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J'avais tout enfermé dans une boîte que j'avais mise dans une boîte plus grande puis dans une autre encore plus grande.
J'avais toujours eu un faible pour les poupées russes, leurs joues roses, leur sourire factice et leur vacuité ? Cerise sur le gâteau, elles démultiplient le vide à l'infini comme la vache qui rit.
Tout était bien ficelé, cadenassé, bien rangé dans un coin.
J'aime quand tout est à sa place, comme ça les moutons seront bien gardés.
Le temps a passé.
Un, deux, trois ...Nous irons dans les bois... Quatre, cinq, six... Cueillir des cerises...
Je pensais être assez forte...
Il ne faut jamais douter de rien c'est plein de gens qu'il l'ont dit.
Alors, je l'ai sortie du sombre recoin où elle était restée, posée mais pas oubliée. J'ai enlevée une à une les chaînes qui sont tombées dans un joyeux tintement.
Les chaînes, c'est bien connu, ça tinte joyeusement quand on les enlève, ça grince lugubrement quand on les porte et quand on les met... Ben là, on n'entend rien, les cris du condamné couvrent leur bruit.
Puis je l'ai entrouverte juste un peu, un tout petit peu, pour y jeter un coup d'œil, pour voir si c'était encore là...
Stupide présomptueuse ! Pandore, combien de fois encore feras-tu la même connerie ? Une fois t'a donc pas suffi !
Le souffle chaud s'est échappé et a brûlé ce qui avait été reconstruit.
Une paire de lunette et une crème solaire haute protection, voilà ce qu'il aurait fallu.
Publié par Shoupinette à 16:24:41 dans Aux creux des mots | Commentaires (18) | Permaliens
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