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EN AVANT LA FRANCE !

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La flexibilité à la française | 01 août 2008

Contrairement à ce qu'on croit trop souvent, ce qu'on nomme la flexibilité existe belle et bien dans nos entreprises, et ce depuis... les années 1980. Nos politiques, alors conscents que la mondialisation commencait à faire trembler la maison France, ont décidé de créer une forme de flexibilité qui les arrangeait au mieux : Les salariés qui furent embauchés dans les années 1960, comprendre les baby boomers, ont vu leur statut renforcé ainsi que des avantages accordés. Les jeunes, qui rentraient sur le marché du travail en 1980, se sont retrouvés à cumuler des CDD ne menant nul part, des postes d'intérim ou pire encore, des stages non payés, ce qui poussa de nombreuses familles à vendre une partie de leurs biens pour leur payer leur studio pourri. Il faut dire que les conditions sont draconiennes : selon les offres d'emplois, vous devez, à 25 ans, avoir 10 ans d'expérience, un niveau bac + 4, parler plusieurs langues, etc... A tel point que des jeunes qui commencent à travailler à l'âge de 19 ans sont contraint d'attendre leurs... 32 ans pour voir enfin leur horizon s'éclaircir. C'est long, et on comprend mieux pourquoi nombreux sont ceux qui fuient pour l'étranger. Par la suite, ils se retrouveront avec un boulot de merde qui les obligera à travailler sans compter leurs heures pendant 41 années de cotisations, et tout ça pour quoi ? Pour se retrouver avec 500 euros de retraite ! Motivant, n'est-ce pas ? Dans le même temps, ceux qui sortent des grandes écoles n'ont pas ces soucis : ils se retrouvent avec un salaire de départ de 50 000 euros par an ( et plus du double dix ans plus tard ), ainsi qu'à des postes bien plus valorisants que de ranger les jambons du rayon boucherie d'un Carrefour. A côté, vous avez les élus et tous ceux qui travaillent dans la haute administration... Leur régime de retraites n'a rien à voir avec celui des salariés du privé : il s'agit d'un système de fonds de pension, par capitalisation, et même si Sarkozy a fait légèrement le ménage dans tout ça, reste qu'il a dû monnayer cher son alignement des régimes spéciaux en offrant des contreparties. Ainsi, quand un employé prendra sa retraite, il se retrouvera avec une retraite minable, du genre 500 euros par mois, alors qu'un haut fonctionnaire, lui, se fera 15 000 euros par mois. Le premier vivra dans un studio pourri d'une citée, se privant de tout, le second, lui, aura son appartement Avenue Foch et ne se priva de rien. En Irlande, en Angleterre, aux Etats-Unis, non seulement il n'y a quasiment pas de chômage par rapport à notre pays, mais même des gens sans aucun diplôme peuvent se retrouver directeurs, voire patrons de grandes boîtes. En France ? Faut pas rêver ! A vous de choisir votre modèle de société...

Publié par Nicolas Lobin à 20:25:52 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) |

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