Les socialistes de notre pays sont aux antipodes de leurs homologues étrangers : pour être franc, ils ont une tendance naturelle à débloquer complètement. Certes, on peut me reprocher d'être très direct, mais suis-je si loin de la vérité ?
De tout temps les socialistes n'ont recherché qu'une chose, c'est le pouvoir. Mitterrand est l'incarnation typique, jusqu'à la caricature, de ce que sont les socialistes dans leur grande majorité : prêts à toutes les bassesses pour l'emporter. Homme de droite, même très à droite dans sa jeunesse, Mitterrand a tout fait, même à crier haut et fort que des têtes devaient tomber dans l'industrie, qu'il fallait tout nationaliser, que l'argent tout comme le capitalisme étaient le mal absolu, etc... Il finit par remporter le pouvoir. Qu'en a-t-il fait ? Une fois conquis, il a tout fait pour le conserver. Il s'est fort bien accomodé d'institutions qu'il critiquait plus jeune, quand il affrontait le Général de Gaulle. Il a même été prêt à favoriser la montée du FN pour faire perdre la droite aux législatives de 1986. Lorsque la droite finit par remporter le pouvoir, les socialistes firent tout pour la destabiliser et méprisèrent complètement l'intérêt général, l'intérêt de la nation. Ils s'en prirent à toute réforme de fond, à tout assouplissement, à tout changement, comme ils le font aujourd'hui. Ce sont pires conservateurs qu'il existe en Europe. Alors que notre modèle économique et social est aujourd'hui au bord de l'implosion, de l'effondrement, que nous sommes proches de la quasi faillite, les socialistes ne parlent ni de la dette dans leur programme, ni de réformes qu'il faudrait entreprendre pour sauver notre pays, sinon la généralisation des 35 heures.
Cela finit par lasser... L'immobilisme est peut-être un confort politique de court terme, mais il est purement et simplement suicidaire sur une logique de long terme. Lionel Jospin n'a rien voulu changer, et cela s'est avéré très payant lors de la claque magistrale que le peuple lui a infligé un certain 21 avril 2002. On aurait pu espérer que la gauche évolue, suite à ce véritable séisme politique, que la gauche prenne ses responsabilités comme partout ailleurs et qu'elle assume un discours libéral et réformateur. Et bien non ! C'est mal connaître nos socialistes français, la plupart issus de l'ENA, qui ont fait de la politique toute leur vie et un but dans leur existence, et qui ne veulent rien changer aux motifs qu'ils pourraient alors être impopulaires... Alors que de plus en plus prédisent un FN fort, puissant, pouvant même atteindre 25 % au 1er tour, les socialistes continuent de faire comme se de rien n'était et se comportent comme des élus carriéristes obsédés par le pouvoir ( le PS est par ailleurs un parti composé quasi exclusivement d'élus ). Il n'est pas certain qu'une nouvelle claque, le 22 avril cette fois ci, qui les élimineraient d'entrée du second tour de la présidentielle, ne soit salvatrice. Le problème de notre pays, ce ne sont pas les institutions qu'il faut changer, mais les hommes qui nous ont gouverné, trop gouverné, et qui maintenant devraient réellement songer à prendre une retraite bien méritée.
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