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Kataoka

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I Know, She Knows | 08 août 2006

Je suis extrêmement énervée. Là, maintenant, de suite. Cette journée avait pourtant bien commencée. Ma mère qui, au petit déjeuner, m'annonce " Viens, on sort ". Prendre la voiture, aller où bon nous semble, juste le plaisir d'être toutes les deux. Rire et rapeller quelques souvenirs. Parler d'après, de l'avenir, de demain, des vacances, de tout. J'aime nos escapades, la voiture suintant la clope, l'air chaud contre les joues, fenêtres ouvertes. Nous nous sommes baladées au centre commercial, puis je suis allée acheter des bouquins. Deux Houellebecq en édition Librio " La poursuite du bonheur " et " Rester vivant ". Murakami " 1969 ". Ai cherché vainement " Mordre au travers " de Despentes. Pour une autre fois. Prendre un agenda pour noter déjà tous les concerts de prévu, les vacances aussi, juste pour avoir la satisfaction d'écrire. Le concret de la chose. J'aime les choses concretes. Entrer à la parfumerie et essayer pratiquement tout. Sentir des dizaines d'odeurs et avoir la tête qui tourne. Love in Paris de Nina Ricci. Dior. Toutes les effluves magiques. Un texto de A.


Je rapellerais l'intéréssé vers 17 heures. Celui-ci me disant, à demi-mots, faiblement, qu'il est chez elle. Alors qu'il rentrait ce matin même d'Allemagne. Et qu'une semaine auparavant, il avait refusé que l'on se voit ce jour là. Car " trop fatigué après le voyage ". Idiot. Salope. Je les déteste. Lui de me mentir si impunément. Et elle d'être une pauvre conne naïve. Je le suis aussi.


 Et ça, ça me débecte. Profondément.


 


 -- Peut-être que la voix suave d'Adam Green me calmera, mais, Mon Dieu, j'en doute fortement --

Publié par Kataoka à 17:36:22 dans Kataoka | Commentaires (0) |

[ Seaside ] | 06 août 2006

Pas le temps de blogger ces derniers jours. Allée à Paris voir Justine, nous sommes allées déjeuner dans le restaurant de son père. Je n'ai plus faim pour 10 jours. Et moi qui parle de régime à qui veut bien l'entendre. J'ai honte là. Bon, bien sûr avec mes 50 kilos pour mon mètre 64 ça peut sembler aberrant. Non, je reste sur ma position, je souhaite 48 kilos avant de partir en Grèce. Oui car je m'envole début septembre pour l'île d'Eubée. Avec A. Une semaine à ne rien faire, à part boire le vin à discrétion ( comprendre "à volonté".. ) et bronzer ( tenter un hâle léger ) sur la plage mi-sable mi-galets. Non, le rêve total. Je raconterai tout ici, bien entendu, à destination de mes lecteurs inexistants. Hormis cela, je commence à travailler mercredi. Dans un centre de malades d'Alzeihmer. Suicidaire comme boulot à ce que l'on m'a dit. Me concernant, le suicide serait de refuser un Smic. Ca, ça serait tout bonnement inadmissible. Rien qu'à la pensée d'un compte en banque qui affiche + 1000, je défaille. Je suis vénale.
Et j'adore ça.
Quoi d'autre ? Je n'ai rien prévu pour ces trois prochains jours. Tout le monde est parti. Loin. J. à Lyon, N. en Irlande, A. en Allemagne. Par ailleurs, j'ai eu ce dernier au téléphone. Je lui ai parlé de son aveu destabilisant de mardi dernier. Et celui-ci niant intégralement. Les plus beaux passages " Mais j'aime M. ", " Si tu ne m'aime pas, j'aimerai M. "... On dirait un gosse. Il m'exaspère. Je le somme de stopper de se mentir de cette manière, d'être clair avec lui-même. Il ne préfère pas. C'est idiot, réellement. J'ai déjà agi de cette manière et le résultat est plus que désastreux. Et cette idiote qui lui répète à longueur de journée " C'est toi le bon " et toutes ces conneries mièvres sans saveur. Elle aussi me dégoute. Toujours ce désir de sécurité, de se projeter dans un avenir qu'ils veulent tous lisse et soyeux. Non, désolé, je n'adhère pas. Et dire que tous deux seront à la Fac l'année prochaine. Rien qu'à la pensée que je pourrai les croiser ensemble dans les couloirs, main dans la main, en sachant pertinemment que lui n'en a rien à foutre de sa tronche où transparaît une satisfaction évidente, non, j'ai une nausée irrémédiable. Je suis possessive et elle représente le point noir incrusté. Bien visible tu vois. Non sérieusement, j'hésite à aller la voir et tout lui dire. Lui hurler qu'il se fout de sa gueule et, accessoirement, qu'elle nous laisse tranquille tous les deux. Qu'il est avec elle juste pour la baiser et encore, qu'il est tombé bas. Qu'il vise petit. J'hésite réellement mais je sais, probablement, que je n'aurai jamais le culot. C'est peut-être mieux ainsi. Ou pas.
Honnêtement, quelle conne !

