
Et c'était une soirée géniale mardi soir. A. et moi. Je n'aurais jamais pensé pouvoir faire tout ça avec lui, toutes ces conneries, ces inepties qui nous font penser que l'on est indispensables, réellement, l'un à l'autre. J'avais toujours rêvé de ça, d'une amitié qui dépasse tout, de se comprendre à demi-mots, sans même finir nos phrases, partager, s'élever. Tout et rien. Tout ou rien.
Donc mardi. Après mon premier cocktail j'étais déjà un peu dans le flou caricatural. Pas A. Pratiquement jamais. Bref', après les Champs et avoir ingurgité ma Monza grenadine-Tequila ( Gin peut-être ?.. ) nous avons émigrés vers Pigalle. J'adore Paris la nuit. Les gens sont plus serviables. Ils sont entre-eux. La plupart ne savent pas pourquoi, l'on sourit, heureux. Nous sommes passés au Macdo, je délirais totalement, je chantais de la merde et lui, ça le faisait marrer. Il me disait que j'était insupportable, exaspérante comme il aime à le répéter. Je veux bien le croire. C'était justifié. Puis rue Germain-Pilon pour aller tester le nouveau bar Marlusse & Lapin. Que je recommande fortement. On avait l'air de tâches dans ce petit bar au design rétro. Moi et ma veste pseudo classe à deux francs. Eux étaient tous en loques. J'adore. On commande de l'absinthe et, à notre grand désespoir, ils sont en rupture de stock. Moi je m'en fous, A. est déçu, je me marre, le traîte de snob. On prend deux Caïpirinha à la place. Les Libertines résonnent dans les enceintes, je suis folle et hurle à A. " Hé, c'est les Libs, hé, hé ". Je lui fous peut-être la honte, ou pas, du moins je m'en fous, les 3/4 des gens là-bas sont flous, ils s'en tapent. On boit, on parle de M., sa petite amie depuis un mois et quelques. Je le suspecte de ne pas l'aimer et de l'utiliser pour ses besoins réguliers, mais il nie. Toujours. Je suis pourtant persuadée du contraire. On se marre. Je reprend un Martini, copieux. La barman très sympa nous offre des shots. Vraiment bonne ambiance. On quitte le bar à la fermeture, 2 heures. On erre dans Pigalle, hésite à rentrer dans un Sex-Shop puis, finalement non. On demande cinq fois notre chemin pour aller prendre le bus de nuit. On se trompe, je ris. On rentre à 4 heures 30.
Le lendemain, je ferais mine de ne pas l'avoir entendu me dire " Je t'aime ".