas comme il le faudrait la TVA. A côté de ça, d'autres pays comme l'Irlande ou l'Angleterre ne " prennent " que 12 euros. La République Tchèque, où la main d'oeuvre est docile et bien formée, ne prélève qu'une infime partie aux entreprises et même aux particuliers ( l'imposition maximale est de 18 % ). Etonnez-vous que la France ne soit pas compétitive et que nos entreprises ferment les unes après les autres !
Le problème des politiques, c'est qu'ils n'ont toujours pas compris que nous étions exposés au monde, dans un monde ouvert et que dès lors, lorsqu'un investisseur étranger est prêt à mettre dix millions d'euros sur la table pour créer une entreprise, il ne va pas en France mais chez ses voisins, soit ceux que j'ai évoqués soit d'autres !
Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas, disait Bastiat. Non seulement les charges sociales pénalisent nos entreprises mais elles dissuadent ceux qui souhaiteraient s'établir en France de le faire, comme le fait bien l'ISF. Il serait amusant d'évaluer le coût de toutes les richesses, emplois qui auraient pu être crées si tout ceci n'existait pas, mais il se chiffre certainement en centaines de milliards d'euros. Autrement dit, l'Etat, s'il décidait enfin de réformer sa bureaucratie, de réduire fortement ses impôts et ses charges, gagnerait bien plus qu'il ne perdrait. Lorsqu'on ponctionne 50 entreprises à 60 % de taxes, on gagne bien moins que si on en ponctionne 100 000 avec 25 % de taxes. Une évidence, pourtant, que nos politiques ne comprennent toujours pas, et qui a permis aux pays de l'Est de doubler leurs recettes de trésorerie.
Bonne année quand même !
Publié par Nicolas Lobin à 16:19:37 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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