Publié par Kataoka à 11:12:43 dans Kataoka | Commentaires (0) |

Brave New Afternoon | 03 août 2006


Rien de grandiose aujourd'hui. J'ai photocopié les feuilles indispensables pour mon inscription en seconde année à la Fac. Il ne me manque que des photos d'identités. J'irai dans quelques jours car là j'ai une tête, c'est limite invivable. J'ai regardé le film Douches Froides aussi. Très beau film. Une chronique adolescente comme ils disent. Non sérieusement quand j'étais en terminale, je n'ai jamais fait de partie à trois (à mon grand damne). Tout le monde fait ça à 18 ans ? C'est récurrent chez les pré-Bac ? Alors je suis passé à côté de quelque chose là. Ca me navre. Dans un autre registre (enfin pas si éloigné au final ), A. part quelques jours à Berlin avec un ami à lui. Et ce uniquement dans le but de déniaiser ce dernier. On pourrait s'offusquer : " Mais pourquoi partir si loin ? Il y a des putes en France ! ". Ouais, sûr. D'autres s'offusqueront du but même du voyage. L'ami en question est extrêmement timide. Pour l'avoir rencontré, je ne peux qu'acquiescer la version. C'est presque maladif chez lui. Pourtant c'est quelqu'un d'intéréssant, de cultivé, de drôle même, avec qui l'on pourrait discuter durant des heures. Seulement, à 18 ans, celui-ci n'a jamais effleuré une fille. Ni même posé ses lèvres sur un individu du sexe opposé. Alors évidement, la timidité se lie à la honte de l'inexpérience. Le but du voyage serait donc de se forger "un premier apprentissage" qui lui permettrait de repartir sur de nouvelles bases ( Solides ? J'en doute fort ). Bref', puis à Berlin pas de poursuites. Tout est légal là-bas. J'attends avec impatience le retour de A. pour qu'il me conte les aventures de son ami. Réellement, cela va être du croustillant haut de gamme. Autre registre, encore. J'ai pu lire sur info concert.com que le prochain festival des Inrocks en novembre réunira le même soir les Kooks et le Spinto Band. J'hésite à me pointer. Un vendredi soir en plus. Pas de cours le lendemain. Ma décision sera vite prise à mon avis.

Publié par Kataoka à 17:27:39 dans Kataoka | Commentaires (0) |

We Got Left. | 03 août 2006

Et c'était une soirée géniale mardi soir. A. et moi. Je n'aurais jamais pensé pouvoir faire tout ça avec lui, toutes ces conneries, ces inepties qui nous font penser que l'on est indispensables, réellement, l'un à l'autre. J'avais toujours rêvé de ça, d'une amitié qui dépasse tout, de se comprendre à demi-mots, sans même finir nos phrases, partager, s'élever. Tout et rien. Tout ou rien.
Donc mardi. Après mon premier cocktail j'étais déjà un peu dans le flou caricatural. Pas A. Pratiquement jamais. Bref', après les Champs et avoir ingurgité ma Monza grenadine-Tequila ( Gin peut-être ?.. ) nous avons émigrés vers Pigalle. J'adore Paris la nuit. Les gens sont plus serviables. Ils sont entre-eux. La plupart ne savent pas pourquoi, l'on sourit, heureux. Nous sommes passés au Macdo, je délirais totalement, je chantais de la merde et lui, ça le faisait marrer. Il me disait que j'était insupportable, exaspérante comme il aime à le répéter. Je veux bien le croire. C'était justifié. Puis rue Germain-Pilon pour aller tester le nouveau bar Marlusse & Lapin. Que je recommande fortement. On avait l'air de tâches dans ce petit bar au design rétro. Moi et ma veste pseudo classe à deux francs. Eux étaient tous en loques. J'adore. On commande de l'absinthe et, à notre grand désespoir, ils sont en rupture de stock. Moi je m'en fous, A. est déçu, je me marre, le traîte de snob. On prend deux Caïpirinha à la place. Les Libertines résonnent dans les enceintes, je suis folle et hurle à A. " Hé, c'est les Libs, hé, hé ". Je lui fous peut-être la honte, ou pas, du moins je m'en fous, les 3/4 des gens là-bas sont flous, ils s'en tapent. On boit, on parle de M., sa petite amie depuis un mois et quelques. Je le suspecte de ne pas l'aimer et de l'utiliser pour ses besoins réguliers, mais il nie. Toujours. Je suis pourtant persuadée du contraire. On se marre. Je reprend un Martini, copieux. La barman très sympa nous offre des shots. Vraiment bonne ambiance. On quitte le bar à la fermeture, 2 heures. On erre dans Pigalle, hésite à rentrer dans un Sex-Shop puis, finalement non. On demande cinq fois notre chemin pour aller prendre le bus de nuit. On se trompe, je ris. On rentre à 4 heures 30.
Le lendemain, je ferais mine de ne pas l'avoir entendu me dire " Je t'aime ".

Publié par Kataoka à 16:29:25 dans Kataoka | Commentaires (2) |

Monday to. | 03 août 2006

J'avais déjà testé de nombreux Blogs, ici même. Depuis 2004 je crois, deux ans, un peu plus peut-être. Les Blogs décrivant les conneries lycéennes, Lui, ce Lui qui est à présent effacé et rangé au fond d'un tiroir, les désillusions, les destructions, les passions. Tous effacés. Par peur et surtout, ouais surtout, car j'avais donné l'adresse à E. Elle à qui je ne parle plus et qui pouvait toujours errer par ici. Par hasard. Plutôt tout effacer et reconstruire ( c'est ce que l'on fait souvent, non ? ).

Publié par Kataoka à 16:09:25 dans Kataoka | Commentaires (1) |

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