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N'avez-vous jamais remarqué l'enthousiasme de nos élites pour nous répéter jusqu'à l'écoeurement toujours les mêmes choses ? Les américains sont des méchants, anti-pauvres, obsédés par le fric, la guerre, chez eux c'est la loi de la jungle, etc... Je constate juste une chose, qui s'est vérifiée dans les faits : les plus anti-américains sont ceux qui... n'y ont jamais les pieds.
Il est facile de dénigrer un pays dont on ignore tout et qu'on ne connaît pas. Les américains avares ? Ils consacrent plusieurs centaines de milliards de dollars au profit de leurs 40 millions de pauvres ( en comparaison, quand un français donne 10 euros en moyenne, un américain donne 1000 dollars ) créent des fondations comme l'ont fait Bill Gates en faveur du développement des pauvres pauvres. Ils acceuillent chez eux des gens dans le besoin et leur offre le nécessaire, comme ce fut le cas lors du drame de Katrina. Les américains obsédés par le fric ? Ils n'aiment pas qu'on les traite de capitalistes. Ils préfèrent qu'on dise d'eux qu'ils sont défenseurs de la libre entreprise, ce qui n'est pas la même chose. On peut bien être libéral et souhaiter un capitaliste encadré par des règles de droit, ce qui est le cas des Etats-Unis ou encore de l'Angleterre. La loi de la jungle, c'est en Chine ou dans certains pays asiatiques, du Moyen Orient, pas aux Etats-Unis. Quant à la guerre... Les américains sont traditionnellement isolationnistes, sauf quand l'urgence s'en fait sentir. Si vous voyez l'aigle symbolisant l'Amérique un jour, vous verrez qu'il tient d'une patte une couronne de lauriers, symbole de la paix, et de l'autre un trident, symbole de la guerre.
Regardez la crise des subprimes. Certes, beaucoup se sont retrouvés sur le carreau... Prenons cependant le problème à l'envers : ceux qui ont perdu leur logement avaient un logement, alors qu'ils étaient pauvres. Je pose la question : combien de pauvres sont propriétaires de leur logement en France ? Déjà, s'ils sont locataires, ils ont beaucoup de chance. Ce n'est pas difficile à comprendre : en France, il y a tant de règlementations que l'offre de logements privés se voit réduite alors qu'en face, on trouve une demande qui explose. Ce qui entraîne mécaniquement une forte hausse des prix et donc, constitue une véritable barrière contre les plus défavorisés. Ainsi, on retrouve des gens, qui ont un travail pourtant, au sein de locaux d'associations parce qu'ils ne peuvent pas se loger. Bien évidemment, aux Etats-Unis, la plupart auraient eu un logement. Il faut dire déjà qu'ils gagneraient bien plus à être là bas qu'ici ( et auraient une chance de s'en tirer ).
Remarquez, longtemps Washington a pris sous pied en décrivant le modèle français, complètement à côté de la plaque et faisant fuir des millions de talents. Ca commence à changer dans le bon sens, bien qu'on en soit loin encore. Je suis parfois surpris de voir des français surpris quand on leur dit que la concurrence leur permettrait de vivre mieux, augmenterait leurs salaires et donc leur pouvoir d'achat. C'est ainsi que ça se passe partout ailleurs pourtant ! Mais pardonnons-leur cependant : l'Education nationale est responsable de ce désastre, mais aussi le pouvoir en place lui-même : nous avons des milliers de règlementations qui ne nous servent à rien et qui ont pour seul effet de faire monter les prix. Du coup, on ne vit pas dans une réelle liberté tarifaire, et nombreux sont les secteurs souffrant d'un manque de concurrence. Ce n'est qu'avec une vraie concurrence qu'on verra demain des salaires allant comme aux USA de 50 000 à 150 000 euros par an. Mais ne le criez pas trop fort : les socialistes n'auraient alors plus d'électorat, puisqu'il n'y aurait plus de pauvres, du moins tels que nous les connaissons à l'heure actuelle ( à moins qu'on soit pauvre en gagnant 18 000 euros par an ).
Bien que j'ai une culture et une mentalité très anglosaxonne, je sais bien qu'on ne peut pas transposer un modèle sur un pays à la culture et à l'histoire différente. Tout le monde le sait, cependant, mener des réformes de fond et faire ce que les autres ont réussi en favorisant le marché, sans se renier non plus, ça ne nous ferait pas de mal. Pourquoi ne pas avoir des écoles, des universités privés autonomes, libres de se gérer financièrement comme ils l'entendent, avec en contrepartie une égalité d'accès pour tous ( cependant, avec une sélection sur dossier ) ? On peut très bien concilier égalité et liberté. C'est le principe même du libéralisme français que de défendre une égalité des citoyens en droit ( au niveau légal ). A partir de là, je ne comprends pas très bien comment des gens anti-libéraux peuvent encore exister, puisqu'au fond, ils se coupent l'herbe sous le pied.
Publié par Nicolas Lobin à 22:59:27 dans EN AVANT LA FRANCE ! | Commentaires (0) | Permaliens
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